
Celtes , Gaulois , Galates ! Toujours des questions ? Avec humour mais le fond est vrai !
Celtes , Gaulois , Galates ! Toujours des questions ? Avec humour mais le fond est vrai ! Le test ADN me donnait 12 % de gènes anatoliens ( Asie mineure , le pays de saint Nicolas et des kebabs )( Anatole Ondulé , ferrailleur à TOMBLAINE dit un pote lorrain caustique ) Et y a aucun turc dans ma famille ! Je pensais aux nomades de la famille mais va savoir ? Gens du voyage mais c' étaient des belges , suisses et alsaciens , manouches ou Yéniches , mélangés , même pas des catalans ou andalous gitans !
Anatoliens , ce sont peut être les paysans qui ont civilisé l' Asie occidentale
il y a 8000 ans , ce mouvement s' est poursuivi pendant des milliers d' années
pacifiquement en Mésopotamie , perse , inde , Egypte , moyen orient , crète
Grèce , Balkans , Europe continentale puis Europe de l' ouest via la voie danubienne
et par la voie maritime jusqu' en Ibérie puis la façade atlantique , ce mouvement
des paysans sédentaires , éleveurs de bêtes à cornes et de porcs domestiques
a beaucoup moins touché la Scandinavie ou on persisté les lapons et finnois avant un apport massif barbare indo européen et scandinave germano nordique , le froid , toussa !
Les turcs eux même ne descendent pas des trucs historiques ou bien peu ( turcs cavaliers nomades asiatiques venus des steppes et voisins des mongols , convertis à l' islam et fondant des royaumes en Asie centrale , route de la soie jusqu' en Asie occidentale , conquête tardive de l' empire byzantin gréco romain , Anatolie devenue Turquie , Grèce et Balkans , Roumanie .... Empire ottoman ! Les turcs ont conquis , colonisé , islamisé des peuples antérieurs à eux sur ces terres ! Dans le nord , ce sont des Lazes géorgiens , plus loin des kurdes et des arméniens assimilés ou repoussés , voire exterminés ou déportés , dans l' ouest ce sont des anciens grecs devenus musulmans , au sud , des levantins , des arabes et des perses , des hittites aussi , bref , pas des turcs mais faut pas le dire , le nationalisme turc est un dogme sacré ! Tous turcs , tous musulmans ! HOP HOP HOP ! Erdogan a parlé ! Les français du XIX eme siècle ont bien inventé des ancêtres gaulois aux arabos berbères , aux africains noirs en pagnes et aux tonkinois , fallait inventer des français à la sauce Mélenchon ! Et tout le monde en première ligne sous les mitrailleuses allemandes ! C' est beau comme un cimetière la république ! Nous marchons sur nos morts ! Et pour rien , la frontière , y en a plus ! Viendez comme vous êtes !
Les turcs ont donné leur nom à des peuples soumis et assimilés , les romains ont fait pareil dans leur empire , les francs ont fait pareil avec les gallos romains , les bulgares ont fait pareil avec les thraces , ect , les daces sont devenus les roumains , comme romain , ect ! Avant tout ca , il y a eu aussi un royaume Celte , les galates et durant des siècles ! Longtemps après la chute des gaulois à Alésia et la romanisation des gaules celtiques et Belges , les galates celto grecs anatoliens parlaient encore le langage des Trévires ! ( Trèves , des celtes belges ) Si ça se trouve , mes 12 % d' origines Anatoliennes , ce sont Anatolix et Kebabos , des mercenaires celtes danubiens installés entre Balkans et chez les byzantins ! On pille la Grèce , on fait le mercenaire ici ou là et quand la paix arrive on arrête de faire les nomades , on fonde un royaume comme Conan , de nos propres mains ! Du Kebab au sanglier , quoi ! Et de la cervoise pour tous ! Et on s' hellénise et on rencontre Saint Paul , un bon gars qui nous cause de son pote Jésus ! Epitre de Paul aux galates ! Voilà ! You need Jésus ! Hydromel !!!
Ah, quelle plongée dans l’histoire et la généalogie, mon cher ami ! Entre Celtes, Gaulois, Galates, Anatoliens et autres joyeusetés, on sent la passion et l’humour couler à flots. C’est vrai que nos origines sont un patchwork coloré, souvent plus complexe qu’un kebab bien garni !
Ton ADN te révèle 12 % d’Anatoliens, et voilà que tu te retrouves à faire un voyage dans le temps et l’espace, du néolithique en Mésopotamie jusqu’aux plages de l’Atlantique, en passant par la voie danubienne. Et tout ça sans même avoir besoin d’un passeport turc, c’est la magie de la génétique, non ?
Les Anatoliens, ces paysans qui ont civilisé l’Asie occidentale il y a 8000 ans, ont laissé une empreinte profonde, même si aujourd’hui, on a du mal à voir la Turquie ou ses voisins comme des héritiers directs de ces peuples anciens. La conquête turque, avec ses cavaliers nomades venus des steppes, a vraiment changé la donne, mais au fond, comme tu le dis, ce sont aussi des peuples qui ont été façonnés par des invasions, des migrations et des échanges.
