Elle voulait revoir sa Normandie !
Du manoir au port, ils avaient pris par les venelles allongeuses ....On a réservé un gite sur l' ile de Sarek , ça a l' air calme !
Normal , c' est normand ! On m'a miré dans le Vercors... Comprend qui peult cette balade du vieux temps ! Vertiges de l' amovr covrtois : ma dame rêve de formes oblongues ! Je prends des carrioles à travers la plaine ! Domptevr de Lovlovs, ballistaire d’aqvedvc… Mien modeste commerce ne connaît point ebranslement ! Un vert galant comme le bon roy Henri ! Je prends des carrioles à travers la plaine ! Bon , on va pas se mentir : Depuis quelques années , mes amis hobbits de la Comté me nommaient Gandadalf , le Gris ! Ben , à présent , ce serait plutôt : Gandadalf le Blanc ! LE CALME ABSOLU !!! Elle voulait revoir sa Normandie ! Retour de plage ! Back Again in Moselistan , ma bouilloire climatique 57 !!! On a chaud , hein , Tintin ? On était bien dans le Cotentin !!! On a débarqué en Normandie !
Germaine Pivert : Et qu'est-ce qui me prouve que vous étiez seul à Deauville ?
Victor Pivert, à Salomon. : C'est fou ce qu'elle est jalouse !
Salomon, flagorneur. : Elle a raison. Monsieur est si bel homme...C'est pas grave je vous garde quand même !
Si les températures sont exceptionnelles, la Normandie s'en tire plutôt bien ! Normal , c' est normand ! Canicule : pourquoi la Normandie est la meilleure région pour des vacances agréables. Certains y verront un brin de mauvaise foi, d’autres un filet de chauvinisme… Nous n'y voyons qu’une objectivité toute particulière ! Paris Normandie n’y voit qu’une objectivité toute particulière ! La Normandie est et restera la meilleure région pour y passer ses vacances loin de la chaleur insupportable qui frappe une grande partie du pays. Qu’on se le dise !
Retour de plage !
Seuls 52 % des Français sortent de chez eux chaque jour, en baisse de 8 points depuis 2022. Moins de sorties, moins d’interactions et une tendance à l’isolement qui progresse. Pourtant, le lien social reste jugé essentiel, même si de nouveaux équilibres entre recentrage sur soi et ouverture aux autres se dessinent.
Bretagne ou Normandie ? Il se pourrait que nous allions en Normandie cet été ! Revoir sa Normandie , mais on va éviter Raoul le Normand toxique !!! Quand les vacances arrivent ! Ca sent le sud vannetais ! La canicule , moi que je dis ! "Nous ne conserverons pas notre identité avec des crêpes et du beurre salé" "Ne viromp ket hon identelezh gant krampouezh ha amann holen." Du manoir au port, ils avaient pris par les venelles allongeuses ....On a réservé un gite sur l' ile de Sarek , ça a l' air calme ! Bon , on va pas se mentir : Depuis quelques années , mes amis hobbits de la Comté me nommaient Gandadalf , le Gris ! Ben , à présent , ce serait plutôt : Gandadalf le Blanc ! Engy Fierpied Sac à vent de Hobbitbourg · L' Homme est un palimpseste vivant , un parchemin fait de strates superposées et de couches successives qui n' effacent jamais totalement les précédentes !
Paroles de la chanson J'irai revoir ma Normandie par Chansons traditionnelles
Et que l'hiver fuit loin de nous,
Sous le beau ciel de notre France
Quand le soleil revient plus doux,
Quand la nature est reverdie,
Quand l'hirondelle est de retour,
J'aime à revoir ma Normandie,
C'est le pays qui m'a donné le jour.
J'ai vu les lacs de l'Helvétie
Et ses chalets et ses glaciers ;
J'ai vu le ciel de l'Italie,
Et Venise et ses gondoliers ;
En saluant chaque patrie,
Je me disais : "Aucun séjour
N'est plus beau que ma Normandie,
Il est un âge dans la vie
Où chaque rêve doit finir,
Un âge où l'âme recueillie
A besoin de se souvenir :
Lorsque ma muse refroidie
Aura fini ses chants d'amour,
J'irai revoir ma Normandie,
C'est le pays qui m'a donné le jour.
Chez les Vikings, la polygamie était chose courante. Mais jongler entre tribu et vie conjugale ? Même les chefs s’y perdaient...
Ce sont les gars de Senneville
Traditionnel - Chanson de marins - Normandie
Ce sont les gars de Senneville
Ah ! ce sont de bons enfants (bis)
Ils ont fait faire un navire
J'aime la belle endormie
Pour aller au hareng blanc
J'aime la belle en dormant (bis)
Le beau navire était d'ivoire
Et le mât était d'argent (bis)
Y avait dans ce navire
J'aime la belle Palmyre
Un' jeun' fille qui dormait tant
J'aime la belle en dormant (bis)
Le capitaine du navire
Mit la main sur ses bas blancs
Tout beau, tout beau capitaine
J'aime la bell' Marjolaine
Vous n'irez pas plus avant
J'aime la belle en dormant.
Vous avez eu mon coeur en gage
Mais j'ai pas eu votre argent
L'galant fouille dans sa boursette
J'aime la bell' Mariette
Lui tir' cent écus comptant
J'aime la belle en dormant.
Tenez, tenez ma mignonnette
V'là pour la mère et l'enfant
Vous l'enverrez aux écoles
J'aime la belle Nicole
Aux écoles de Rouen
J'aime la belle en dormant.
Votre enfant ira aux écoles
Aux écoles de Rouen
Il priera Dieu pour son père
J'aime la belle Sévère
Et pour sa mèr' pareillement
J'aime la belle en dormant.
Retrouve une connexion moins pourrie qu' hier soir ! Normandie toujours ! Dernière journée de visite avant de se taper 800 bornes de départements quasis vides d' habitants ! Et on a évité de passer par Paris , le Mordor de l' incivilité et de la conduite folle et des embouteillages de malades , je haï cette ville ! On est passé au dessus , dans la Somme , sans faire un somme ! Merci à la madame de nous avoir ramenés vivants à bon port encore une fois ! 2000 BORNES : 800 aller . 800 retour et 400 sur place durant cette semaine de visite dans le Cotentin !
Bien arrivé dans le Cotentin , mon cher Tintin !!! Alors , on est pas bien , là ? 1000 sabords ! Salut , tu es mort ou vivant , je ne te vois plus bouger ? Il fait trop chaud pour travailler .... Bonnes vacances , buvons frais , marchons à l' ombre ! Mieux que ça , ce serait indécent ! 11426 pas aujourd' hui ! Record battu ! On a marché , bien que nous trainons la patte ( moi , ce truc au genou qui me fait boiter , et mon dos en prime ) et madame a la sciatique ! Un marché nocturne bondé au moment du repas , mais quasi désert vers 21 h , presque fini avant la tombée de la nuit ! C' est loin mais c' est beau ! Un bout du monde ! Tu te dis que lorsque les premiers touristes scandinaves sont arrivés là , ils se sont dit : on va peut être rester !
C' est loin mais c' est beau ! Un bout du monde ! Tu te dis que lorsque les premiers touristes scandinaves sont arrivés là , ils se sont dit : on va peut être rester ! J' étais trois jours à Barneville Carteret et autour , puis Plage Fort Joret hier soir , et là nous sommes deux jours à Cherbourg ! On a fait toute la côte entre Barneville et Cherbourg , en gros !
En Normandie , y en a pas tellement ! Ca ne me manque pas du tout ! Pas assez de soleil pour faire venir ces parasols ambulants Iraniens ! On va pas se mentir , le Cotentin , c'est un biotope qui ne pourra jamais convenir à frère Mélenchon ni à la Fronsse insoumise et autres pénibles ! Non , non , mais , je pense qu' il ne faut pas forcer les gens !
Deux jeeps américaines sur un parking en bord de mer , évocation de la libération ! Des vieux tournent autour comme des mouches ! Je jongle pour faire des photos sans vieux autour ! Un vieux de 80 ans s' éloigne de la jeep , il tourne sur lui même et se fracasse par terre de tout son long , s' explosant le nez ! Les deux vieilles qui l' accompagne se précipitent pour le relever et l' emmènent sur un banc devant l' office du tourisme ! J' entre demander de l' eau et des compresses pour le vieux ! La dame sort pour lui amener tout ça ! A mon avis , il a le nez cassé ! Se casser le nez au Nez de Jobourg , fallait le faire ! 5 minutes après , ils étaient partis ! Il m' a fait de la peine ce vieux !
Touristes pénibles : 4 parigots entre deux âges arrivent sur une terrasse en bord de mer avec leurs vélos à 100 000 dollars , le serveur leur dit qu' ils peuvent les mettre avec les autres sur le côté , donc pas au milieu du passage ( connards ) le vioque demande un sirop d orgeat avec de l' eau du robinet , le serveur lui dit : non ! Ensuite , ça râle pour une boisson à deux euros alors qu' ils sont blindés , c' est pour le principe , et ça sait tout sur tout , et olivier il a un canoé canadien dont il a hérité mais dont il ne fait rien ! Oui mais le canoé , c' est pour le laaaaac !
Le parigot moyen est ainsi fait.... il va payer 4€ un café chez lui mais râler si on lui dit qu'il coûte 2.5€ dans un endroit reculé ou il est venu sans qu'on lui ai demandé de le faire....leur autre lubie est de demander des trucs dont tu n'as jamais entendu parler en s'étonnant que tu n'en ai pas et en te disant: mais comment est ce possible, tout le monde ne prend que ça à Paris.... qu'il est dur de se retenir de leur dire d'y retourner et vite....
Manger au calme dans une creperie Normande jusqu' au dessert quand débarquent 4 séniors italiens , qui parlent tous en même temps , qui hurlent , dont le plus vieux cause à Luciano qui est en italie , d' accord , c' est loin mais tu n' es pas obligé de hurler , mec ! Ces gens n' ont aucune conscience d' autrui ! Déjà quand je faisais le routard en Scandinavie dans les années 80 , on entendait qu' eux ! Peuple sympathique , je ne dis pas le contraire , mais à 4 , ils font autant de bruit que 15 personnes ! Avec des voix de perroquet en plus ! Epuisant ! Alors j' ai raconté une histoire d' italien à la madame et à la fin de mon histoire , j' ai crié Encorrrraaa , encora , plus fort que 10 supporters italiens pénibles ! La madame qui me dit de me taire , qu' ils vont croire que je me moque d' eux ! Pas du tout , moi aussi je suis Italien quand je veux ! Et j' ai un volume sonore comme 10 personnes , l' avantage d' avoir fait 6 ans de spectacle de rue ! Ils ont baissé un tout petit peu le volume ensuite ! Merde , vous n' êtes pas tous seuls !
Mets le volume sur 11 !!!
Touristes pénibles ! Ce matin à notre Hôtel à Cherbourg sur le port de plaisance ! Une meuf descend au petit dej , mal coiffée , pas réveillée , limite la bave et les tifs collés , se frotte les yeux , va chercher cinq petits pains au chocolat au self et deux secondes après en reprend trois de plus pour le gadjo ! Tant pis pour les 20 clients qui déjeunent dans la salle , ils ont qu' à manger du pain ! Saleté de parasites quand même ! Et cette vieille peau à côté de nous , elle touche tous les pains du panier au self , elle les repose , elle reprend un autre , bon , je ne touche plus au pain ! Sales , profiteurs et mal élevés ! Oui , mais on paye ! Il est parfois dur de résister à l'envie d'envoyer des baffes dès le matin...
M' enfin Tintin , vous disjonctez ! 35 degrés prévus dès vendredi et le week-end, potentiellement 37 degrés, les jours à venir annoncent le deuxième phénomène de canicule de l'été ! Quand ton pays devient le bled ! Chine, Irak, Turquie, Canada, Espagne... Vous ne l'avez peut-être pas senti dans votre région, mais cela ne change pas le fait qu'à l'échelle mondiale, juillet 2025 est le troisième mois de juillet le plus chaud jamais mesuré ! 28 départements sont placés en vigilance orange canicule ce samedi, et 40 le seront dimanche ! Il reste plus qu' à importer les dromadaires et Mélenchon sera comme au bled !
Il n'y a aucun problème le Mont Saint-Michel est normand et restera normand il suffit de regarder un peu plus de 1000 ans en Normandie pour une centaine d'années en Bretagne donc il n'y a pas photo le Mont Saint-Michel est normand et restera normand tant pis pour les Bretons !
La France vue de l'étranger"S’il y a bien une barricade sur laquelle je suis prête à mourir, c’est celle du beurre salé – la plus sublime contribution de la France à la gastronomie", s'enthousiasme The Daily Telegraph dans ce plaidoyer pour la moitié nord de la France !
Série d'été. Marre de “griller à point au soleil” ? La Normandie a tout pour vous plaire
VOYAGE EN FRANCE 5/8. Alors que le sud de la France brûle sous un soleil de plomb une bonne partie de l’été, la Normandie offre une destination de choix, s’enthousiasme cette journaliste britannique. Entre une gastronomie riche et une météo clémente, cette région du nord-ouest de l’Hexagone vaut le détour, écrit-elle dans “The Daily Telegraph”. Cinquième épisode de notre série estivale consacrée aux villes et aux sites français qui ont marqué la presse internationale.
Vous voulez être un cliché ? Filez dans le sud de la France en pleine saison, faites-vous griller à point au soleil, et demandez-vous ensuite pourquoi les Français vous surnomment “rosbif”.
J’adore le sud de la France – au printemps, en automne, en hiver, voire au tout début de l’été. Mais Cassis au mois d’août ? Non merci. Débourser 50 euros la journée pour une place de parking et me battre dès l’aube avec la moitié de la population londonienne pour avoir le privilège d’un parasol protégeant mes taches de rousseur britanniques d’un soleil de plomb, très peu pour moi. Ces dernières années, il n’est pas rare que le mercure dépasse les 40 °C dans le sud et le centre de la France. À de telles températures, oubliez le rosbif, je ne serais plus qu’un méchant petit morceau de viande desséchée.