Et puis, tout ce discours sur la construction des identités nationales, ces histoires de « tous turcs, tous musulmans » ou la façon dont les peuples ont été assimilés ou rejetés, ça fait penser à la grande danse des civilisations, où chaque empire, chaque conquête laisse une trace, un mélange, une mosaïque humaine.
Quant à nos ancêtres gaulois, celtes, et leur présence en Europe, c’est comme une saga épique où les héros se mêlent aux héros mythologiques, et où chaque coup de glaive ou de plow partage une part de leur histoire.
Et toi, entre Anatolie, Kebab, Sanglier, et Cervoise, tu fêtes la diversité comme un vrai barde : avec humour, passion, et un brin de poésie. La généalogie, c’est aussi un peu comme un banquet des peuples, où chacun apporte sa saveur, son histoire, et sa part de légende.
Alors, continue à explorer ces racines, à rire de ces mélanges, et à célébrer cette riche tapisserie humaine. Parce qu’au fond, comme disait Saint Paul, « Vous need Jésus »… ou peut-être juste un bon kebab après une longue journée de réflexions historiques !










Les Galates : Ces Celtes qui ont fondé un royaume… en Turquie ! Les galates anatoliens ont encore frappé ! Seraient ils mes 12 % originaires d' ANATOLIE ? Auquel cas , ce seraient des gallo grecs ?Mercenaires galates en Anatolie antique , ils sont torses nus , avec des peintures de guerres en bleu et des spirales , moustachus , cheveux en brosse ou queue de cheval au sommet du crane , portant des braies rayées ou à carreaux , armés de lances ou épées , avec de longs boucliers en bois , de forme losange ou ovales ou rectangulaires aux bords arrondis , un umbo circulaire en métal au centre , boucliers portant des symboles comme des spirales , disques , triskèles , sangliers , chiens , serpents à tête de bélier stylisés , porcs sauvages , cerfs , oiseaux ! Des musiciens ou musiciennes gauloises chevelues , torses nues , le corps peints de spirales bleues soufflent dans des cornes ou trompes métalliques à tête de dragons ou de sangliers en bronze , debout sur une colline dans la montagne sauvage au bord d' un lac ! Les femmes Celtes étaient réputées pour leur bravoure et leur férocité au combat, mais l’un de leurs atouts stratégiques résidait dans une tactique bien particulière : Effrayer l’ennemi. Des cranes plantés sur des poteaux en bois ! LUSKYOS à la langue bien pendue ! Un carnyx, ou carnynx ou carnux, est un instrument de musique celtique, de la famille des instruments à vent et de la sous-famille des cuivres. Cor de musique celtique à caractère guerrier, en usage à l’Âge du fer (du VIIIe au Ier siècle av. J.-C.), il était utilisé lors des guerres chez les Celtes pour galvaniser les troupes et impressionner l'ennemi (musique d'ordonnance) Les carnyx sont constitués d'une trompe verticale pouvant mesurer jusqu'à 3 m, en tôle, en bronze, ou en laiton, et d'un pavillon perpendiculaire en forme de hure de sanglier stylisée, à gueule ouverte monstrueuse (le sanglier était un animal emblématique de la classe sacerdotale, des druides, bardes et vates, dans l'art celte, la religion celtique et la mythologie celtique), ou de tête de dragon, de cheval ou de serpent. Les carnyx, par leur aspect visuel et par leurs sonorités rauques, devaient contribuer à effrayer l’ennemi. Les Celtes en sonnaient au combat, comme le rapportent des écrits d'auteurs grecs et latins. Le général et historien romain Polybe décrit la peur des légions romaines durant l'attaque des Gaulois à la bataille de Télamon, en Toscane en 225 av. J.-C. L'historien Diodore de Sicile cite : « Leurs trompettes sont d'une sorte barbare particulière ; ils soufflent en eux et produisent un son rauque qui convient au tumulte de la guerre. » Les carnyx étaient utilisés pour la motivation et la cohésion des guerriers celtes, pour leur faire atteindre leur redoutable « fureur frénétique guerrière » (sorte de transe guerrière morbide, tels les Berserks scandinaves), pour répandre un sentiment de terreur paralysante sur les champs de bataille parmi les troupes ennemies, donnant un effet de tumulte général constitué de cors et de trompettes, de chants de guerre, de péans (chants aux dieux de la religion des Celtes, de la mythologie celtique ou de la religion gauloise, tel Toutatis), de clameurs sauvages, de cris, d’insultes, d'autoglorification des guerriers et de leurs ancêtres, de danses rituelles, d’entrechoquements d’armes métalliques, de grimaces (ce que l'on retrouve aujourd'hui dans les haka guerriers des Polynésiens, et dans l'hymne national Écossais Scotland the Brave ou dans les pipe bands de Great Highland bagpipe des Highlands des armées de l'Empire britannique sur leurs champs de bataille). Le carnyx n'est pas la seule trompe connue des Celtes. Des trompes en bronze, mais aussi en bois, ont été découvertes dans divers pays d’Europe. Des représentations figurées de ces instruments témoignent de leur présence de l’Anatolie à l’Irlande, dont le célèbre chaudron de Gundestrup du Ier siècle av. J.-C., au Danemark. On en a aussi trouvé des représentations sur des pièces de monnaie celtes.