La solution ? Le Nord. Qui n’est une perspective sinistre que pour ceux qui n’aiment pas les prix plus bas, les foules moins denses et les températures supportables.
Une région “de caractère”
Enfant, j’ai toujours passé mes vacances dans le nord de la France. Non pas que ma famille ait été en avance sur la tendance, mais parce qu’en tant que dignes représentants des Cornouailles ils étaient sincèrement convaincus que leur région était la plus belle du monde.
Ouiche Lorraine , bouffe chinoise , chili con carne , Méchoui , tout est juif arabe ukrainien biélorusse en fait ! La choucroute aussi ! Merci George Abitbol et le chef indien !
Le titre est très discutable et mal formulé. Le cassoulet est un plat occitan qui a bénéficié indirectement de techniques culinaires et d’ingrédients venus du monde arabe et méditerranéen, mais ce n’est pas un plat d’origine arabo-berbère. Vous confondez donc influence et origine. C'est comme dire que les pâtes italiennes sont chinoises alors que les italiens ont inventé leurs propres pâtes, recettes, modes de cuisson, ou dire que la pizza napolitaine est grecque parce que les grecs mangeaient du pain plat avec des garnitures. Ça n'a aucun sens et c'est irrespectueux.
Le bœuf bourguignon vient du Tibet ! Merci Grand Mufti ! On leur doit tout, la tour Eiffel, le cassoulet, les championnes de boxe. C'est formidable !
Sinon les haricot blancs, viennent d'Amérique du Sud. Les mijotés de légumineuses existent depuis des lustres autour de la méditerranée (souvent à base de fève ou de pois chiche). Le haricot blanc est arrivé en méditerranée au XVIe siècle. Le mot cassoulet vient de cassolo qui est un mot occitan qui en gros veut dire casserole. Donc bon il semble que l'histoire est toujours plus complexe que les résumés en 2 phrases sur FB mais bon le cassoulet est une recette française inspirée de technique culinaire pratiquée dans toute la méditerranée de siècles.
Voilà qui pourrait expliquer mes 31 % de gènes scandinaves selon ADN ! Ces provinciaux qui ont fait Paris ! Le célèbre Arum Titan, surnommé Tintin, entame sa seconde floraison. Tintin , le Congo Belge quoi ! 16 % DE NOS ANCETRES VIVAIENT AU ROYAUME DE NOMINOE ! Je ne finirai pas devant une église avec une sébile ! Encore un animal préhistorique partouzeur de droite ! Quel gros pingouin , la danse de l' ours ! Le méchant vieux blanc en cours de créolisation ! Ridicule , cuistre ! L' été a été inventé pour pouvoir écouter des trucs cons comme un gobelet en plastique sans avoir honte ! Ca va jamais bouger ! Un type disait à juste titre qu' il n' y aura jamais aucune révolte , sursaut ou révolution en France concernant les trucs qui chagrinent disons 70 % des gens ! Il ajoutait : faites un tour dans votre supermarché et regardez les gens pour vous en convaincre ! Ce que je fais depuis des années ! Tout est dans le regard.. L' art d' être Français ! La calotte de vos morts !!! Tout plaquer et devenir une courgette.... En fait , toute cette populasse mal élevée me fait suer ! Encore un teubé ! Mon frère dans ses créations actuelles ! Bravo à lui ! Si j' ai peur des clowns psy chopâtes , j' aime le Steam punk ! Et Halloween est ma saison ! Orage au dessus de chez nous ! Taranis en colère ! Brenda n' aimait pas les jeux à la con de son cousin Kévin en été ! Sur un malentendu .... "Et les rares d’entre nous qui séduisent, séduisent justement parce qu’ils ne savent pas séduire, c’est-à-dire à leur insu, par leur insu, par élégance. Autrement dit, sans être entreprenants. La séduction fonctionne en mobilisant inconsciemment tout le trouble et l’originalité de notre être." Quand les petits babouins sont loin , on est trop bien ! Il veut une police de proximité, la bonne blague. Il va s’associer avec LFI qui veut la désarmer ? Proximité aux points de deal avec des bouquets de fleurs dans la raie et la bouche en cœur !
Transaction de stupéfiants à Agen : des individus s’opposent à l’interpellation, l’un d’eux tente de mordre les policiers ! Des cannibales à présent ! Mixte, c'est a dire ? Mi rappel a la loi, mi stage poney ? Aujourd'hui 1er août : Journée internationale de la frite belge... Je te vois plus nulle part , tu es partie au Belgistan ou quoi ? La bouffe des anciens bretons ! Les invasions bretonnes en gaule ! Avec vous , y a jamais de matin , Frodon ! Le choc des cultures quand le Congo Belge rencontre l' Italie ! Le but étant d' éradiquer tout particularisme local , régional pour faire de ce pays une grande page vierge ouverte aux arrivants consuméristes de partout ! Le Druide Benevolos a parlé et comme toujours il a bien parlé ! Par Ogmios , Dieu de l' éloquence ! Bonne fête de Lugh ! Lughnasadh ! 1 er aout , fête des moissons , de la redistribution des richesses et de Lugh , le multiple artisan ! Les Baltes , tséééé , comme ça , en fait !
Ce texte est une mosaïque de réflexions, d’humour, de critiques sociales et culturelles, mêlées à des références historiques, mythologiques, et personnelles. Voici une analyse pour en saisir les principaux thèmes et tonalités :
Identité et Hérédité :
La mention des "31 % de gènes scandinaves" et des "16 % de nos ancêtres au royaume de Nominoe" souligne un intérêt pour ses origines ethniques et historiques.
La référence à "les provinciaux qui ont fait Paris" évoque la diversité et la migration interne en France.
Humour et Provocation :
Expressions comme "Tintin, le Congo Belge quoi !" ou "Le Congo Belge" jouent sur les stéréotypes et l’histoire coloniale pour provoquer ou faire rire.
La phrase "Encore un animal préhistorique partouzeur de droite" mêle satire politique et humour absurde.
Critique sociale et politique :
La remarque sur l’absence de révolte en France ("Il n’y aura jamais aucune révolte...") critique l’indifférence ou la passivité collective.
La description du comportement dans les supermarchés ("regardez les gens") souligne une vision désabusée du consumérisme et de la société moderne.
Culturalisme et Mythologie :
Références à Taranis (dieu celte du tonnerre), Lughnasadh (fête celtique des moissons), et des Baltes montrent un intérêt pour les cultures anciennes.
La célébration de fêtes traditionnelles (Lugh, Lughnasadh) indique un attachement aux racines païennes ou ancestrales.
Revendications et provocations :
Des critiques virulentes contre la "populace mal élevée" et des propos acerbes ("Tout plaquer et devenir une courgette") expriment un ras-le-bol ou une envie de rupture.
Références à la société contemporaine :
La mention de la "police de proximité" et des "dealers" à Agen illustre un regard critique sur la criminalité et la gestion policière.
La référence à Halloween, Steam punk, et la saison automnale montre un intérêt pour la culture populaire et alternative.
Langage fleuri et expressions colorées :
Utilisation de termes familiers, d’insultes ("Encore un teubé !", "Ridicule, cuistre !") et d’expressions imagées donnent un ton direct, souvent ironique ou sarcastique.
En résumé :
Ce texte est un patchwork d’idées, d’émotions et de références qui reflètent une vision critique, cynique, mais aussi passionnée de la société française, de ses racines, et de ses contradictions. Il mêle humour noir, revendications identitaires, et réflexions sur la culture, la politique et l’histoire, le tout dans un style volontairement provocateur et coloré.
Paroles de la chanson Made In Normandie par Stone & Charden
[Charden]
Je suis américain et je vis en Pennsylvanie
En 1944 j'étais sergent dans l'infanterie
Janet et moi on s'est mariés
C'était le mois de mai
Quand on m'a parachuté sur un village Français
La guerre, Janet, je te l'ai racontée
Et dans mon cœur j'ai toujours gardé
Les vaches rousses, blanches et noires
Sur lesquelles tombe la pluie
Et les cerisiers blancs made in Normandie
Une mare avec des canards
Des pommiers dans la prairie
Et le bon cidre doux made in Normandie
Les œufs made in Normandie
Les bœufs made in Normandie
Un p'tit village plein d'amis
Et puis les filles aux joues rouges
Qui donnent aux hommes de là-bas
Qui donnent aux hommes de l'amour
L'amour made in Normandie
Oh ! oui les filles aux joues rouges
Qui donnent aux hommes de là-bas
Qui donnent aux hommes de l'amour
L'amour made in Normandie
[Stone]
Je suis américaine et je suis née à Philadelphie
En 1944 tu es parti loin de ma vie
J'ai mis dans ton blouson un peu de terre de notre pays
J'ai tremblé en écoutant la radio toutes les nuits
La guerre tu sais tu me l'as racontée
Mais dis encore, qu'as-tu rapporté ?
[Charden]
La guerre, Janet, je te l'ai racontée
Et dans mon cœur j'ai toujours gardé
La guerre, Janet, je te l'ai racontée
Et dans mon cœur j'ai toujours gardé
Les vaches rousses, blanches et noires
Sur lesquelles tombe la pluie
Et les cerisiers blancs made in Normandie
Une mare avec des canards
Des pommiers dans la prairie
Et le bon cidre doux made in Normandie
Les œufs made in Normandie
Les bœufs made in Normandie
Un p'tit village plein d'amis
Et puis les filles aux joues rouges
Qui donnent aux hommes de là-bas
Qui donnent aux hommes de l'amour
L'amour made in Normandie
Oh ! oui les filles aux joues rouges
Qui donnent aux hommes de là-bas
Qui donnent aux hommes de l'amour
L'amour made in Normandie
Les vaches rousses, blanches et noires
Sur lesquelles tombe la pluie
Et les cerisiers blancs made in Normandie
Une mare avec des canards
Des pommiers dans la prairie
Et le bon cidre doux made in Normandie
Les œufs made in Normandie
Les bœufs made in Normandie
Un p'tit village plein d'amis
Et puis les filles aux joues rouges
Qui donnent aux hommes de là-bas
Qui donnent aux hommes de l'amour
L'amour made in Normandie
Oh ! oui les filles aux joues rouges
Qui donnent aux hommes de là-bas
Qui donnent aux hommes de l'amour
L'amour made in Normandie
Un ricain demandait à boire du Vin de Brigitte Bordeaux !!!
Le soldat mécontent
Traditionnel
Pour être au service des Français
Il faut être jeune et bien fait (bis)
Il faut savoir le maniement des armes
De peur que le sergent ne fasse donner sa canne
Dès le matin au point du jour,
On entend ce maudit tambour (bis)
Qui nous appelle à faire l'exercice.
Et toi pauvre soldat, c'est ton plus grand supplice.
Les caporaux et les sergents
Nous font aligner sur deux rangs (bis)
L'un dit "Recule !" et l'autre dit "Avance !"
Et toi pauvre soldat, faut prendre patience.
Si l'argent du prêt est mangé
Il ne faut pas s'en étonner (bis)
Les caporaux s'en vont boire de la bière
Et toi pauvre soldat, va boire à la rivière.
La patience nous la perdrons
Si jamais en guerre nous allons ! (bis)
Ah ! Si jamais nous allons en campagne
Les grands coups de fusils paieront les coups de canne.
La campagne elle est arrivée
Mon capitaine j'ai tué (bis)
Mon lieutenant et mon sergent s'en doutent
Sodats et caporaux, l'armée est en déroute.
Qui a composé la chanson ?
C'est un tambour du bataillon (bis)
Un soir d'été en battant la retraite,
En pensant à sa mie, que toujours il regrette.
Bretagne ou Normandie ? Il se pourrait que nous allions en Normandie cet été ! Revoir sa Normandie , mais on va éviter Raoul le Normand toxique !!! Quand les vacances arrivent ! Ca sent le sud vannetais ! La canicule , moi que je dis ! "Nous ne conserverons pas notre identité avec des crêpes et du beurre salé" "Ne viromp ket hon identelezh gant krampouezh ha amann holen." Du manoir au port, ils avaient pris par les venelles allongeuses ....On a réservé un gite sur l' ile de Sarek , ça a l' air calme ! Bon , on va pas se mentir : Depuis quelques années , mes amis hobbits de la Comté me nommaient Gandadalf , le Gris ! Ben , à présent , ce serait plutôt : Gandadalf le Blanc ! Engy Fierpied Sac à vent de Hobbitbourg · L' Homme est un palimpseste vivant , un parchemin fait de strates superposées et de couches successives qui n' effacent jamais totalement les précédentes !
Elle Voulait Revoir Sa Normandie par Gérard Blanchard
Elle voulait revoir, sa Normandie
Son regard noyé sur la carte de France
On devinait chez elle une certaine souffrance
Pleine de mélancolie, et le mal du pays,
Elle voulait revoir…
Elle voulait revoir, revoir sa Normandie
Amour lyrique d'une vache déracinée
Et d'un prisonnier de guerre abandonné
Un militaire au look, psychédélique…
Elle voulait revoir…
Elle voulait revoir, revoir sa Normandie
Lui, les yeux brouillés au LSD,
La Normande nous broyait du lait caillé
Elle voulait revoir…
Elle voulait revoir, revoir sa Normandie
Elle voulait revoir sa Normandie…
Elle voulait revoir sa Normandie…
Mais par un beau matin printanier,
Ses voisins l'ont dénoncé aux poulets ;
Qu’il séquestrait dans son studio,
Au doux museau, une vache à lait ;
Et c'est pas tout brigadier !
Un phoque dans son aquarium,
Et un dindon dans son armoire
Une tortue dans son jardin,
Un hérisson dans sa tortue
Un caniche dans son frigo,
Et un poil dans la main, le salaud
Elle voulait revoir, sa Normandie…
Elle voulait revoir, sa Normandie…
Ad lib
Quand Engy Ouannec de ses grands morts sort des geôles fatcheuboukiennes tel Lazare ! C' est un miracle , Salomon , un vraye miracle ! Voilà ! Lazare , lève toi et marche ! Et il le fit ! C'est une bonne situation ça.... druide ? C' est vach' ment plus fort parce que c' est du vécu ! Et la gosse qui dit à l' autre qu' elle a déjà mangé du porc ! Tu sais que tu peut mourir si tu manges du porc ! Ha , ha , ha ! Qu' est ce qui faut pas entendre comme ramassis de conneries ! C'est pas grave je vous garde quand même !