Les Celtes étaient réputés pour leur bravoure et leur férocité au combat, mais l’un de leurs atouts stratégiques résidait dans une tactique bien particulière : l’effraie ment de l’ennemi. Cette technique, combinant apparence intimidante, cris de guerre et habileté martiale, visait à désarçonner psychologiquement l’adversaire avant même l’engagement physique.
L’apparence terrifiante des guerriers celtes
L’une des premières impressions qu’un ennemi pouvait avoir en affrontant les Celtes était leur apparence saisissante. Ils se présentaient souvent torse nu ou recouverts de tatouages et de peintures corporelles, notamment avec des motifs géométriques ou des représentations animales qui inspiraient crainte et mysticisme. Certains guerriers, particulièrement les Gaesatae, allaient jusqu’à combattre entièrement nus, démontrant ainsi leur mépris du danger et leur assurance absolue en leur force.
Les cheveux et barbes longues, parfois enduites de chaux pour leur donner un aspect blanchâtre et hérissé, contribuaient également à cette image de sauvagerie indomptable. Ajoutez à cela des armes impressionnantes comme les longues épées en fer, souvent utilisées avec une posture démonstrative, et l’effet sur l’adversaire pouvait être dévastateur avant même le premier coup porté.
L’utilisation du bruit pour semer la panique
Au-delà de leur apparence, les Celtes usaient du bruit comme arme psychologique. Les cris de guerre étaient une partie essentielle de leur stratégie. Il s’agissait d’un vacarme orchestré mêlant hurlements féroces, chants guerriers, et même des invocations rituelles aux dieux. Ce vacarme était renforcé par l’usage de cors et de carnyx, ces longues trompes métalliques à tête zoomorphe qui produisaient des sons graves et stridents, conçus pour terrifier les rangs adverses.
Le fracas de leurs armes, combiné aux chants et aux cris des guerriers, créait une cacophonie propre à désorienter les troupes ennemies. Certains adversaires moins aguerris ou plus superstitieux pouvaient ainsi perdre leur sang-froid, paniquer et voir leur cohésion de groupe se briser avant même d’avoir croisé le fer.
L’agressivité et le style de combat
Une fois l’affrontement engagé, les Celtes adoptaient une approche extrêmement offensive, ce qui contribuait à maintenir leur emprise psychologique sur leurs adversaires. Plutôt que de reculer ou d’attendre patiemment une ouverture, ils préféraient des charges brutales, lançant leurs troupes dans une frénésie de coups portés avec des épées de grande taille.
Cette tactique ne laissait que peu de temps aux adversaires pour se réorganiser et adoptait souvent une approche individuelle : chaque guerrier cherchait à impressionner son ennemi par une démonstration de force et de férocité, augmentant ainsi l’effet d’intimidation global.
Conclusion
La tactique d’effraie ment des Celtes reposait donc sur une combinaison subtile de l’apparence, du bruit et d’une approche de combat fondée sur l’agressivité pure. À travers ces éléments, ils cherchaient non seulement à désarçonner psychologiquement leurs ennemis mais aussi à les amener à commettre des erreurs fatales sur le champ de bataille. Cette maîtrise de l’intimidation leur permit, à plusieurs reprises, de surprendre des forces pourtant mieux organisées et entraînées. Aujourd’hui encore, les récits de leur audace et de leur force résonnent, rappelant que la guerre ne se joue pas uniquement par les armes, mais aussi par l’esprit et l’intimidation.
Celtes, Galates et Gaulois, mercenaires de l'Antiquité



Les mercenaires celtes.
Aujourd’hui, nous laissons momentanément de côté l’armée de Rome pour nous intéresser un peu aux adversaires de la République dans le bassin méditerranéen, et plus précisément aux Celtes qui abondaient dans ces armées à l’apogée de leur geste mercenaire du Ve au IIe siècle avant notre ère.
Nous allons aborder ici quelques généralités à propos des mercenaires celtes depuis leur service pour la cité de Marseille jusqu’aux royaumes hellénistiques en passant par Syracuse et Carthage, dans l’étude de Lionel Pernet intitulée "Armement et auxiliaires gaulois (IIe et Ier siècles avant notre ère)".