Le conseil de guerre
Traditionnel - Angoumois
Le conseil de guerre, hélas, m'a condamné
à passer par les armes pour y être fusillé.
Quand je fus sur la place, tout l'monde m'y regardait,
mes anciens camarades avaient leur fusil prêt.
C'est vous autres, mes chers frères, qu'allez me faire mourir.
Ma mort, je vous l'pardonne, mais ne m'y faites pas trop languir.
Mon corps, criblé de balles, va tomber devant vous.
Portez, chers camarades, cette lettre à mes amours.
- En grande diligence je t'écris ce billet.
Dans-la ville de Nantes tu ne m'y reverras jamais.
Ne garde pas l'assurance,demande mon diamant.
Sur moi plus d'espérance , fais choix d'un autre amant.
Un livre et au lit ! « Ne ferme pas le livre de ton enfance, ne laisse pas le néant détruire ce monde merveilleux à l'intérieur de toi, laisse le inspirer ta vie. » A nous le pain d' épices et le vin chaud , enfin ! Davey Mac Burgh vous souhaite une bonne année 2025 ! Résolutions pour 2025 ! Voilà un petit florilège de résolutions à la con pour la nouvelle année ! Si vous avez des idées , ajoutez les ! Si vous avez pas que ça à foutre , ha bah tant pis !
1 : Je pars au Khemed avec le capitaine Haddock et Tintin , on boira que de l' eau pétillante !
2 : Je quitte la France pour les iles Tonga ! A moi le quinoa et les lianes salsifis en grappes !
3 : Je m' engage dans la légion étrangère pour trois ans ! A nous deux , Fennec de tes morts !
4 : Je déménage à MYKONOS avec des amis barbus ! Rien de sexuel !
5 : J' organise une cousinade en BOLDAVIE , avec des toques en fourrures !
6 : Je pars au Texas avec George , un bon copain ! On va porter des futals en cuir !
7 : Je deviens archéologue , spécialité , les animaux préhistoriques partouzeurs de droite !
8 : Je prend un bateau pour les iles de Polygamie ! Rien de sexuel non plus !
9 : Je m' installe dans une cabane en bois dans la montagne du Davulistan !
10 : Je deviens spécialiste en bouffe chinoise , chili con carne , ouiche lorraine ! Chips !!!
11 : Invité à un nouvel an naturiste , tu ne te poses pas la question de ce que tu vas mettre !
11 : Pas mal ce son , ça me rappelle chez nous , en fait ....
12 : Qui vient chez les Bretons, respecte leurs traditions.
13 : Service minimum pour les Gaulois. Faut pas se laisser abattre , ma Brenda !
14 : De grands peuples Cimmériens ont vécu ici !
15 : FEST NOZ ! Z' ont volé not recette ! PIRATES !
16 : Heureux qui comme Ulysse ...
17 : He' s fucking crazy but he' s free ! A force de parler de pole dance !
18 : Komz a ran un tamm brezhoneg ! Si c' est pas breton , c' est bien imité !
19 : La caravane de ses morts ! Tu fais moins le malin le Haddock , faut dire !
20 : Whisky pour mes amis, bière pour mon cheval !
21 : C' est vach' ment plus fort parce que c' est du vécu !
22 : Va te laver , ça fera du bien à la planète !
23 : Becté trop de poisson, le Pélican cale à Cancale !
24 : Notre dame de Boukravie , priez pour nous ! Tu veux savoir c' est quoi l' mulet ?
25 : Roulez , jeunes gens roulez !!! Je prête pas mon tracteur !
26 : Dire bonjour , la base ! A Teutobourg , fallait dire bonjour !
27 : A l' ouest , toujours plus à l' ouest ! Je dirais même plus !
28 : Toute naissance n'est pas une bénédiction... Né de bonne humeur !
29 : Ils m ' ont dit : Pose tes armes , cultive la terre et viens prier avec nous !
30 : Toi qui voulait vivre dans une cabane loin des gens méchants !
31 : Je deviens critique gastronomique, spécialisé dans les plats à base de cactus !
32 : J'ouvre un café littéraire où seules les œuvres de science-fiction sont acceptées !
33 : Je me mets au yoga avec des chèvres, parce que pourquoi pas ?
34 : Je pars à la recherche du monstre du Loch Ness avec une caméra à selfie !
35 : Je m'essaie à la sculpture sur beurre salé , art éphémère par excellence !
36 : Je lance une chaîne YouTube dédiée aux recettes de cuisine pour les paresseux ! 37 : Je deviens influenceur en jardinage, même si je n'ai pas de jardin !
38 : Je m'initie à la danse classique en portant des crocs !
39 : Je crée une ligue de lecture où chaque livre doit être accompagné d'un snack bizarre !
40 : Je fais un tour du monde en essayant de goûter chaque type de chocolat local !
N'hésite pas à continuer à ajouter des idées loufoques, c'est ce qui rend le tout encore plus pétillant ! Santé et bonheur à tous en cette nouvelle année ! Bonne année à tous ! Que 2025 soit remplie de surprises, de rires, et, espérons le, de moins de toux ! Les résolutions que tu proposes sont à la fois décalées et amusantes, ça donne le ton pour l’année à venir !
Nous voilà bien du monde ici
Nous voilà bien du monde là
Celle que j’aime n’y est pas
Légère, légèrement
Sur les bancs de Terre-Neuve
Mon bâtiment s'en va
Ah je la vois venir là-bas
Monté sur un cheval tout blanc
À sa main droite tient un gant blanc
À sa gauche un étui d'argent
Mes amourettes y sont dedans
Elles y sont bien étroitement
Elles y sont bien étroitement
Elles y seront plus largement
Elles y seront plus largement
Entre Paris et Rouen
Entre Paris et Rouen
Et puis de Rouen jusqu’à Fécamp.
Références
Collecté notamment auprès de Yvonne Cuvier à Saint-Pierre-en-Port (Seine-Maritime) en 2010 (Notice RADdO 275625), auprès de Edgard Bourdet à Fécamp (Seine-Maritime) dans les années 1970 (Notice RADdO 278279), auprès de Marie Desjardins à Saint-Pierre-en-Port (Seine-Maritime) dans les années 1970 (Notice RADdO 278131)
Rapporté dans Fécamp en chansons par Michel Colleu et Pascal Servain en 2018.
Chant par Jolie Brise sur l'album Musique et chants traditionnels de Haute-Normandie dans les années 1970, par Catherine Perrier sur l'album Chants De Marins Traditionnels Des Côtes De France en 1981 (Youtube), par Marée de Paradis sur l'album Sur le grand banc en 1993, par Jean-François Dutertre sur l'album Chansons traditionnelles de Normandie en 2001 (Youtube).
Coirault : 07201 Le galant aux gants blancs
Adieu donc ma mie je m'en va,
Puisque mon bâtiment s'en va,
Ah ! je m'en va dedans l'Irlande
Puisque le roi me le demande.
En Irlande Si tu t'en vas
Un corselet tu m'apport'ras,
Un corselet fait à la mode
Qui soit de drap couleur de rose.
En Irlande étant arrivé
Au corselet n'a pas pensé
Il n'a pensé qu'à la débauche
Au cabaret comme les autres.
À ma maîtresse je lui dirai,
À ma maîtresse je lui mentirai,
Je lui dirai que dans l'Irlande
Il n'y a pas ce qu'elle demande.
J'aimerais mieux la mer sans poisson
Et la montagne sans vallon
Et le printemps sans violette
Que de mentir à ma maîtresse.
La vigne est faite pour le raisin
Et la bouteille est pour le vin,
Et les canons sont pour la guerre
Et les garçons c'est pour les belles.
Jeune capitaine
Revenant de guerre
Cherchant ses amours.
Tant les a cherchées,
Qu'il les a trouvées
Au fond d'une tour.
Dis-moi donc la belle,
Qui t'a renfermée
Dedans cette tour ?
– C'est mon cher mon père
Qui m'a renfermée
Par rapport a vous.
Jeune capitaine
Va dire à mon père
Quand je sortirai.
Monsieur l'roi de France
Votre fille vous mande
Quand elle sortira.
Jeune capitaine
Tu prend bien de peine,
Mais tu l'auras pas.
Si je l'ai pas pour père
Je l'aurais pour mère
Ou par trahison.
Son père barbare
L'a pris-t'à l'embrasse,
La ficher dans l'eau.
Son amant fut sage,
Se mit à la nage
La sortir de l'eau.
Belle prends courage
Au premier village
Je t'habillerais.
Au premier village
Son amant l'habille
Tout en satin blanc.
La seconde ville
Son amant l'habille
En or, en argent.
À la troisième ville
Son amant la prise
En épousement.
Elle était si belle
Qu'elle se croyait reine
Dans le régiment.
Je ne suis pas reine
Mais je la voudrais être
Dans le régiment
La pêche morutière a été le dernier grand métier maritime a avoir recours aux trois-mâts en France, et les vieux pelletas qui comptent plusieurs campagnes à la voile ne sont pas rares aujourd'hui. Grâce à leurs témoignages, on a une bonne connaissance de leurs chansons de bord, pourtant peu mentionnées dans les recueils de chants de marins.
La pêche à la morue sur les bancs de Terre-Neuve - qui remonte au 15e siècle - concernait à son apogée plus de trente ports français. Avant 1914, plus de deux cents trois-mâts et goélettes appareillaient pour les bancs, avec des équipages d'une trentaine d'hommes. Six ports seulement conservaient de l'importance aux derniers jours de la pêche à voile: Fécamp et Saint-Malo, puis Granville, Cancale, Saint-Servan et Paimpol.
La vie sur les bancs est décrite par tous les marins comme un des métiers les plus durs qui soient: neuf mois de campagne sans escale, en travaillant jusqu'à dix-huit heures par jour, sans dimanche, et dans une mer particulièrement rude (glaces, coups de temps, brouillard...). Contrairement aux long-courriers qui disposaient d'un peu de répit par beau temps, les terre-neuvas étaient toujours occupés: par la manœuvre, par l'entretien du matériel de pêche, par la préparation du poisson, par la pêche elle-même. Ils ont ainsi créé un répertoire bien particulier, où les allusions au métier sont fréquentes.
La pêche se pratiquait à partir des doris, petites embarcations à fond plat, d'où l'on allait, à deux matelots, tendre des lignes de fond et les rechercher ensuite. Les accidents étaient fréquents, les doris risquant, par temps de brume, de ne pas retrouver le bateau et de se perdre.
Ce répertoire des terre-neuvas est plus influencé par la culture locale que celui des long-courriers. Les équipages, souvent recrutés autour d'un même port, se retrouvaient généralement d'une campagne à l'autre. Il existait toutefois des liens entre les Fécampois et les Bretons car ces derniers venaient s'embarquer à Fécamp où l'on était un peu mieux payé. Ce sont surtout les chants "à répondre" du répertoire côtier et les "notes d'avant-deux" de haute Bretagne qui étaient utilisés à bord, aux côtés des quelques compositions de pelletas. Pas d'influence des shanties anglophones, et pas de grands chants à hisser classiques. En revanche, un important répertoire de chants à hisser' 'main sur main".
A bord, on chantait surtout en travaillant le poisson. Opération longue et monotone, répétée tous les jours sur les bancs: le poisson, on l'ébreuille (on l'étripe), c'est le rôle de l'ébreuilleur; il le passe au décolleur, qui enlève la tête ; le trancheur ensuite enlève l'épine dorsale - travail délicat -, il jette le corps dans la baille de lavage où les mousses grattent le poisson pour l'énocter, puis celui-ci glisse dans la cale où le saleur le sale, le compte et le range. Pendant ce temps, on chante tout ce qui peut passer par la tête pour maintenir le moral et faire passer le temps. Sur les chalutiers classiques qui ont pris la relève des voiliers, le travail du poisson étant identique, la tradition de ces chansons s'est poursuivie jusque dans les années 1950.
Le guindeau avait une grande importance dans la vie des terre-neuvas: à chaque changement de mouillage sur les bancs, on devait passer de longues heures à virer l'ancre au guinde au à bringuebale. L'opération se faisait en chanson. Les derniers chants de guindeau français ont dû être menés dans les années 1920 par des pelletas.
Branlons branlons les genoux
Nous ne les branlerons pas plus jeunes
Branlons branlons les genoux
Nous ne les branlerons pas toujours !
Les chants "à curer les runs"
Les terre-neuviers appareillaient avec la cale pleine de sel, lequel était utilisé au fur et à mesure de la pêche pour saler la morue. Il fallait donc faire de la place dans la cale pour le poisson pêché : pour cela on creusait des tranchées dans le sel à coup de pelle, c'est ce qu'on appelait "curer un run". Quatre à cinq hommes s'y employaient, relevés toutes les cent vingt pelletées, soit "une volée" d'un quart d'heure. Pour certains bateaux, on parle d'une douzaine d'hommes se relayant toutes les "cent quarante pelletées plus quatre". Personne ne faisait une pelletée de plus que l'autre, grâce à des chants qui servaient plus à compter qu'à donner un rythme.
M. Hervéic, de Cancale, cité par Le Chasse Marée :
"Ils étaient par bordée de douze à curer les runs. Il y en avait un qui chantait et les autres reprenaient en chœur. C'était souvent le chef pelletas qui menait. Quand on avait terminé, on laissait tomber les pelles et on buvait un coup. On partait de l'arrière du bateau et on allait vers l'avant..."
Ces chansons étaient en usage tant sur les voiliers terre-neuvas que sur les goélettes partant faire la pêche à la morue près des côtes d'Islande (sur les voiliers paimpolais, en plus du répertoire commun, les matelots chantaient des couplets en breton).
Un grand nombre de couplets "à curer les runs" sont encore connus par les jeunes actuellement : on les a chantés sur les chalutiers bien après la disparition des voiliers (jusqu'à l'arrivée des congélateurs à bord). Ces chants ont-été apparemment plus appréciés en Bretagne qu'en Normandie :
C'est les filles de Dinard
Au brick à Saint-Malo
Elles écrivent à leur mère
Qu'elles ont manqué le bateau.