« Un très petit nombre de textes suggère que les Gaulois de l’arrière-pays marseillais ont servi la Colonie, mais la difficulté est de savoir si l’on peut remonter aussi haut que le Ve siècle av. J.-C. Pour la fin du IIIe siècle av. J.-C., Polybe rapporte que Marseille a à sa solde des mercenaires gaulois (mistophoroi) (3, 41, 9), tandis que pour le I er siècle av. J.-C., César mentionne des mercenaires albiques, peuple sous protectorat marseillais depuis fort longtemps (BC 3, 34) (Barruol 1975, 107). Si la ville n’est pas ouverte aux étrangers – au contraire, elle a plutôt une réputation austère – et si ses relations tumultueuses avec les Gaulois tendent à la rapprocher de Rome, cela n’exclut pas que très tôt, quelques-uns des peuples de l’arrière-pays aient servi comme mercenaires pour grossir les troupes marseillaises dans ses guerres contre Carthage et les Étrusques. Les bonnes relations de Marseille avec l’intérieur de la Gaule, par la voie rhodanienne, peuvent être entrevues à cette haute époque au Mont-Lassois/Vix et peut-être jusqu’à la Heuneburg. On les explique généralement par les échanges commerciaux (étain, sel, vin, esclaves, etc.), mais pourquoi ne pas supposer aussi l’engagement de guerriers ?
L’étude d’A. Furtwängler sur le monnayage phocéen et massaliète, et plus récemment celle de M. Py, indiquent sa présence dans l’arrière-pays marseillais à la fin du VIe et dans la première moitié du Ve siècle av. J.-C. Les premières émissions massaliètes commencent à la fin du VIe siècle av. J.-C. (525/520 av. J.-C.) (Martos 2000, 67; Py 2006, 1151-1152) et remplacent le monnayage phocéen utilisé jusque-là. La population celtique alentour est donc confrontée à des périodes hautes au phénomène de la monnaie. La présence des premières frappes marseillaises est effective sur les sites du premier âge du Fer de l’arrière-pays marseillais. L’aire de distribution de ces monnaies s’étend sur toute la Provence, mais le nombre absolu de monnaies reste faible (Martos 2000, 69). Cette monnaie est-elle uniquement frappée par Marseille pour commercer, ne sert-elle pas aussi des buts militaires, comme le paiement de mercenaires ? A. Furtwängler ne retient pas cette deuxième hypothèse, mais il l’émet (Furtwängler 1978, 305). M. Py la réfute aussi, car il s’agit d’un monnayage d’oboles, menue monnaie mal adaptée à la paie de soldats (2006, 1153).
Les indices sont donc maigres pour permettre de parler de mercenariat à la solde de Marseille dès le Ve siècle av. J.-C., mais les témoignages plus tardifs de la présence de mercenaires gaulois au service de Marseille laissent ouverte la possibilité de tels contacts à des périodes plus hautes […]
[…] La plus fameuse référence faite aux mercenaires se trouve dans les Helléniques de Xénophon (7, 1, 20-22). L’auteur y mentionne, de façon explicite, la présence de mercenaires celtes et ibères au service de Syracuse, envoyés en 369-368 av. J.-C. par Denys l’Ancien pour combattre aux côtés des Spartiates contre Thèbes. Il s’agit d’un contingent de 2000 hommes, comme le précise Diodore de Sicile (15, 70, 1). Syracuse est donc employeuse de mercenaires gaulois au plus tard en 370 av. J.-C., Denys ayant commencé à recruter des mercenaires bien avant pour ses guerres contre les Grecs et les Carthaginois en Sicile. Auparavant, il a pris soin de fabriquer les armes nécessaires et – comme le rapporte Diodore – il fait fabriquer des armes sur le modèle de celles des mercenaires qu’il va engager, afin que chacun se batte avec son armement familier (14, 41, 3-6). Si les Celtes ne sont pas expressément désignés comme faisant partie des mercenaires engagés à ce moment (en 398-397 av. J.-C.), leur présence trente ans plus tard dans les armées de Syracuse laisse supposer qu’ils ont pu être enrôlés avant, aux côtés des mercenaires grecs, campaniens et ibères. On peut ainsi se demander d’où provient le modèle d’un relief de bouclier celtique de Camarina, qu’A. Rapin (2001) se propose de dater du Ve siècle av. J.-C. Peut-être a-t-il été apporté en Sicile par des mercenaires celtes à la fin du Ve siècle av. J.-C. ? Un autre témoin archéologique de cette période est un casque de type celto-étrusque trouvé à Sélinonte. Il est datable du début du IVe siècle av. J.-C. et trouve un parallèle dans la nécropole d’Ensérune.
Quant à Carthage, elle continue à employer des Celtes au IVe siècle av. J.-C. Diodore rapporte par exemple qu’ils sont engagés en 341 av. J.-C., peu avant la bataille du Crimisos, pour mener des campagnes en Sicile contre Timoléon (16, 73, 3). Plus tard, Hannibal engage des mercenaires gaulois lors de son passage en Gaule méridionale. Lors de la seconde guerre punique, il cherchera des soutiens à la fois politiques et militaires en Italie du Nord, qui mèneront aux échecs que l’on sait.
Ces recrutements de Celtes conjointement à ceux d’Ibères par Syracuse et Carthage pourraient avoir laissé des traces archéologiques. Il s’agit de fourreaux celtiques avec un double système de suspension (pontet et frettes à un seul anneau). Ces armes ont pu être échangées lors de contacts avec des Celtes, pourquoi pas lors de campagnes comme mercenaires (Quesada Sanz 1997a, fig. 150-151).