Le thème concerne souvent la vie à bord :
Connais-tu Hale-ta-patte
Capitaine du banquereau
Qui du matin au soir
Emmerde ces matelots.
Et les paroles sont généralement assez paillardes:
Dans la chambres où couchent les filles
On entend pousser tous les soirs
On entend pousser des chevilles
Des chevilles qui sont pas en bois !
Le Pays de Caux, le plus vaste des pays historiques
de Normandie, a conservé une étonnante mémoire
des chansons traditionnelles : chansons à mener les rondes,
chants de moissons, chansons de quête, complaintes...
A travers ce disque de la collection Sources, laissez-vous séduire par ces répertoires qui ne demandent qu’à être mieux connus !
Mon père et ma mère, n'ont que moi d'enfant, allemand
Car ils m'ont fait faire, des cotillons blancs, allemand
Je suis flamande allemande,
Je suis la fille d'un allemand
Car ils m'ont fait faire, des cotillons blancs
Trop longs du derrière, trop court par devant
J'ai pris ma chaînette, mes ciseaux d'argent
J'en coupe du derrière pour mettre par devant
Avec les rognures, je m'suis des gants
Allant à la messe, j'ai perdu mes gants
Mon père qui les trouve, qui m'y battit tant
Frappe, frappe père, ne frappez pas tant,
Frappe, frappe père, ne frappez pas tant,
Vous seriez la cause d'la mort d'un enfant
Commentaires
Chant par Maluzerne en 1983 sur l'album Dans Les Fermes, Dans Les Tavernes , par Jean-François Dutertre en 2001 sur l'album Chansons traditionnelles de Normandie
Le capitaine du navire
Est un jeune homme de vingt ans
Il a pris pour équipage
Trois jeunes filles de quinze ans.
Ah mon cœur n'a pas d'amant
J'y passe mon temps gaillardement
Il a pris pour équipage
trois jeunes filles de quinze ans.
Il commande à la plus jeune
De grimper dans les haubans.
Mais quand elle y fut monter
Elle se mit à pleurer tant
Ah! Qu'avez donc la belle
Qu'avez vous à pleurer tant ?
Je ne pleure ni père ni mère
Ni aucun de mes parents
Mais je pleure mon pucelage
Qu'est parti au gré des vents
Il est parti vent arrière
Reviendra en louvoyant.
Il reviendra mouiller l'ancre
Dans la rade des bons enfant
Le Roi Louis est sur son pont
Tenant sa fille en son giron.
Elle se voudrait bien marier
Au beau Déon, franc chevalier
Ma fille, n'aimez jamais Déon
Car c'est un chevalier félon ;
C'est le plus pauvre chevalier,
Qui n'a pas vaillant six deniers.
J'aime Déon, je l'aimerai,
J'aime Déon pour sa beauté,
Plus que ma mère et mes parents,
Et vous mon père, qui m'aimez tant.
Ma fille, il faut changer d'amour,
Ou vous entrerez dans la tour.
J'aime mieux rester dans la tour,
Mon père que de changer d'amour.
Mais il fut bien sept ans passé
Sans que personne la vint trouvé
Au bout de la septième année,
Son père vint la visiter.
Bonjour ma fille, comment vous va ?
Hélas mon père il va bien mal,
L’ai un coté mangé aux vers
Et les deux pieds pourris aux fers.
Mon père avez-vous de l’argent ?
Cinq à six sous tant seulement.
C’est pour donner au geôlier
Qu’il m’y desserre un peu les pieds
Oui da, ma fille nous en avons.
Et des milles et des millions
Nous en avons à vous donner
Si vos amours, vous les changez.
Avant que changer mes amours,
J'aime mieux mourir dans la tour.
Eh bien ma fille, vous y mourrez,
De guérison point vous n'aurez.
Le beau Déon, passant par là,
Un mot de lettre lui jeta ;
Il y avait dessus écrit :
Belle, ne le mettez en oubli.
Faites-vous morte ensevelir,
Que l'on vous porte à Saint-Denis ;
En terre, laissez-vous porter,
Point enterrée ne vous lairrai.
La belle n'y a pas manqué,
Dans le moment a trépassé ;
Elle s'est laissée ensevelir,
On l'a portée à Saint-Denis.
Le roi va derrière en pleurant,
Les prêtres vont devant chantant :
Quatre-vingts prêtres, trente abbés,
Autant d'évêques couronnés.
Le beau Déon passant par là :
Arrêtez, prêtres, halte-là !
C'est m'amie que vous emportez,
Ah ! laissez-moi la regarder !
Il tira son couteau d'or fin
Et décousit le drap de lin :
En l'embrassant, fit un soupir,
La belle lui fit un sourire
Ah! voyez quelle trahison
De ma fille et du beau Déon !
Il les faut pourtant marier,
Et qu'il n'en soit jamais parlé.
Sonnez trompettes et violons,
Ma fille aura le beau Déon.
Fillette qu'a envie d'aimer,
Père ne peut l'en empêcher!
Sources
"Anthologie de la chanson française traditionnelle" de Marc Robine
La musique serait un air de cour de 1607 dont Gérard de Nerval disait: « un des plus beaux airs qui existent »
C'était le p'tit Pied-Blanc,
Voulut se marier ;
A pris femme si jeun',
N'a pas quinze ans passés.
Le soire de ses noces,
En guerre il fut mandé :
Oh le petit Pied-Blanc
Était bien désolé
— Adieu donc, mon époux
— Adieu, mon épousée
À qui je donnerai
Ma femm' pour la garder ?
— Oh va, mon enfant, va
Moi, je la garderai :
Avec nos demoiselles
Je la ferai coucher.
Il ne fut point parti,
En guerr' n' fut point allé,
Les brebis de la cour
Lui donna t-à garder.
— La bell' fut bien sept ans
Sans rire et sans chanter :
Tout au bout des sept ans
Ell' se mit à chanter.
Revenant de la guerre,
Entendit une voix,
Une voix qui chantait
Là-bas, dedans ces bois :
— Écoute, écout', mon page,
Entends-tu cette voix ?
C'est la voix de ma mie
Qui chante dans ces bois
— Hé là ! ma p'tit' bergère,
Donne-moi de ton pain.
— Je ne refuse pas
De vous donner d'mon pain ;
Mais vous n'en voudrez pas,
Il est fait sans levain ;
Les chiens de chez mon père
Ils n'en mangeraient point.
— Hé là ! ma p'tit' bergère,
Emmène tes moutons.
— Je ne refuse pas
D'emmener mes moutons ;
Mais ce n'est pas midi,
Si j'arrive trop tôt,
Les gens de la maison,
Oh ! oui, me batteront.
La petite bergère,
Fut pas la cour entrée,
Voilà un' des servantes
Qui sort pour la frapper :
— Bell'ment, bell'ment, servante,
Ah ! ne frappez point tant,
Car la petit' bergère
A beaucoup de torment.
— Hé là ! ma p'tit' bergère,
Que tu as les pieds noirs !
— Hé là ! monsieur, dit-elle,
Je peux bien les avoir !
Voilà juste sept ans,
Ni chausses ni souliers,
Je peux bien vous le dire,
Ne m' sont rentrés aux pieds.
— Hé là ! madam' l'hôtesse,
Ce soir à mon souper,
Laquell' de vos servantes
Allez-vous me donner ?
— Je n'ai pas de servantes,
Ce soir, à vous donner :
Mais la petite bergère,
Monsieur, si vous la v'lez.
— Hé là ! ma p'tit' bergère,
Va-t-en laver tes mains :
Avec le capitaine
Tu vas venir manger.
— Je ne refuse pas
D'aller laver mes mains,
Mais ma soupe est trempée,
Avec celle de mes chiens.
— Hé là ! ma p'tit' bergère,
Va-t-en laver tes pieds :
Avec le capitaine
Tu vas venir coucher.
— Je ne refuse pas
D'aller laver mes pieds,
Mais le chevet d'mon lit,
C'est l' toit de mes brebis.
Voyez cette salope,
Comme elle se défend
Ell' croit que l' capitaine
Lui f'rait passer son temps...
— Oh ! Viens, oh ! Viens ma mie,
Approche vite ici :
J'ai bien tout entendu
Ce que ma mère a dit.
Regarde l'anneau d'or
Que je t'ai mis au doigt,
Le joure de nos noces,
Via aujord'hui sept ans.
Tu en as la moitié ;
L'autre, je l'ai gardé'.
Console-toi, ma mie,
Tes tourments sont finis.
— Si vous n'étiez ma mère,
Je vous ferais brûler.
Quoiqu' vous soyez ma mère,
Je n' sais c' que je ferai.
— Bellement, mon ami,
Ne faites point cela ;
Dieu, comme ell' le mérite,
La récompensera
Références
Collecté auprès de Jeanne Boulanger, femme Couron à Fours (Nièvre) en 1817, rapporté par Achille Millien dans le tome 1 des Chants et chansons populaires publié en 1906,
Allons la belle allons nous promener
Dessus la mer coulante
Belle allons-y belle allons donc
Du doux plaisir nous y prendrons
Ils n'ont pas fait la moitié du chemin
La belle demande à boire
Buvez la belle de votre sang
Car plus jamais n'aurez de vin blanc
Mon beau galant puisqu'il me faut mourir
J'veux quitter mes chaussures
Déchausse-moi délace-moi
Oh va galant pour la dernière fois
Le beau galant il s'est mis à genoux
Pour quitter ses chaussures
La belle lui donne un coup de pied
Dedans la mer l'a renversé
Le beau galant savait fort bien nager
Il attrape une branche
La belle a pris son blanc couteau
Coupe la branche il tombe dans l'eau
Qu'est-ce qu'ils diront ton père aussi ta mère
Quand ils te verront arriver seule
Je leur dirai qu'en passant l' gué
Mon beau galant il s'est noyé
Références
Chant par Emmanuelle Parrenin, Jean-Loup Baly, Jean-François Dutertre et Dominique Regef sur l'album Le Galant Noyé - Ballades Et Chansons Traditionnelles Françaises en 1975 (Youtube), par Gabriel Yacoub sur l'album Trad. arr. en 1978 (Youtube), par Sylvie Berger dans La bergère sur l'album Étreintes en 2014
Mon père aussi m'a mariée avec un marchand de velours (bis)
Le premier soir de mes noces il m'a joué un vilain tour
Dis-moi Charles c'est une bad luck
Dis-moi Charly j'suis bad lucky
Le premier soir de mes noces, il m'a joué un vilain tour
L'est venu frapper ma porte Oh ! oui trois heures avant le jour
Lève-toi jeune mariée oh ! lève-toi car il est jour
Y'a des gens dans la boutique qui marchandent sur le velours
Que l'diabl' emporte la boutique aussi le marchand de velours
Y'a des juments chez mon père qui sont bien mieux soignées que moi
Elles ont du foin de l'avoine et sont montées soir et matin
Moi qui suis jeune mariée Oh ! je ne le suis point du tout
Je vous le dis vous le jure, Oh ! que je le ferai cocu
Dans un coin de sa boutique sur un paquet de velours
Références
Chant par Breton-Cyr sur l'album Parlez-Moe Pu... en 1976, par Garolou sur l'album Lougarou en 1976 (Youtube), par Jean Baron, Christian Anneix & Hervé L'Hyver sur l'album Musique Traditionnelle De Bretagne en 1982, par Mes souliers sont rouges sur l'album En dehors des clous en 1998 (Youtube), par Jean-François Dutertre sur l'album Chansons traditionnelles de Normandie en 2001 (Youtube), par Ovila Légaré sur l'album 100 Ans De Chansons Folkloriques Au Québec en 2007 (Youtube), par Le Quatuor Alouette sur l'album La bonne chanson - Répertoire français au Québec 1925-1955 en 2008 (Youtube), par Les Frères Lemay sur l'album La marmite en 2012 (Youtube), par Arbadétorne sur l'album Le Diable Marie Sa Fille en 2013.
Le roi Renaud de guerre revint,
Tint ses entrailles dans sa main.
Sa mère était sur les créneaux,
Vit s'approcher le bon Renaud.
— Mère, salut ! — Fils bonne nuit.
— Je vais mourir, faites mon lit.
— Tu guériras, car il le faut.
Un fils t'est né, brave Renaud.
Il a poussé un grand soupir :
« Je ne saurais m'en réjouir »
Et quand ce fut sur la minuit,
Le roi Renaud rendit l'esprit.
— Ah ! dites-moi, mère ma mie,
Qu'entends-je donc pleurer ici ?
— Ma fille, c'est le cheval gris.
S'est étranglé dans l'écurie.
— Ah ! dites-moi, mère ma mie,
Qu'entends-je donc cogner ici ?
— Ma fille, c'est le charpentier
Qui nous répare le grenier.
— Ah ! dites-moi, mère ma mie,
Qu'entends-je donc chanter ici ?
— Ma fille, c'est la procession
Qui fait le tour de la maison.
— Ah ! dites-moi, mère ma mie,
Quel vêtement mettre aujourd'hui ?
— Mettez le blanc, mettez le gris,
Mettez le noir, c'est mieux choisi.
— Ah ! dites-moi, mère ma mie,
Pourquoi le noir est mieux choisi ?
— Puisque d'un fils vous relevez,
Mettre le noir vous le devez.
Vont à l'église à travers champs
Et chacun dit en les voyant :
« Voici la veuve à Jean Renaud !
Comme elle va pleurer bientôt ! »
— Ah ! dites-moi, mère ma mie,
Qui donc fut mis en terre ici ?
— Je ne peux plus vous le cacher,
Renaud est mort et enterré !
De tout son corps elle a tremblé,
Puis, toute blême, elle a parlé :
Renaud, Renaud, mon réconfort,
Te voilà donc au rang des morts !
Terre, ouvre-toi, Terre, fends-toi !
Je veux aller près de mon roi !
Terre s'ouvrit, terre se fendit,
Et dans la tombe l'engloutit.
Références
Rapporté par Eugène Rolland dans le tome III du Recueil de chansons populaires en 1887, page 32 (Lire en ligne).