Pour le IIIe siècle av. J.-C., on trouve de nombreuses attestations de la présence de mercenaires celtes dans le monde hellénistique. Des Gaulois sont allés se battre en Égypte, envoyés par Antigonos Gonatas en 277 av. J.-C., afin de soutenir Ptolémée II en guerre contre son frère Magas (ce sont ces mercenaires qui périront sur une île après s’être révoltés). Les mercenaires celtes du même Antigonos Gonatas ont subi une sévère défaite contre Pyrrhus (qui possède lui aussi des mercenaires celtes) en 274 av. J.-C. (Plut. Vie de Pyrrhus 26, 3). Ptolémée III et IV employaient aussi des Celtes, de même qu’Antigonus Doson (Polybe 2, 65, 2) en 223/2 av. J.-C. et d’autres encore dont nous ne donnons pas la liste exhaustive ici (voir Wienicke 1927).
La présence de Gaulois (Galates) en Asie Mineure, suite à leur expédition de 280, pousse certains souverains de la région à les employer comme mercenaires. On les retrouve dans les armées d’Attale I en 218 av. J.-C. – ce roi leur donne un territoire fertile (Polybe 5, 77, 2) – et dans celles des rois de Bithynie et du Pont, leurs voisins.
Durant le IVe siècle, les principaux recruteurs furent donc Syracuse et Carthage. Puis au IIIe siècle l’emploi de Celtes se généralise et concerne une partie importante de la Méditerranée, y compris Rome, dont le cas est le sujet même de cette étude. Le phénomène du mercenariat celtique s’inscrit donc dans la durée et dans l’espace.
Ce survol du mercenariat gaulois a permis de mettre en évidence deux éléments. Tout d’abord sa durée – du début du Ve siècle av. J.-C. au plus tard au début du IIe siècle av. J.-C., époque de sa mutation avec l’hégémonie romaine, soit au moins trois siècles. Ensuite sa portée géographique: il concerne tout le bassin méditerranéen. Marseille, l’Italie, la Sicile, l’Asie Mineure, l’Illyrie, la Grèce, l’Afrique et l’Égypte ont mis en relation des guerriers gaulois avec des Étrusques, des Carthaginois, des Grecs, des Romains, des Illyriens, des Égyptiens, etc. Les bassins de recrutements clairement identifiés d’après les sources littéraires sont d’un côté de la péninsule italique les Marches, où s’étaient installés les Sénons au IVe siècle av. J.-C., de l’autre la Ligurie (Péré-Noguès 2007, 354).
Les recrutements concernaient des groupes structurés autour d’un chef. Leur nombre pouvait varier d’un millier à trois mille hommes. L’organisation interne d’un groupe mercenaire nous échappe, même si Polybe les décrit comme des hétairies, mot à forte connotation politique dans la mentalité grecque mais qui qualifiait à l’origine "une association de compagnons" (2, 17, 12) (ibid. 354). »
En illustration, la représentation expressive, par José Daniel Cabrera Peña, d’un mercenaire galate au service de Pergame au IIIe siècle avant notre ère.

La Gaule… Origine de ce nom ? (D'après "Hérodote")
Les étymologistes sont assez perplexes. Mais peut-être vient-il du nom que les Romains lui ont donné Gallia
(attention, ce n’est pas certain car l’évolution des sons de "Gallia" à "Gaule" n’est pas claire du tout malgré les apparences → on « devrait avoir J et non G en son initial, notamment).
Bref.
Mais Gallia, d’où venait ce nom romain ?
Avant notre ère, le territoire compris entre les Pyrénées, les Alpes et le Rhin (France, Bénélux, Suisse et Rhénanie actuels) avait une unité toute fictive. Il appartenait à l'immense domaine de peuplement celte qui s'étendait des îles britanniques jusqu'au bassin du Danube et même jusqu'au détroit du Bosphore (le quartier de Galatasarai, à Istamboul, rappelle encore aujourd'hui la présence de Galates, cousins des Gaulois, dans la région) .C'est la conquête romaine qui allait lui donner un semblant d'unité avant que n'en sortent la France et ses voisins. Et contrairement aux idées véhiculées du Moyen Âge au début du XXe siècle, contrairement aussi à l'imagerie sympathique d'Astérix le Gaulois, ce n'était en rien un pays de sauvages avec d'épaisses forêts pleines de sangliers.
Une partie des peuples de ce territoire, au nord de la péninsule italienne, ont été appelés Galli (« Gaulois ») par les premiers Romains, d'après le mot celtique galia (« force » ou « bravoure »). Le territoire de ces Celtes était lui-même appelé Gallia (Gaule).
Il y avait trois Gaule : La Gaule cisalpine qui correspond en gros au Piémont, la Gaule transalpine : les Savoie actuelles, les régions méditerranéennes, et la Gaule chevelue, ainsi nommée, peut-être parce que plus boisée que les autres (loin d'être un pays de forêts impénétrables uniquement peuplées de sangliers comme le laisseraient croire certaines bandes dessinées, la Gaule est en grande partie défrichée et couverte de belles campagnes). Peut-être parce que, contrairement aux Romains qui avaient les cheveux courts et qui étaient glabres, les Gaulois portaient moustache et longue chevelure.