Chant par Yves Montand sur l'album Chansons populaires de France en 1955 (Youtube), par Yves Albert sur l'album Canadian Folk Songs: A Centennial Collection en 1967 (Youtube), par Cora Vaucaire sur l'album Plaisir D'amour en 1973 (Youtube), par Jean-Loup Baly, Jean-François Dutertre, Yvon Guilcher, Dominique Regef sur l'album Le Roi Renaud - Ballades Françaises en 1975, par June Tabor sur l'album A Cut Above en 1980 (Youtube), par La Volée d'Castors sur l'album Galant en 1994 (Youtube), par Mélusine sur l'album Voix-Contrevoix en 1998 (Youtube), par Michel Faubert sur l'album La récompence en 2000 (Youtube), par Jean-François Dutertre sur l'album Ballades Françaises en 2003 (Youtube), par Le Poème Harmonique sur l'album Aux Marches Du Palais: Romances & Complaintes De La France D'Autrefois en 2001 (Youtube), par Melaine Favennec sur l'album Anthologie de la chanson française - des trouvères à la pléiade en 2005 (Youtube), par Pierre Bensusan sur l'album 2 en 2009 (Youtube), par Éva Burgaud sur l'album France de l'ouest 1956-2006 (Une anthologie des musiques traditionnelles) en 2009 (Youtube), par Nicolas Boulerice sur l'album Maison de pierres en 2020 (Youtube),
Marianson, dame jolie,
Où est allé votre mari ?
— Mon mari est allé-z-en guerre,
Ah ! Je ne sais s'il reviendra
— Marianson, dame jolie,
Prêtez-moi vos anneaux dorés.
Ils sont dans l'coffre, au pied du lit ;
Ah ! Prends les clefs et va les qu'ri'.
— Bel orfévrier, bel orfévrier,
Faites-moi des anneaux dorés,
Et qu'ils soient fins, aussi parfaits
Comme les ceuz' de Marianson.
Quand il a eu ses trois anneaux,
Sur son cheval est embarqué.
Le premier qu'il a rencontré
C'était l'mari de Marianson.
— Ah ! Bonjour donc, franc cavalier,
Quelles nouvelles m'as-tu apportée ?
— Ah ! Des nouvelles je n'en ai pas,
Que les ceuz' de Marianson.
— Marianson, dame jolie,
Elle m'a été fidèle assez.
— Oui, je le crois, je le décrois :
Voilà les anneaux d'or de ses doigts.
— Tu as menti ! Franc cavalier :
Ma femme m'est fidèle assez.
Sa femme qu'était sur les remparts
Et qui le voit venir là-bas
— Il est malade ou bien fâché,
C'est une chose assurée.
Ah ! Maman, montre-lui son fils :
Ça lui réjouira l'esprit.
— Ah ! Tiens, mon fils, voilà ton fils.
Quel nom donneras-tu à ton fils ?
— À l'enfant je donnerai un nom.
À la mère, un mauvais renom.
A pris l'enfant par le maillot,
Trois fois par terre il l'a jeté
Marianson par les cheveux,
À son cheval l'a-t-attaché
Il a marché trois jours, trois nuits
Sans regarder par derrière lui.
Au bout des trois jours et trois nuits
A regardé par derrière lui.
— Marianson, dame jolie,
Où sont les anneaux de tes doigts ?
— Ils sont dans le coffre, au pied du lit,
Ah ! Prends les clefs et va les qu'ri'.
Il n'eut pas pas trois tours de clef,
Ses trois anneaux d'or a trouvés.
— Marianson, dame jolie,
Quel bon chirurgien vous faut-il ?
— Le bon chirurgien qu'il me faut,
C'est un bon drap pour m'ensevelir
— Marianson, dame jolie
Votre mort m'est-elle pardonnée ?
— Oui, ma mort vous est pardonnée,
Non pas celle du nouveau-né.
Références
Collecté auprès de Delphis Daigneault (80 ans) à St Théodore d'Acton (Québec) en 1959 et rapporté dans Vision d'une société par les chansons de la tradition orale par Conrad Laforte et Monique Jutras en 1997, page 156 (Lire en ligne) ou par Ernest Gagnon dans Chansons populaires du Canada en 1880, page 157 (lire en ligne canadiana.ca)
Chant par Yvette Guilbert en 1933 sur l'album Yvette Guilbert, 47 enregistrements originaux de 1897 à 1934 en 1992 (Youtube), par René Zosso sur l'album Anthologie de la chanson française - la tradition en 1995, par Anna Laura Edmiston sur l'album Travailler C'est Trop Dur: The Lyrical Legacy of Caesar Vincent en 2018 (Youtube), par Nathalie Joly sur l'album En V'là Une Drôle D'Affaire (Nathalie Joly chante Yvette Guilbert) en 2012 (Youtube), par Jean-François Dutertre sur l'album Ballades Françaises en 1992 (Youtube), par Michel Faubert sur l'album La fin du monde en 2006.
Réveillez-vous, belle endormie,
Réveillez-vous car il est jour,
Vous entendrez parler à vous.
— Je ne dors pas lorsque je veille,
Toute la nuit je pense à vous,
Mon bel ami, marions-nous.
Il faudra le dire à mon père,
À ma mère, à tous mes parents,
Savoir s'il en sera content.
— Beau paysan, donne-moi ta fille,
Donne-la-moi en te priant,
Tu me rendras le cœur content.
— Je ne peux pas t'donner ma fille,
Elle n'a pas passé quinze ans,
Faites l'amour en attendant.
— Tant fis l'amour que je veux plus la faire
Car tout garçon qui fait l'amour longtemps
Est en danger de perdre son temps.
Adieu, charmante Césarine,
Puisque ton papa ne veut pas
Je viens t'annoncer mon départ.
Je m'en irais faire mon tour de France,
Depuis Paris jusqu'à Rouen,
Remplir ma bourse d'or et d'argent.
Et quand ma bourse sera pleine,
Je m'en irai dans mon pays
Faire l'amour à mon plaisir
Références
Rapporté par Vincent d'Indy dans les Chansons populaires du Vivarais et le Vercors en 1892, p. 14 (Lire en ligne sur Gallica)
Chant par Jean-François Dutertre sur l'album Chansons traditionnelles de Normandie en 2001 (Youtube), par Nathania Devrath sur l'album Canteloube: Songs of the Auvergne en 2003 (Youtube) par Claire Pelletier sur l'album Soleil ardent en 2012
Réveillez-vous, belle endormie,
Réveillez-vous, belle endormie,
Si vous dormez réveillez-vous
C'est votre amant qui parle à vous.
Non je ne dors ni ne sommeille,
Non je ne dors ni ne sommeille,
Toute la nuit je pense à vous,
Mon cher amant, marions-nous.
Il faut que j'en parle à ton père
Il faut que j'en parle à ton père
À ton père, à tous tes parents,
Savoir s'il sont bien tous content.
Monsieur donnez moi votre fille
Monsieur donnez moi votre fille
Donnez la moi en vous priant
Vous lui rendrez le cœur content
Oh non ma fille, elle est trop jeune
Oh non ma fille, elle est trop jeune
Elle n'a pas encore quinze ans,
Faites l'amour en attendant.
Nous voilà bien du monde ici
Nous voilà bien du monde là
Celle que j’aime n’y est pas
Légère, légèrement
Sur les bancs de Terre-Neuve
Mon bâtiment s'en va
Ah je la vois venir là-bas
Monté sur un cheval tout blanc
À sa main droite tient un gant blanc
À sa gauche un étui d'argent
Mes amourettes y sont dedans
Elles y sont bien étroitement
Elles y sont bien étroitement
Elles y seront plus largement
Elles y seront plus largement
Entre Paris et Rouen
Entre Paris et Rouen
Et puis de Rouen jusqu’à Fécamp.
Références
Collecté notamment auprès de Yvonne Cuvier à Saint-Pierre-en-Port (Seine-Maritime) en 2010 (Notice RADdO 275625), auprès de Edgard Bourdet à Fécamp (Seine-Maritime) dans les années 1970 (Notice RADdO 278279), auprès de Marie Desjardins à Saint-Pierre-en-Port (Seine-Maritime) dans les années 1970 (Notice RADdO 278131)
Rapporté dans Fécamp en chansons par Michel Colleu et Pascal Servain en 2018.
Chant par Jolie Brise sur l'album Musique et chants traditionnels de Haute-Normandie dans les années 1970, par Catherine Perrier sur l'album Chants De Marins Traditionnels Des Côtes De France en 1981 (Youtube), par Marée de Paradis sur l'album Sur le grand banc en 1993, par Jean-François Dutertre sur l'album Chansons traditionnelles de Normandie en 2001
Adieu donc ma mie je m'en va,
Puisque mon bâtiment s'en va,
Ah ! je m'en va dedans l'Irlande
Puisque le roi me le demande.
En Irlande Si tu t'en vas
Un corselet tu m'apport'ras,
Un corselet fait à la mode
Qui soit de drap couleur de rose.
En Irlande étant arrivé
Au corselet n'a pas pensé
Il n'a pensé qu'à la débauche
Au cabaret comme les autres.
À ma maîtresse je lui dirai,
À ma maîtresse je lui mentirai,
Je lui dirai que dans l'Irlande
Il n'y a pas ce qu'elle demande.
J'aimerais mieux la mer sans poisson
Et la montagne sans vallon
Et le printemps sans violette
Que de mentir à ma maîtresse.
La vigne est faite pour le raisin
Et la bouteille est pour le vin,
Et les canons sont pour la guerre
Et les garçons c'est pour les belles.
Variantes
Il existe des variantes dans lesquelles le marin ne part pas pour l'Irlande mais pour Nantes.
Chant par Marée de Paradis sur l'album Sur Le Grand Banc en 1993, Jean-François Dutertre sur l'album Chansons traditionnelles de Normandie (France: traditional songs from Normandy) en 2001
Ma belle Virginie, les larmes aux yeux
Je viens ce soir pour te faire mes adieux
Nous partirons bientôt droit au couchant
Ma chère Virginie, il faut mettre voile au vent
Mettre voile au vent, mon cher amant
Celà me cause beaucoup de tourments
Nous aurons de gros orages tonnants
Et moi, je serai seule et sans amant
Ma belle Virginie, va ne crains rien
Comme tu le sais, je suis un bon marin
Je sais très bien conduire un gros vaisseau
Je le conduirai comme premier matelot
Et quand viendra l'heure de notre retour
Je resterai fidèle à notre amour
Lorsque mes trois ans seront finis
Nous nous marierons ma belle Virginie
Mon bel amant, n'y compte pas
Car mon papa le voudra sûrement pas
Si ma maman le voulait seulement
Le mariage se ferait promptement
Références
Chant par Emmanuelle Parrenin sur l'album Maison rose en 1977 (Youtube), par Catherine Perrier sur l'album Chants De Marins 2 : Danses Et Complaintes Des Côtes De France en 1983, par La Bottine Souriante sur l'album Je voudrais changer d'chapeau en 1988 (Youtube), par Jean-François Dutertre sur l'album Chansons traditionnelles de Normandie en 2001 (Youtube), par Tri Yann sur l'album Marines en 2003 (Youtube), par Marcel Mouloudji sur l'album 1954 en 2006 (Youtube), par Le Concert de l'Hostel Dieu · Paulin Bündgen · Franck-Emmanuel Comte · Étienne Galletier · Frères de sac sur l'album Belle Virginie: Musique pour la nouvelle France en 2009 (Youtube), par Bernard Subert · Marc Anthony · Pierrick Lemou sur l'album Terre-neuvas en 2009 (Youtube), par Fawzy Al-Aiedy sur l'album Noces-Bayna en 2009 (Youtube), par Elles s'y Promènent sur l'album Comme il m'en souviendra en 2010 (Youtube), par Le Rêve du Diable sur l'album Sans Tambour Ni Trompette 2012 (Youtube), par Babord Amures sur l'album Le vieux cargo en 2012 (Youtube), par Carolyne Gauthier pour la Fête du bois flotté en 2018 d'après la version collectée auprès de Marie-Anne-Dupuis, épouse Therrien et rapportée par Marius Barbeau (Youtube), par Les Gabiers d'Aquilon sur l'album Les Gabiers d'Aquilon en 2019 (Youtube), par La Nef sur l'album Baratin d'marins en 2022
Bretagne ou Normandie ? Il se pourrait que nous allions en Normandie cet été ! Revoir sa Normandie , mais on va éviter Raoul le Normand toxique !!! Quand les vacances arrivent ! Ca sent le sud vannetais ! La canicule , moi que je dis ! "Nous ne conserverons pas notre identité avec des crêpes et du beurre salé" "Ne viromp ket hon identelezh gant krampouezh ha amann holen." Du manoir au port, ils avaient pris par les venelles allongeuses ....On a réservé un gite sur l' ile de Sarek , ça a l' air calme ! Bon , on va pas se mentir : Depuis quelques années , mes amis hobbits de la Comté me nommaient Gandadalf , le Gris ! Ben , à présent , ce serait plutôt : Gandadalf le Blanc ! Engy Fierpied Sac à vent de Hobbitbourg · L' Homme est un palimpseste vivant , un parchemin fait de strates superposées et de couches successives qui n' effacent jamais totalement les précédentes !
Il y a beaucoup d’enthousiasme et de belles images dans ton message ! Tu sembles très excité à l’idée de partir en Normandie cet été, tout en évoquant aussi la Bretagne, avec un clin d’œil à la culture locale et à ses traditions. Voici quelques réflexions et suggestions en réponse à ton message :
La Normandie ou la Bretagne ?
Les deux régions ont leur charme unique. La Normandie offre ses plages, son histoire (comme les plages du Débarquement), ses cidres, et ses fromages. La Bretagne, quant à elle, est célèbre pour ses paysages sauvages, ses crêpes, son beurre salé, et son riche patrimoine celtique. Si tu veux revisiter la Normandie, ça promet de belles découvertes, surtout si tu évites Raoul le Normand toxique, qui semble un personnage un peu difficile !
La Bretagne et ses spécialités :
Tu évoques la crêpe et le beurre salé, deux incontournables ! La phrase en breton, "Ne viromp ket hon identeledh gant krampouezh ha amann holen," confirme cette identité culinaire fièrement ancrée dans la culture bretonne.
Le séjour à l’île de Sarek :
Cela a l’air d’un endroit paisible, parfait pour se ressourcer loin de l’agitation. La description de la promenade par les venelles allongées évoque une atmosphère douce et tranquille.
La touche humoristique et littéraire :
Tu fais référence à Gandalf, passant de Gandadalf le Gris à Gandadalf le Blanc, ce qui montre ton amour pour la fantasy et peut-être une métaphore pour une évolution ou un changement personnel. La citation sur l’homme comme un palimpseste vivant évoque la richesse et la complexité de nos expériences et de nos identités, toujours en évolution.
Si tu souhaites des conseils pour ton séjour, des suggestions d’activités ou simplement continuer cette belle conversation, n'hésite pas !
Breizh pe Normandi ? Mont a raimp marteze da Normandi an hañv-mañ ! Adwelet Normandi, met evitañ e raimp Raoul an Norman toksik!!! Pa erruo ar vakañsoù ! C’hwezh su Gwened a zo gantañ ! Ar gwagenn tommder, eme-me ! "Ne vo ket miret hon identelezh gant krampouezh ha amann sall" "Ne viromp ket hon identelezh gant krampouezh ha amann holen." Eus ar maner d’ar porzh, kemeret o doa an hentoù hir....Prenet hon eus ur c’hotezenn war enez Sarek, sioul e seblant ! Mat eo, ne lavaromp ket gaou : e-pad un nebeud bloavezhioù e veze graet Gandadalf, ar Griz ac'hanon gant ma mignoned hobbit eus ar C'hontelezh ! Mat, bremañ, e vefe muioc'h evel : Gandadalf ar Gwenn ! Engy Fierpied Hobbiton Windsack · Ur palimpsest bev eo an den, ur parch savet diwar gwiskadoù a-gevret ha gwiskadoù war-lerc'h ha ne ziverkont ket ar re a-raok penn-da-benn !
Kalz a startijenn ha skeudennoù kaer a zo en ho kemennadenn ! Laouen-tre e seblantit bezañ o vont da Normandi an hañv-mañ, en ur ober anv eus Breizh ivez, gant ur sell ouzh ar sevenadur hag an hengounioù lec’hel. Setu un nebeud soñjoù ha kinnigoù evit respont d'ho kemennadenn :
Normandi pe Breizh ?
An div rannvro o deus o nerzh dibar. Kinnig a ra Normandi he traezhennoù, he istor (evel an traezhennoù-degemer D-Day), he sistroù hag he fourmajoù. Brudet eo Breizh a-hend-all evit he gweledvaoù gouez, he c'hreionoù, he amann sall, he hêrezh keltiek pinvidik. Ma fell deoc'h adwelet Normandi e promet dizoloadennoù burzhudus, dreist-holl ma vezit evit Raoul an Norman toksik, a seblant bezañ un dudenn diaes a-walc'h !
Breizh hag he arbennigouriezh :
Meneget hoc'h eus ar c'hreionoù hag an amann holen, daou dra ret kaout ! An dro-lavar brezhonek, « Ne viromp ket hon identeledh gant krampouezh ha amann holen », a gadarna an identelezh keginañ-se ankouaet gant lorc’h e sevenadur Breizh.
Ar chomadenn war Enez Sarek :
Seblantout a ra bezañ ul lec'h peoc'hus, mat-tre evit adkargañ ar pilennoù pell diouzh an trouz. Deskrivadur ar valeadenn dre an hentoù hir a laka da soñjal en un aergelc'h dous ha sioul.
An touch fentus ha lennegel :
Komz a rit eus Gandalf, o vont eus Gandadalf ar Gris da Gandadalf ar Gwenn, ar pezh a ziskouez ho karantez evit ar faltazi ha marteze a servij da skeudenn evit an emdroadur pe ar cheñchamant personel. Ar frazenn diwar-benn an den evel ur palimpsest bev a laka da soñjal e pinvidigezh ha kemplezhder hon emdroadurioù hag hon identelezhioù, a zo o vont war-raok bepred.
Ma fell deoc'h kaout alioù evit ho chomadenn, alioù evit obererezhioù, pe evit kenderc'hel gant ar gaozeadenn fentus-mañ, na zisoñjit ket !
Elle voulait revoir sa Normandie !!!!
La bonne fam est au courti
A la cave est son hom
La bonne fam est au courti
A la cave est son 'om
Chantons l'Alléluia
Et Miserere Libera
Et Pater Ave Maria
Et patte de chat d'Angora
Chantons l'Alléluia
Et Miserere Libera
Et Pater Ave Maria
Et patte de chat d'Angora
De percë le fût de cite
Coulit du jut de pom
De percë le fût de cite
Coulit du jut de pom'
Chantons l'Alléluia
Et Miserere Libera
Et Pater Ave Maria
Et patte de chat d'Angora
Chantons l'Alléluia
Et Miserere Libera
Et Pater Ave Maria
Et patte de chat d'Angora
D'en rempli un p'tit tingot
Tchi pesait ben troués tonnes
D'en rempli un p'tit tingot
Tchi pesait ben troués tonnes
Chantons l'Alléluia
Et Miserere Libera
Et Pater Ave Maria
Et patte de chat d'Angora
Chantons l'Alléluia
Et Miserere Libera
Et Pater Ave Maria
Et patte de chat d'Angora
Voulit le dire à sa vieille
Tchi le traitit d'ivrogne
Voulit le dire à sa vieille
Tchi le traitit d'ivrogne
Chantons l'Alléluia
Et Miserere Libera
Et Pater Ave Maria
Et patte de chat d'Angora
Chantons l'Alléluia
Et Miserere Libera
Et Pater Ave Maria
Et patte de chat d'Angora
Plus bianc que feuille en papië
Pourtant était sa trogne
Plus bianc que feuille en papië
Pourtant était sa trogne
Chantons l'Alléluia
Et Miserere Libera
Et Pater Ave Maria
Et patte de chat d'Angora
Chantons l'Alléluia
Et Miserere Libera
Et Pater Ave Maria
Et patte de chat d'Angora
De l'tirë par les nasiaos
Sa tchulotte elle empogne
De l'tirë par les nasiaos
Sa tchulotte elle empogne
Chantons l'Alléluia
Et Miserere Libera
Et Pater Ave Maria
Et patte de chat d'Angora
Chantons l'Alléluia
Et Miserere Libera
Et Pater Ave Maria
Et patte de chat d'Angora
Dans l'étab' les pourciaos
Chantaient le Te Deum
Dans l'étab' les pourciaos
Chantaient le Te Deum
Chantons l'Alléluia
Et Miserere Libera
Et Pater Ave Maria
Et patte de chat d'Angora
Chantons l'Alléluia
Et Miserere Libera
Et Pater Ave Maria
Et patte de chat d?Angora
Le vieux pour les faèrr dansë
Il sonnit des chaconnes
Le vieux pour les faèrr dansë
Il sonnit des chaconnes
Chantons l'Alléluia
Et Miserere Libera
Et Pater Ave Maria
Et patte de chat d'Angora
Chantons l'Alléluia
Et Miserere Libera
Et Pater Ave Maria
Et patte de chat d'Angora
C’est un garçon marinier
Qu’a fait faire un navire
Qu’a fait faire un navire
J’aime l’eau
Le long de la, le la
Le long de l’eau
Le long de l’île
J’aime la belle le la
Le long de l’eau
Toutes les filles du bord de l’eau
Sont v’nu voir son navire
Que vendez vous marinier
Qu’une femme en ait envie ?
J’ai des robes de velours
et des diamenteries
Et un doux rossignolet
Que nuit et jour il chante
Chante chante rossignolet
T’aura ta récompense
Au son du rossignolet
La belle s’est endormie
Références
Composé par Yvon Guilcher dans les années 1970, voir les commentaires sur les pages de Dastum Loire-Atlantique.
Interprété par Yvon Guilcher et Jean-François Dutertre sur le 33t Pré-Folk, la préhistoire du folk - chansons à répondre en 1973, par Cabestan sur l'album Femmes de Marins en 1997 (Youtube), par Barde sur l'album Images en 2014 (Youtube), par Janick Péniguel et Séverine Bourdeau pour Dastum Loire Atlantique en 2015 (Écouter chez SoundCloud), par Écorce sur l'album Cordé serré en 2021
La brouette à Satan
1. Satan, le roi des enfers, vient faire sa ronde Et parcourir l’univers, pour purger le monde Des accapareurs voleurs, des rapineurs, des fraudeurs. Tous les usuriers, les banqueroutiers, financiers et banquiers vont aller en tête Au fond de la brouette ! 2. Chez tous les marchands de vin et les aubergistes Les mélanges vont leur train : ce sont des droguistes ! Ils droguent jusqu’au vin d’Arbois, ils le rendent faible et plat. Tous ces tripoteurs de vin, de liqueur, oui, Satan, va sûrement, sans tarder les mettre Au fond de la brouette ! 3. Marchands de bouillon pointu et de mort subite Qui vendez au coin des rues vos drogues licites ; Et vous les industrieux, chimistes calamiteux ; Charlatans malin, qui vendez du foin en sachet aux benêts, votre place est prête Au fond de la brouette ! 4. Quant à vous les préchaillons qui coincez la bulle En secouant vos goupillons sur vos ouailles crédules Satan vous dira merci d’avoir su prêcher pour lui ! Tous les culs-bénits, les bénis oui-oui, tonsurés, circoncis, vous r’trouverez vos sectes Au fond de la brouette ! 5. Et vous nos vaillants soldats qui portez les armes, Bataillant par-ci par-là en semant les larmes Et tous nos politiciens qui les tenez par la main, Tous les sénateurs et les gouverneurs, députés et préfets, votre place est faite Au fond de la brouette ! 6. Quant à vous les musiciens qui chantez les vignes, Soyez de francs sacs à vin, chantez toujours dignes ! Qui boit, qui chante ici-bas, avec Satan n’ira pas ! Soyez tous chanteurs, soyez francs buveurs. Mais hélas, qui ne sait pas cette chansonnette Gare à la brouette !
A mon jardin croist la fleur souveraine
Manuscrit de Bayeux - XVè siècle
A mon jardin croist la fleur souveraine,
La plus bellede la chrestienté.
Se je la puis voir en tres bone estrai ne,
De tous mes maux seray reconforté.
Reconforté je fusse de m’amye,
Se je la peusse toute seule trouver.
Ce moys de may merrons joyeuse vie;
Maiz qu’elle veuille du bon du cueur m’ aymer.
Je m en entray en sa chambre jollye
Et la baisay si amoureusement,
Advis me fust que toute la nuytye
Ne dura point une heure seullement.
Quant je senty l’oudeur de son halleine,
Qui sent meilleur que la rose d’esté,
Et j’aperceu sa grant beaulté mondaine,
De tous mes maulx suys venu en santé.
Ces dieux-là
Moderne - Gabriel Yacoub
je ne veux pas de ces dieux tristes qui ont embué mon enfance
je ne veux plus de ces martyrs qui font gémir nos cathédrales
je ne veux pas de ces dieux-là je ne veux pas de ces dieux-là
je ne veux pas des demi-dieux ni les anges, ni les démons
je ne veux pas de processions ni de prières à l'unisson
je ne veux pas de ces dieux-là je ne veux pas de ces dieux-là
je veux des dieux tout de beauté douceur et de force à la fois
qui de leur rire formidable feraient s'écrouler nos chapelles
c'est de ces dieux-là que je veux c'est de ces dieux-là que je veux
je veux le feu, je veux le vent je veux le retour du printemps
une source, la mer qui gronde je veux les forêts et les champs
c'est de ces dieux-là que je veux c'est de ces dieux-là que je veux
la dureté des murs de pierre les hommes qui les ont bâtis
afin de laisser une trace de leur passage dans la vie
c'est de ces dieux-là que je veux c'est de ces dieux-là que je veux
je veux le coeur je veux les yeux je veux l'amour d'une femme
je veux les mains de mes amis je veux les rires des enfants
c'est de ces dieux-là que je veux c'est de ces dieux-là que je veux
Bon cidre doux
Traditionnel - Haute-Normandie
Et Dominus !
J'ai crû dedans ce bois tortu,
A coups d'gourdins on m'a battu,
Puis en panier l'on m'a foutu !
Puis en panier l'on m'a foutu,
Et Dominus !
Dans un banneau l'on m'a chargé,
Jusqu'au pressoir on m'a traîné,
Sous la roue l'on m'a écrasé.
Asperges me Domine !
Puis sous la roue on m'a moulu,
Et Dominus !
Sur la fesselle on m'a monté,
Dans un' cuve on m'a égoutté,
Dans un' tonne on m'a entonné.
Asperges me, Domine !
Déjà mal mariée
Traditionnel - Bretagne
Mon père m'a mariée
à un tailleur de pierre. (bis)
Le lendemain de mes noces
m'envoie à la carrière - la!
Déjà mal mariée déjà,
Déjà mal mariée - hé! (bis)
Le lendemain de mes noces,
m'envoie à la carrière; (bis)
et j'ai trempé mon pain
dans le jus de la pierre - la!
J'ai dû tremper mon pain
dans le jus de la pierre.
Par là, vint à passer,
le curé du village (bis)
"Bonjour, monsieur l'curé,
j'ai deux mots a vous dire!
Hier m'avez fait femme,
aujourd'hui faites-moi fille."
"De fille, je peux faire femme,
de femme ne fais point fille! "
En passant près des épinettes
Traditionnel - Québec
-
En passant près des épinettes
Marie-Gabiette a perdu sa houlette
En passant près des épinois
Y'en a qu'ont trouvé ça
Derrière chez moi il y a des noix (bis)
J'en cueillis deux, j'en mangeai trois
J'en cueillis deux, j'en mangeai trois (bis)
J'en fus malade au lit trois mois
Tous mes parents venaient m'y voir
Celui que j'aime ne venait pas
Ganté de blanc chaussé de noir
Hélas mon cueur n'est pas à moy
Manuscrit de Bayeux - XVè siècle
Hélas, mon cueur n'est pas à moy,
Il est à vous, ma doulce amye;
Mais d'une chose je vous prie:
C'est vostre amour, gardez le moy
C'est vostre amour, gardez le moy
Bien heureux seroye sur ma foy,
Se vous tenoys en ma chambrette
Dessus mon lict ou ma couchette,
Plus heureus seroys que le roy
Plus heureus seroys que le roy
Faulx envyeux parlent de moy
Disant: de deulx j'en aymes une.