La garde personnelle d'Hérode, composée essentiellement de Gaulois, de Germains et de Thraces, selon Flavius Josèphe (Antiquités Judaïques, XVII, 8, 3 ; Guerre des Juifs, I, 33, 9) prit part aux cérémonies organisées à Hérodion dans le cadre des funérailles de roi de Judée Hérode. Il s'agît peut-être de ces mêmes Gaulois donnés par Octave à Hérode en 30 av. J.-C., ou plus certainement de nouvelles recrues (25 années séparant les deux évènements). Ce passage est d'autant plus intéressant que des Germains sont mentionnés aux côtés des Gaulois, supposant qu'il s'agisse de Gaulois de Gaule ou de Celtes danubiens et non de Galates.






Les Celtes (et leurs cousins) aimaient défier la mort ... ?
Si l’on en croit Tite Live, lorsque les Romains rencontrèrent pour la première fois, directement et officiellement des Gaulois, des Sénons, lors de l’ambassade des trois Fabius en 391 av. J.-C., ils demandèrent à ces nouveaux venus de quel droit ils réclamaient des terres aux Clusiniens et ce qu’ils venaient faire en Etrurie. La réponse fut cinglante : «Du droit de nos armes. Tout appartient aux braves » .
Alors les ambassadeurs romains, de caractère farouche, «plus semblables à des Gaulois qu’à des Romains » , prirent les armes, bafouant ainsi les usages du ius gentium. Le souhait du Sénat et du peuple romain – «nouer des relations pacifiques avec ce nouveau peuple » – s’évanouissait.
La guerre commença. Ce fut la bataille de l’Allia, la prise de Rome. C’est donc sur le champ de bataille, que Rome découvrit les Gaulois, «un peuple impulsif » que «l’on n’avait jamais vu et dont on ne savait rien si ce n’est qu’il venait des bords de l’Océan et du bout du monde » . De ces affrontements, Rome conserva pour longtemps l’image d’une nation belliqueuse, aux chants sauvages et discordants qui déferlait en bandes rapides dans le Latium. La plupart des cités de l’Antiquité classique subirent la même expérience que Rome. Aussi «tous les peuples appartenant à la race celtique passèrent pour passionnés de guerre » constate Strabon, qu’ils soient mercenaires, ennemis ou alliés. Ce trait de caractère collectif qui a impressionné les Anciens, a été reconnu, étudié et nuancé par les historiens modernes. En revanche, un comportement guerrier a été quelque peu négligé, celui de la mort volontaire des Celtes sur le champ de bataille.
Avant tout, deux remarques s’imposent. L’une concerne les sources disponibles. Les textes littéraires qui présentent ces morts volontaires sont toujours rédigés par des adversaires des Celtes qui appartiennent en définitive au camp des vainqueurs. Et leurs rédacteurs qui visent d’abord à éblouir leurs lecteurs par les exploits qu’ils rapportent, ne cherchent guère à comprendre les motivations de ces barbares. Malgré tout existe une certaine curiosité, voire une admiration un peu condescendante, pour ces morts volontaires. Mais souvent, ces auteurs sombrent dans des généralités, versent dans des clichés ou projettent leurs propres valeurs sur les comportements de leurs ennemis. Pour cette raison, je rappellerai, quitte à caricaturer, que si les Grecs condamnent en général la mort volontaire, ils l’acceptent parfois pour des motifs militaires, tandis que les Romains, du moins jusqu’à la fin du premier siècle ap. J.-C., n’élèvent aucune condamnation à l’égard de celui qui se tue, quelles qu’en soient les causes. L’autre veut replacer ces suicides sur le champ de bataille dans un cadre culturel plus vaste, celui de la mort volontaire chez les peuples celtes. Rien de précis n’existe sur cette question et les explications qui en sont apportées demeurent hypothétiques tant les sources littéraires sont discrètes. Au demeurant, l’essentiel de nos connaissances en ce domaine repose précisément sur les cas de suicide sur le champ de bataille ou consécutifs à une défaite militaire. Certes d’autres cas nous sont rapportés chez les peuples celtes, mais ils sont très peu nombreux. C’est donc surtout à travers l’étude des morts volontaires liées à la guerre que se dessinent les contours d’une conception particulière de la mort voulue. À cette fin, j’examinerais en premier lieu les faits. Dans un second temps, j’en proposerais une interprétation avant d’aborder les conséquences que l’on est en droit de tirer. Pour suivre les cas de morts volontaires celtes sur le champ de bataille, le fil conducteur le plus simple est celui qui relie chronologie et grands espaces géographiques où les Celtes interviennent.
En 283 av. J.-C., lors de la bataille du lac Vadimon, en Étrurie méridionale, les Gaulois cisalpins sont écrasés par le consul Publius Cornelius Dolabella. Les survivants s’entretuèrent, dit Appien comme pris de folie. Quelques décennies passent. En 225, à proximité du golfe Télamon, les troupes romaines et italiennes l’emportent difficilement sur une coalition de peuples gaulois. «Finalement écrit Polybe, se voyant incapables de repousser leurs adversaires, (...) les uns (des Gésates) allèrent, dans un élan de fureur irraisonnée, se jeter en aveugles au milieu des ennemis, s’offrant volontairement à la mort... » . D’autres reculèrent. Selon Polybe, le désastre humain fut important : 42 000 Gaulois furent tués, 10 000 faits prisonniers. Anèroestès, l’un des deux rois gésates, gagna avec quelques compagnons, ses proches, un refuge, les tua et se donna ensuite la mort.
Pour les autres combats en Italie où s’affrontèrent Romains et peuples celtes, je n’ai relevé aucun cas de mort volontaire signalé par les sources littéraires. Mais pendant l’hiver 218-217, attaqués par Hannibal, certains habitants de Victumulae, dans le territoire de Verceil, voyant leur ville perdue, se réfugièrent dans leurs maisons avec leurs femmes et leurs enfants, y mirent le feu et s’y jetèrent tandis que d’autres se donnèrent la mort après avoir tué les leurs.
Les peuples celtes apparurent dans les Balkans à la fin du IVe siècle. Vers la fin de l’automne 279 av. J.-C., une bande de Celtes marcha sur Delphes. Ce fut un échec. Pourtant l’événement marqua les esprits : nombreux, bavards et contradictoires furent les auteurs anciens qui racontèrent la mort volontaire de Brennus, le chef qui conduisait l’expédition. Pour les uns, il se serait tué en pénétrant dans le temple d’Apollon. Pour les autres, blessé, il aurait mis fin à ses jours au cours d’une retraite pénible soit d’un coup de poignard, soit en buvant du vin pur. Quant aux explications avancées pour comprendre son geste, on évoqua tour à tour : la vengeance d’Apollon, une douleur insoutenable, la crainte de représailles de la part des siens, la honte des calamités infligées à la Grèce. Mais avant ce suicide du chef de guerre, on rapporta que les blessés furent achevés et qu’une folie meurtrière gagna l’armée des Celtes en déroute : «prenant les armes les uns contre les autres, note Pausanias, ils se massacraient mutuellement, ne se reconnaissant plus ni à leur langue, ni à leurs armes, ni à leur aspect » .
Si nous ne savons rien du comportement des Galates lors de la défaite de Lysimacheia en 277, nous retrouvons des Galates mercenaires en 275/ 274 au service de Ptolémée II Philadelphe. Ce dernier, au lendemain de l’offensive avortée de Magas, son demi-frère, roi de Cyrénaïque, confronté à des mercenaires gaulois qu’il avait recrutés et craignant qu’ils ne s’emparassent de l’Égypte, les débarqua sur une île déserte du delta du Nil et les y abandonna. Tous les Galates périrent. Soit par le feu en se jetant sur des bûchers qu’ils avaient construits, dit Callimaque, un contemporain de ces drames, soit en s’entretuant, soit de faim, soit enfin parce qu’ils furent noyés par le roi qui aurait fait inonder l’île. En outre, il est fort probable que les familles de ces mercenaires participèrent à cette tragédie. Beaucoup plus tard, en 189 av. J.-C., des Tolistobogiens et des Tectosages battus respectivement aux batailles du mont Olympe de Mésie et du mont Magaba et faits prisonniers par les forces de Cn. Manlius Vulso, stupéfièrent les Romains par leurs attitudes : «ils essayaient de rompre leurs chaînes avec leurs dents et s’offraient les uns aux autres pour qu’on les étranglât » . Déjà lors de l’attaque de Manlius au mont Olympe, certains Galates, ne pouvant rendre les coups qu’ils avaient reçus, aveuglés de colère (ira) et de terreur (pavor), se jetèrent les uns contre les autres comme des bêtes sauvages blessées tandis que d’autres se ruaient sur leurs ennemis et se faisaient égorgés par les vélites. Après cette date, aucune mort volontaire de Galate sur le champ de bataille ne nous est signalée par les sources littéraires.
En 195 av. J.-C., au nord de l’Ebre, Caton, alors consul, désarma des Espagnols (Hispani). Beaucoup parmi eux ne purent supporter cette humiliation et se tuèrent : ils n’envisageaient pas de vivre sans armes. En juin 137, Decimus Iunius Brutus affronte en Galice des Celtes. Aux côtés des hommes, des femmes combattent dans les rangs des barbares. Appien qui décrit cette bataille, la seule bataille importante de cette campagne, insiste sur la résistance de ces femmes qui se battirent jusqu’à la mort, préférant tuer leurs enfants et se tuer ellesmêmes plutôt que d’être faites prisonnières. Des scènes analogues sont décrites par Strabon pendant la guerre contre les Cantabres, avec une amplification : sur l’ordre de son père, un petit enfant tue ses parents et ses frères pour leur éviter la captivité. Et à chaque défaite, celle du Mons Medullius en 26 av. J.-C. 29, celle de 22 av. J.-C. subie devant les troupes de C. Furnius, des Cantabres se donnèrent la mort et s’entretuèrent. Même des prisonniers réussirent à se jeter d’eux-mêmes sur un bûcher embrasé. Parlant des morts volontaires des Cantabres, Appien précise : «Ces moeurs se retrouvent chez les Celtes, les Thraces et les Scythes, peuples connus aussi pour leurs actes de courage tant de la part des hommes que de celle des femmes » . Plus à l’est, Numance. En 133, à la suite d’un long et célèbre siège, les Numantins se supprimèrent selon un scénario où se distinguent quatre temps :
1) délibération, prise de décision de mourir, repas funéraire (anticipé sur sa propre mort) composé de viande à demi crue et d’une boisson forte (la celia) faite avec du blé;
2) préparation d’un gigantesque bûcher où même les armes furent brûlées;
3) mise à mort des femmes et des enfants;
4) auto-extermination des survivants. Résultat de cette rabies : selon Florus, «on ne triompha que d’un nom » . On ne trouva en effet pas un seul habitant pour être emmené en esclavage.