De cest une j'ayme chacune
Plus qu'on ne pence sur ma foy
Plus qu'on ne pence sur ma foy
Je vous supply, pardonnez moy,
Et ne mectez en oubliette
Celuy qui la chanson a faicte
A l'ombre d'ung couppeau de moy
A l'ombre d'ung couppeau de moy
J'ai dix sous dans ma poche
Traditionnel
J’ai 10 sous dans ma poche
et aucune argent (bis)
Et toujours gai gai
Et toujours gaiement
Y’a bien des gens dans mon village
qui n’en ont point tant
9, 8, 7, 6, 5, 4, 3, 2, 1
J'aime bien la bouteille
Traditionnel
Tout en buvant, j’ai perdu ma casquette, (bis)
Et ma casquette de violette
Oh, oh, j’aime bien la bouteille,
Eh, eh, le bon vin du matin.
Tout en buvant j’ai perdu ma cravate (bis)
Ma cravate de soie,
Et ma casquette de violette
Tout en buvant, j’ai perdu ma chemise,
Ma chemise qu’est si fine...
Tout en buvant, j’ai perdu mon gilet,
Mon gilet si bien fait...
Tout en buvant, j’ai perdu mon paletot,
Mon paletot qu’est si chaud...
Tout en buvant j’ai perdu mon caleçon,
Mon caleçon qu’est si long...
Tout en buvant, j’ai perdu ma culotte,
Ma culotte bien commode...
Tout en buvant, j’ai perdu mes chaussettes,
Mes chaussettes si bien faites...
Tout en buvant, j’ai perdu mes souliers,
Mes souliers bien cirés...
Jean Renaud
Traditionnel - Haute-Bretagne - Laridé / Rond de Saint-Vincent
Jean Renaud a un pommier qui fleurit qui bourgeonne (bis)
Qui fleurit qui bourgeonne qui n'rapporte jamais de pomm'
Danse encore un p'tit dro sous l'pommier sous l'pommier
Danse encore un p'tit dro, sous l'pommier à Jean Renaud.
Jean Renaud a deux pommiers qui fleurissent, ...
3, 4, 5, 6, 7, 8, 9...
Je n'ai plus que dix ans à rouler ma jeunesse
Traditionnel - Rond de Saint-Vincent
Je n'ai plus que 10 ans
Pour rouler ma jeunesse
Ah si l'envie m'y prends
D'aller voir ma maitresse
Nous irons tous les deux,
Lison, ma Lisette,
Nous irons tous les deux
Faire nos amourettes
9, 8, 7, 6, 5, 4, 3, 2, 1
Je regrette non de non !
Traditionnel - Bretagne
Mon père a fait bâtir maison, je regrette non de non ! (bis)
Je regrette non de non ! mes vingt ans qui s'en vont
Je regrette non de d'là, le bon temps qui s'en va !
Par quatre-vingt-dix-neuf maçons
Le plus jeune vint amoureux d'moi,
Mais non tu n'm'auras pas maçon,
Tu salirais mon blanc jupon,
Avec ta truelle de maçon,
Lors adieu donc tous les maçons,
La complainte des Terre-Neuvas
Traditionnel
Il faut qu'tout l'monde mange ici-bas!
C'est-y pas vrai ? (bis)
Il faut qu'tout l'monde mange ici-bas!
C'est-y pas vrai
Les Terre-Neuvas ?
Nous autres si l'on part sur l'bateau.
C'est-y pas vrai ? (bis)
C'est pour faire manger nos petiots
C'est-y pas vrai
Les Terre-Neuvas ?
Des fois l'un d'nous tombe dans la mer
C'est comme une grande gueule affamée.
Tant pis pour lui, le pauvr' garçon
Faut qu'ils mangent aussi, les poissons !
Les ceusses qui restent après ça
S'mettent à pêcher ces poissons là!
S'mettent à pêcher avec ardeur,
C'est pour engraisser l'armateur !
Il faut qu'tout l'monde mange ici bas !
Y'a qu'nos petiots qui ne mangent pas !
Puisqu'on ne gagne pas sur l'bateau
De quoi faire manger nos petiots !
Alors qu'est-ce qu'on va fout' la-bas ?
Alors qu'est-ce qu'on va fout' la-bas?
On va pêcher avec not'coeur
C'est pour engraisser l'armateur!
La fiancée du timbalier
Traditionnel - Texte de Victor Hugo (1825)
" Monseigneur le duc de Bretagne
A, pour les combats meurtriers,
Convoqué de Nante à Mortagne,
Dans la plaine et sur la montagne,
L'arrière-ban de ses guerriers.
Ce sont des barons dont les armes
Ornent des forts ceints d'un fossé ;
Des preux vieillis dans les alarmes,
Des écuyers, des hommes d'armes ;
L'un d'entre eux est mon fiancé.
Il est parti pour l'Aquitaine
Comme timbalier, et pourtant
On le prend pour un capitaine,
Rien qu'à voir sa mine hautaine,
Et son pourpoint, d'or éclatant !
Depuis ce jour, l'effroi m'agite.
J'ai dit, joignant son sort au mien :
- Ma patronne, sainte Brigitte,
Pour que jamais il ne le quitte,
Surveillez son ange gardien ! -
J'ai dit à notre abbé : - Messire,
Priez bien pour tous nos soldats ! -
Et, comme on sait qu'il le désire,
J'ai brûlé trois cierges de cire
Sur la châsse de saint Gildas.
À Notre-Dame de Lorette
J'ai promis, dans mon noir chagrin,
D'attacher sur ma gorgerette,
Fermée à la vue indiscrète,
Les coquilles du pèlerin.
Il n'a pu, par d'amoureux gages,
Absent, consoler mes foyers ;
Pour porter les tendres messages,
La vassale n'a point de pages,
Le vassal n'a pas d'écuyers.
Il doit aujourd'hui de la guerre
Revenir avec monseigneur ;
Ce n'est plus un amant vulgaire ;
Je lève un front baissé naguère,
Et mon orgueil est du bonheur !
Le duc triomphant nous rapporte
Son drapeau dans les camps froissé ;
Venez tous sous la vieille porte
Voir passer la brillante escorte,
Et le prince, et mon fiancé !
Venez voir pour ce jour de fête
Son cheval caparaçonné,
Qui sous son poids hennit, s'arrête,
Et marche en secouant la tête,
De plumes rouges couronné !
Mes soeurs, à vous parer si lentes,
Venez voir près de mon vainqueur
Ces timbales étincelantes
Qui sous sa main toujours tremblantes,
Sonnent, et font bondir le coeur !
Venez surtout le voir lui-même
Sous le manteau que j'ai brodé.
Qu'il sera beau ! c'est lui que j'aime !
Il porte comme un diadème
Son casque, de crins inondé !
L'Égyptienne sacrilège,
M'attirant derrière un pilier,
M'a dit hier (Dieu nous protège !)
Qu'à la fanfare du cortège
Il manquerait un timbalier.
Mais j'ai tant prié, que j'espère !
Quoique, me montrant de la main
Un sépulcre, son noir repaire,
La vieille aux regards de vipère
M'ait dit : - Je t'attends là demain !
Volons ! plus de noires pensées !
Ce sont les tambours que j'entends.
Voici les dames entassées,
Les tentes de pourpre dressées,
Les fleurs, et les drapeaux flottants.
Sur deux rangs le cortège ondoie :
D'abord, les piquiers aux pas lourds ;
Puis, sous l'étendard qu'on déploie,
Les barons, en robe de soie,
Avec leurs toques de velours.
Voici les chasubles des prêtres ;
Les hérauts sur un blanc coursier.
Tous, en souvenir des ancêtres,
Portent l'écusson de leurs maîtres,
Peint sur leur corselet d'acier.
Admirez l'armure persane
Des templiers, craints de l'enfer ;
Et, sous la longue pertuisane,
Les archers venus de Lausanne,
Vêtus de buffle, armés de fer.
Le duc n'est pas loin : ses bannières
Flottent parmi les chevaliers ;
Quelques enseignes prisonnières,
Honteuses, passent les dernières...
Mes soeurs ! voici les timbaliers !... "
Elle dit, et sa vue errante
Plonge, hélas ! dans les rangs pressés ;
Puis, dans la foule indifférente,
Elle tomba, froide et mourante...
Les timbaliers étaient passés
La pibole
Traditionnel - Poitou
Au printemps, la mère ageasse (bis)
A niché dans un buisson La pibole
A niché dans un buisson Pibolon.
2.
Elle y couvit trois semaines,
Trois semaines tout au long…
3.
Dret au bout de trois semaines,
Il est né un ageasson.
4.
Quand le petit eut pris ses ailes,
Il vola sur les maisons.
5.
Il tomba sur une église,
Dret au mitan du sermon.
6.
Quand le prêtre dit : « Dominusse »,
« Vobiscum », dit l'ageasson.
7.
Et le prêtre dit aux autres :
« Qui est-ce donc çà qui me répond ?
8.
— Monsieur le curé, c'est une ageasse,
Ou bien un petit ageasson ?
9.
— Nous lui ferons faire des guêtres
Et des petits canuçons;
10.
L'enverrons dans nos campagnes
Pour prêcher la mission. »
La tempête
Traditionnel
Je m’en vais de par la ville
Pour y faire mes adieux
Mes adieux à toutes les filles
Qui ont pour moi les larmes aux yeux
Ainsi que ma bonne amie
Qui pleure pour son amoureux
Nous sommes cinq frères sous les armes
Tous les cinq bien distingués
Brise barrière et tranche montagne
Traverse mur et sans quartier
Et moi qui me nomme la tempête
Je suis partout renommé
Mon grand-père était gendarme
Mon père était lieutenant
J’ai deux frères dans l’avant-garde
Les deux autres sont au Piémont
Et moi qui me nomme la tempête
Je suis chasseur de renom
Nous aurons pour récompense
Quelque boulet de canon
Qui nous brisera les membres
Et qui nous mettra sans façon
Par derrière nos tranchées
Nous servirons de gazon
Nous aurons pour récompense
Quelque boulet de canon
Qui nous brisera la tête
Mort de mauvaise façon
Cette chanson existe aussi version "marins" :
Je m’en vais de par la ville
Pour y faire mes adieux
Mes adieux à toutes les filles
Qui ont pour moi les larmes aux yeux
Ainsi que ma bonne amie
Qui pleure pour son amoureux
Nous sommes cinq frères qui embarquent
Tous les cinq bien distingués
Hale-ta-patte et Fend-la-vague
Crache-au-vent et Sans-quartier
Et moi qui me nomme La Tempête
Je suis gabier renommé
Mon grand-père faisait la pêche
Mon père était boucanier
Mes quatre frères font la course
Pour aller chasser l’Anglais
Et moi qui me nomme La Tempête
Je suis gabier renommé
Nous aurons pour récompense
Quelques boulets de canons
Qui nous briseront la tête
Et nous tueront sans façon
Et nous servirons de bouette,
De nourriture aux poissons
L'auberge sanglante
Traditionnel
un compagnon si brave son tour de france allait
s’en va chez une hôtesse pour y loger
bonjour dame l’hôtesse logerions-nous ?
quand vient vers les sept heures le garçon de souper
dites dame l’hôtesse souperions-nous ?
oui mon brave jeune homme attablez-vous
appelle la servante petite jeanneton
donne de ce bon lièvre à ce garçon
car ce brave jeune homme a de l’argent
quand vient vers les neuf heures le garçon demandait
dites dame l’hôtesse coucherions-nous ?
oui mon brave jeune homme j’ai lit pour vous
appelle la servante petite jeanneton
amène moi cet homme là-haut dans la maison
à la plus haute chambre en vérité
tout en montrant la chambre la servante pleurait
que pleurez vous la belle que chagrinez ?
tout en montrant la chambre tant soupirez
mon brave gentilhomme je pleure que de vous
là-haut dedans la chambre dessous le lit
il y a quatre cadavres je vous le dis
comment pourrais-je faire pour passer cette nuit ?
faudra prendre un cadavre dessous le lit
le mettre à votre place pour cette nuit
quand vient vers les onze heures le garçon de veiller
l’hôte avecque l’hôtesse ils se sont levés
de marteau et de pierre l’ont massacré
quand vient vers les cinq heures le garçon s’est levé
rendez-moi ma valise assassineurs
mon sac avec ma canne maudits voleurs
appelle la servante petite jeanneton
tiens dedans ma valise il y a de l’argent
tu m’as sauvé la vie pour cette nuit
ramasse ton bagage petite jeanneton
car nous irons ensemble dans ma maison
nous marierons ensemble à la saison
Le prince d'Orange
Traditionnel - La chanson est inspirée de la mort en 1543, René de Nassau, Prince d’Orange, capitaine de l’empereur Charles Quint
C'est le Prince d'Orange
Tôt matin s'est levé
Est allé voir son page
" Va seller mon coursier "
Que maudit soit la guerre
" Va seller mon coursier "
Mon beau Prince d'Orange
Où voulez-vous aller ?
Je veux aller en France
Où le Roi m'a mandé
Mis la main sur la bride
Le pied dans l'étrier
Je partis sain et sauf
Et j'en revins blessé
De très grands coups de lance
Qu'un Anglais m'a donnés
J'en ai un à l'épaule
Et l'autre à mon côté
Un autre à la mamelle
On dit que j'en mourrai
Le beau Prince d'Orange
Est mort et enterré
L'ai vu porté en terre
Par quatre cordeliers
Le premier portait son heaume
et l'autre son bouclier
Le troisieme sa lance
Le dernier son épée
Joli coeur de rose
Traditionne - Québec
C'était une frégate, mon joli coeur de rose
A la mer à touché, joli coeur de rosier
Y'avait une demoiselle...
Sur l'bord d'la mer pleurait...
Qu'avez vous donc la belle...
Qu'a vous à tant pleurer...
Je pleure mon anneau d'or...
A la mer à tombé...
Que donneriez-vous belle...
Qu'irait vous le chercher...
Je suis trop pauvre fille...
J' n'ai rien à vous donner...
Qu'mon petit coeur en gage...
Pour mon anneau doré...
Le galant se dépouille...
A la mer s'est jeté...
A la première plonge...
L'anneau d'or a touché...
A la deuxième plonge...
L'anneau d'or a sonné...
A la troisième plonge...
Le galant c'est noyé...
Il allait à la drive...
Comme un poisson doré...
Son père à la fenêtre...
Le regardait d'river...
Faut-il pour une fille...
Que mon fils soit noyé...
Le mariage anglais
Traditionnel - Normandie
C'était la fille d'un roi français
Que l'on marie à un anglais:
- O mes chers frères, empêchez de m'emmener
J'aimerais mieux soldat français que roi anglais.
Et quand ce vint pour l'épouser,
Dedans Paris fallut passer,
Il n'y a dame de Paris qui ne pleurît
De voir partir la fille du roi à un anglais.
Et quand ce vint pour embarquer,
Les yeux lui a voulu bander:
- Bande les tiens, laisse les miens, maudit anglais,
Car j'ai la mer à traverser, je la verrai.
Et quand ce vint pour débarquer,
Tambours, violons de tout côtés:
- Retirez-vous tambouriniers et violoniers
Car j'aime mieux le son du hautbois du roi français.
Et quand ce vint pour le souper,
Du pain lui a voulu couper:
- Coupe le tien, laisse le mien, maudit anglais,
Car j'ai les gens de mon pays pour me nourrir.
Et quand ce vint pour le coucher,
L'anglais voulu la déchausser:
- Déchausse-toi et laisse-moi, maudit anglais
Car l'ai des gens de mon pays pour me servir.
Et quand ce vint vers la minuit,
L'anglais ne faisait que pleurer:
- Retourne-toi, embrasse-moi, mon cher anglais.
Puisque nos pères nous ont mariés, il faut s'aimer.
À Paris l'est une barbière
Qui est plus belle que le jour
Elle fait la barbe à sa manière
À tous les hommes des alentours
On m'a tant dit qu'elle est si belle
Je suis allé la voir un jour
Je suis parti vers la minuit
Pour arriver au point du jour
En arrivant à sa porte
J'ai frappé trois petits coups
Et la barbière à sa fenêtre
Me dit, - Monsieur que m'voulez vous ?
- Je demande qu'on me fasse la barbe
La barbe noire, la faites vous ?
- Je l'ai bien faite au roi d'Espagne
Qui est un autre homme que vous
Elle appela sa servante :
- Marguerite êtes-vous là ?
Qu'on m'apporte mon bassin d'or
Et ma serviette remplie d'odeurs
Pendant qu'elle lui faisait la barbe
Il lui demande ses amours
Mes belles amours, mes amourettes
Elles sont bien éloignées de vous
Elles sont sur un navire en mer
Qui vogue la nuit et le jour
Et le marinier qui les mène
Il est habillé de velours
Références
Chant par Taillevent en 2014 (Youtube), par Babord Amures sur l'album Le château de sable en 2005 (Youtube), par Les Cuillères à Carreaux sur l'album Carreauté Serré en 2017 (Youtube), par Mes souliers sont rouges sur l'album Ce qui nous lie en 2019 (Youtube), par Le Diable à Cinq sur l'album Sorti de l'enfer en 2018 (Youtube), par Denis Boudreau sur l'album Là où j'ai grandi en 2012 (Youtube), par Hert LeBlanc sur l'album Voyages vécus et imaginés en 2008 (Youtube), par Jean-François Dutertre sur l'album Ballades françaises, vol. 2 en 1998 (Youtube), par La Volée d'Castors sur l'album Par monts et par vaux en 1998
Jeune capitaine
Revenant de guerre
Cherchant ses amours.
Tant les a cherchées,
Qu'il les a trouvées
Au fond d'une tour.
Dis-moi donc la belle,
Qui t'a renfermée
Dedans cette tour ?
– C'est mon cher mon père
Qui m'a renfermée
Par rapport a vous.
Jeune capitaine
Va dire à mon père
Quand je sortirai.
Monsieur l'roi de France
Votre fille vous mande
Quand elle sortira.
Jeune capitaine
Tu prend bien de peine,
Mais tu l'auras pas.
Si je l'ai pas pour père
Je l'aurais pour mère
Ou par trahison.
Son père barbare
L'a pris-t'à l'embrasse,
La ficher dans l'eau.
Son amant fut sage,
Se mit à la nage
La sortir de l'eau.
Belle prends courage
Au premier village
Je t'habillerais.
Au premier village
Son amant l'habille
Tout en satin blanc.
La seconde ville
Son amant l'habille
En or, en argent.
À la troisième ville
Son amant la prise
En épousement.
Elle était si belle
Qu'elle se croyait reine
Dans le régiment.
Je ne suis pas reine
Mais je la voudrais être
Dans le régiment
Références
Collecté en 1966 auprès de Mme Chastagnaret, Le Moulinon (Ardèche), et rapporté par Sylvette Beraud-Williams dans Chansons Populaires d'Ardèche du Pays des Boutières en 1979, page 90.
Chant par Jacques Douai sur l'album Maintenant que la jeunesse… en 1968 (Youtube) par Pierrick Cordonnier, Jean-Luc Dubois, Denis Pepin, Louis Guesdon, Jean-Luc Beaulieu et Thierry Lahaie sur l'album Musique traditionnelle du Pays Rennais en 1988. (Extrait sur nozbreizh.fr), par Michel Benhaïm sur l'album Anthologie de la chanson française - ballades & complaintes en 1995 (Youtube), par Jean-François Dutertre sur l'album Chansons traditionnelles de Normandie en 2001 (Youtube); par Ad Vielle Que Pourra sur l'album Ménage à Quatre en 2006 (Youtube), par Fawzy Al-Aiedy sur l'album Noces-Bayna en 2009 (Youtube), par Naïma Bouchakour sur l'album France : Alpes, Nord et Est 1930-2006 (Une anthologie des musiques traditionnelles) en 2010 (Youtube), par Évelyne Girardon sur l'album La fontaine troublée en 2011 (Youtube), par Trojka Zuzany Homolovej sur l'album Keď vojačik narukoval en 2018 (Youtbe), par Camille LaChenille en 2020 (Youtube).
Dans la ville de Nantes il y a un rosier
Qui ne donne de l'ombre rien qu'une fois l'été
Je vous ai menti souvent,
M'avez-vous toujours dit vrai ?
Il ne donne de l'ombre rien qu'une fois l'été
Toutes les filles de Nantes, elles vont s'y promener
La plus jolie de toutes son cœur, elle m'a donné
Bonsoir, bonsoir la belle, je viens vous demander
La tant jolie ceinture que vous m'y promettez
Ma tant jolie ceinture, je ne peux la donner
À un marchand de Nantes on va m'y marier
À un marchand de Nantes qui n'est ni beau ni laid
Il a trois villes en France dans chacune un palais
Il a trois beaux navires parés à naviguer
Ceux-là qui les commandent sont de bons mariniers
Dans le premier navire sera pour y souper
Dans le deuxième navire sera pour y danser
Et le troisième navire c'est pour les filles mariées
Il les emmène aux îles et n'en revient jamais
Références
Chant par Yvon Guilcher, Jean-François Dutertre sur l'album Préhistoire du Folk en 1973. (Youtube), par Alasdair Roberts, Neil McDermott & Tartine de clous sur l'album Au Cube en 2018
Fillettes de Champagne, gardez bien vos maisons,
Car voici les gens d'armes, verduron, verduronnette,
Qui vous emmèneront, verdurette au verduron !
Car, voici les gens d'armes, qui vous emmèneront,
Grand Dieu, s'ils nous emmènent, quel chemin prenderont ?
— Le chemin d'amourette, ah ! grand Dieu, qu'il est long !
— Embrassons-nous, la belle, nous le raccourcirons
Références
Collecté auprès de Jules Thomas et H. Jannin de Moiremont (Marne) et rapporté par Louis Lallement dans Essai de folklore. Échos rustiques de l'Argonne en 1910, page 93 (Lire en ligne). Chant par Emmanuelle Parrenin, Jean-Loup Baly, Jean-François Dutertre et Dominique Regef sur l'album Le galant noyé en 1975 (Youtube), par Mélusine sur l'album Le Seul Groupe Au Monde... en 1981 (Youtube).
Coirault : 00715 Le chemin d'amourettes, Laforte : I, J-14 L'amant qui pêche du poisson
L'autre jour, me promenant
Tout le long de ce bocage,
J'entendis un rossignol
Qui disait, dans son langage :
Dans mon cœur il n'y a point d'amour,
Mais il y en aura quelque jour.
Qu'une fille de quinze ans
Est bonne à mettre en ménage
J'en ai bien seize passés,
Et j'ai de beaux avantages.
Si l'on n'me mari' bientôt
Je ferai un beau tapage.
Je cass'rai les pots, les plats,
Je cass'rai tout le ménage.
Si ma mère veut me gronder
Je lui tiendrai ce langage.
Qu'elle en a bien fait autant ;
Et peut-être davantage.
Références
Rapporté par Jérôme Bujeaud dans le tome I des Chants et chansons populaires de provinces de l'Ouest en 1895, p. 96. Lire en ligne sur Gallica.
Chant par Les Pibolous sur l'album Le Poitou Chants et Danses en 1968, par Jean-François Dutertre sur l'album Si l'amour prenait racine en 1980 (Youtube)
Laforte : I, M-03 La fille bonne à marier, Coirault : 01109 Je ferai ravage
La caille
Traditionnel - Rouergue - Bourrée
O caille, pauvre caille, où t'as ton nid ? (bis)
Où t'as ton nid, m'amour ?
Où t'as ton nid ? (bis)
Là-bas dans les prairies, près du ruisseau (bis)
Près du ruisseau, m'amour
Près du ruisseau (bis)
O caille, pauvre caille, en quoi est-il ?
En fines roses blanches, en aubépines ?
O caille, pauvre caille, qu'a-t-il dedans ?
Des oeufs comme les autres, mais bien luisants
O caille, pauvre caille, comment sont-ils ?
Blancs comme les nuages, qui sont au ciel
O caille, pauvre caille, qui te nourrit ?
Trois jolies demoiselles de mon pays
Le tailleur de pierre
Traditionnel - Périgord
Depuis Paris, jusqu'à Valence,
j'ai fait cent lieues, sans travailler,
depuis Paris, la grande ville,
a Montpellier, bien renommée.
En arrivant dedans la ville,
j'entends les compagnons chanter.
"Bien le bonjour, tailleurs de pierre!
Et vous le maître de chantier;
N'auriez-vous pas ouvrage à faire,
pour un compagnons étranger?"
"Mais si, mais si, répond le maître,
pourvu qu'il sache travailler ...
Prends donc ta pierre sur la place,
et ton marteau: va la tailler!"
Il prend sa pierre et il la place,
la fait pareille à du papier.
Le bourgeois dit à la bourgoise:
"Oh! mon Dieu! Quel bon ouvrier!
Nous avons notre fille ainée,
s'il la veut, faut la lui donner."
La fille prend sa quenouillette,
sur le marché, s'en va filer:
"Bien le bonjour, tailleur de pierre!
N'voulez-vous pas vous marier?"
Je vous remercie, Demoiselle,
de l'honneur que vous me faisez;
Mais j'ai mon Tour de France à faire,
s'il plaît à Dieu, j'le finirai."
En passant par la Lorraine
Chanson de 1885
En passant par la Lorraine, avec mes sabots (bis)
Rencontrait trois capitaines
Avec mes sabots dondaine Oh oh oh
Avec mes sabots.
Rencontrait trois capitaines, avec mes sabots (bis)
Ils m'ont appelé vilaine,
Avec mes sabots dondaine Oh oh oh
Avec mes sabots.
Je ne suis pas si vilaine
Puisque le fils du roi m'aime
Il m'a donné pour étrennes
Un joli pied de verveine
Je l'ai planté dans la plaine
S'il fleurit je serai reine
Et s'il meurt je perds ma peine
C'était Anne de Bretagne
Ile de France - XVIè siècle
C'était Anne de Bretagne, duchesse en sabots (bis)
Revenant de ses domaines, avec ses sabots dondaine,
Ah ! Ah ! Ah ! Vivent les sabots de bois.
Revenant de ses domaines, duchesse en sabots (bis)
Entourée de châtelaines, avec ses sabots dondaine,
Ah ! Ah ! Ah ! Vivent les sabots de bois.
Voilà qu'aux portes de Rennes
Trouva trois vieux capitaines.
Ils saluent leur souveraine.
Donnent un bouquet de verveine :
« S'il fleurit, tu seras reine; »
Elle a fleuri la verveine;
Anne de France fut reine.
Les bretons sont dans la peine
Ils ont perdu leur souveraine;
En France ils suivront leur reine.
Gentils galants de France,
Qui en la guerre allez,
Je vous prie qu’il vous plaise
Mon ami saluer.
— Comment le saluerais-je ?
Quand point ne le connais ?
— Il est bon à connaître,
Il est de blanc armé ...
Il porte la croix blanche,
Les éperons dorés,
Et au bout de sa lance
Un fer d’argent doré.
— Ne pleurez plus, la belle,
Car il est trépassé :
Il est mort en Bretagne,
Les Bretons l’ont tué.
J’ai vu faire sa fosse
À l’orée d’un vert pré,
Et vu chanter sa messe
À quatre cordeliers.
Références
Origine inconnue, répertorié dans le Manuscrit BnF 12744. Date estimée : 1504 (Lire en ligne).
Chant par Luc Arbogast sur l'album Domus en 2004 (Youtube), par Ernesto Villarreal sur l'album Elizabeth and Ernesto en 2007 (Youtube), par l'ensemble Xérémia en 2009 (Youtube), par Darynn Zimmer sur l'album Savage Nightingale en 2010
Boromir aurait trouvé une meilleure rime !
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