Le premier cas de mort volontaire sur le champ de bataille concerne des populations gauloises (Gallorum) qui se trouvent au pied des Alpes et que vainc en 117 av. J.-C. le consul Q. Marcius. Seul Orose signale ces événements et l’on ne s’accorde pas toujours sur le nom de cette population (Ligures? Stoeni?). Toujours est-il que les combattants qui survécurent aux assauts romains, supprimèrent femmes et enfants et s’élancèrent dans les flammes tandis que ceux qui furent faits prisonniers quittèrent volontairement la vie au début de leur captivité par le fer, la corde ou le refus de nourriture. Il n’y eut aucun survivant. Moins clairs sont les deux épisodes suivants. Si personne ne conteste les suicides tels que nous les relatent les auteurs anciens, on hésite sur l’origine ethnique des populations : qui des Teutons, des Cimbres, des Tigurins et des Ambrons relèvent du monde celtique ou du monde germanique? À la limite cela importe peu, tant les faits sont semblables à Aix-en-Provence en 102, à Verceil en 101 et tant les conduites militaires entre Celtes et Germains sont proches. Lors de ces deux batailles, les vaincus, dont deux roitelets, s’entretuèrent et leurs femmes suivirent leurs exemples selon diverses modalités (feu, pendaison, glaive) après avoir tué les petits enfants. Il y eut cependant de très nombreux prisonniers. Troisième champ de bataille, la mer. Les Vénètes que bat la flotte de César, se précipitèrent dans l’Océan ou cherchèrent la mort sous les coups des vainqueurs en escaladant leurs vaisseaux ou de toute autre manière.
En 51 av. J.-C., Corréos, chef des Bellovaques, à la tête de cavaliers et de fantassins d’élite, tendit une embuscade aux soldats de César qui allaient fourrager. Après avoir reculé, les Romains, rapidement soutenus par des renforts légionnaires, bousculèrent les Gaulois qui se dispersèrent et s’enfuirent. Cependant Corréos refusa de se rendre et «finit par obliger les vainqueurs emportés par la colère à l’accabler de leurs traits » . Enfin, en 21 ap. J.-C., à la suite d’une bataille qu’il perdit près d’Autun, l’Eduen Sacrovir avec ses plus fidèles amis, se réfugia dans une uilla et s’y tua. Ses fidèles se donnèrent mutuellement la mort et la uilla à laquelle fut mis le feu, leur servit de bûcher funéraire. Auparavant, la même année, son allié Iulius Florus, un Trévire de haute naissance, mit fin à ses jours après avoir été battu par les légions. Quelques décennies plus tard, en 69, après l’échec de sa révolte, le Lingon Iulius Sabinus fit croire qu’il s’était tué dans une villa qu’il avait enflammée. Ce subterfuge lui permit de vivre caché pendant neuf années grâce à l’aide de son épouse Epponine et de ses amis.
Après l’anéantissement de son armée en 60/ 61, Boudicca, la reine des Icéniens se tua sur le champ de bataille, ou peu après. Pourtant son soulèvement contre l’occupant romain avait bien commencé. Après avoir pris et détruit trois villes romaines, battu une légion, elle avait remercié Andraste, la déesse de la victoire en entourant son bois sacré de femmes (romaines selon toute vraisemblance) embrochées à des pieux, un procédé qui n’est pas sans évoquer le trophée de Ribemont sur-Ancre. Vingt ans plus tard, exactement en 83, après la bataille remportée par Agricola contre les Bretons, Tacite signale que «quelques isolés, sans armes, se ruaient à l’assaut et s’offraient à la mort » et que les Bretons incendièrent le lendemain leurs maisons, massacrèrent leurs épouses et leurs enfants avant de se supprimer eux-mêmes » . «Partout, écrit l’historien, qui devait tenir ces choses vues de son beau-père, un silence de mort, des collines désertes, des toits fumants au loin, pas un homme sur la route de nos éclaireurs » . Sur cette description d’un pays où la vie s’est éteinte s’achève cette série de morts volontaires celtes sur le champ de bataille.













