IBERIA
Mes 37 % autochtones Ibères !
«On dit que d’Italie jusqu’en Celtique, chez les Celtes de Ligurie et les Ibères, il y a une route nommée Héracléenne ; lorsqu’un Grec ou un habitant du pays passe par cette route, il est protégé par les gens qui habitent auprès, de manière à ne subir aucun tort ; car ceux qui causent du tort doivent acquitter une amende» (Pseudo-Aristote, IIIe s. avant J.-C.) L' Ibère sera rude , mes poils poussent dans le dos !
L’art antique, en Europe, se limiterait-il, à Rome et à la Grèce ? Assurément pas, puisque des arts, longtemps jugés « non classiques » et barbares, ont aussi émergés, notamment chez les celtes, les Scythes voire les Ibères.
Chez les celtes, une des principales contributions à cet art s’avère, sans nul doute être la monnaie… Ainsi, le monnayage gaulois est une minuscule œuvre d’art…
A la lumière des dernières découvertes et problématiques, un jeune chercheur, Eneko Hiriart, nous raconte l’histoire de ces monnaies, de leur fabrication, jusqu'à leur perte ou enfouissement…
Vos résultats ethniques
Europe
Ibère
37,5%
34,4%
Anglais
16,5%
Grec et italien du sud
1,0%
Asie
Asiatique occidental
10,6%
Groupes génétiques
Allemagne (Bade-Wurtemberg)
Flamands en Belgique (Flandre occidentale) et en France (Nord)
Pays-Bas (Brabant septentrional) et Belgique (Anvers)
France
Il semble que vous ayez partagé les résultats d'une analyse génétique ou ethnologique qui fournit des informations sur votre ascendance. Voici un résumé de vos résultats :
Origine Ethnique
Europe : 89,4%
Ibérique : 37,5%
Scandinave : 34,4%
Anglais : 16,5%
Grec et Italien du Sud : 1,0%
Asie : 10,6%
Asiatique Occidental : 10,6%
Groupes Génétiques
Allemagne (Bade-Wurtemberg)
Flamands en Belgique (Flandre occidentale) et en France (Nord)
Pays-Bas (Brabant septentrional) et Belgique (Anvers)
France
Ces résultats montrent une forte composante européenne dans votre ascendance, avec des influences significatives provenant de la péninsule Ibérique et de Scandinavie. La présence d'une ascendance asiatique occidentale, bien que moins prononcée, ajoute une dimension intéressante à votre héritage.
Un livre indispensable pour l'approche qu'il donne des Celtes et leur expansion. Dans ce livre, il y a des pièces avec des inscriptions. Ce qu'il n'y a pas de preuve d'écriture dans la zone atlantique avant l'arrivée des armées romaines. La zone la plus épigraphique en langue gallo-celtique se trouve du côté méditerranéen en raison du contact avec les Grecs et d'autres villages. Dans la zone qui occuperait la Catalogne nord et la Narbonéenne avant le IIIe siècle avant J.-C. il a été écrit en ibérique comme en témoignent la plupart des inscriptions funéraires de la nécropole d'Ensérune, Hérault. L'Oppidum d'Ensérune n'était pas un oppidum gaulois comme ils le vendent mais les gens qui y habitaient portaient des noms ibères comme Tur'sildir ( Pech-Maho) s III av. J.-C. Le fleuve Arauris étant une frontière naturelle avec la tribu des Volcae, Volci. Les textes écrits en lettres de l'alphabet grec en langue gala le livre le nomme Galo-grec. L'inscription de Nîmes : Nemausus et en grec Namausatis. Les inscriptions écrites en latin dans ce livre les nomment gallo-latin. Il y a quelques inscriptions bilingues Galo Cisalpinas & Latin sur l'inscription de Verceil. Et l'écriture Lepontica ou l'écriture de Lugano dans le nord de l'Italie avec quelques stèles funéraires avec des noms que nous pouvons voir ensuite en Aquitaine et qui appartiennent à des groupes de population cisalpins qui ont migré.
Les Celtibères étaient un groupe de peuples celtes ou celtisés vivant dans la péninsule Ibérique, principalement dans les régions actuelles de La Rioja, Castille-et-León, Castille-La Manche et Aragon. Ils sont souvent considérés comme un mélange de Celtes et d'Ibères, bien que leur culture ait évolué de manière distincte.
Origine et Histoire
L'arrivée des Celtes en Europe occidentale est généralement datée de la première moitié du IIe millénaire av. J.-C.. En pénétrant dans la péninsule Ibérique, ils se sont mêlés aux peuples autochtones, notamment les Ibères. Les premières références aux Celtibères proviennent des historiens gréco-latins tels que Strabon, Tite-Live et Pline l'Ancien. Leur culture s'est développée principalement au IIIe et IIe siècles av. J.-C., période où ils ont prospéré.
Les Celtibères étaient réputés pour leur bravoure et leur résistance face aux Romains. L'un des épisodes les plus marquants de leur histoire est le siège de Numance en 133 av. J.-C., où les habitants ont préféré se suicider plutôt que de se rendre aux légions romaines.
Culture et Société
Les Celtibères parlaient une langue celtique appelée celtibère et pratiquaient une religion polythéiste influencée par les croyances celtes et ibères. Leur société était organisée en tribus, chacune ayant ses propres chefs et coutumes. Ils étaient également connus pour leur maîtrise du fer, produisant des armes et des outils de grande qualité.
Liste des peuples Celtibères
Les principaux peuples appartenant à la sous-famille des Celtibères étaient :
Arvaques
Berones
Carpétans (au moins en partie)
Lusones
Turmoges
Pelendons
Vaccéens
Cantabres
Astures
Peuples de la Galice actuelle
Peuples du nord du Portugal
Ces peuples formaient un ensemble culturel et linguistique distinct, bien que certains aient été plus influencés par les Ibères que d'autres.
Héritage et Influence
Bien que les Celtibères aient été progressivement assimilés par les Romains après la conquête de la péninsule Ibérique, leur influence perdure. De nombreux toponymes et traditions locales en Espagne et au Portugal trouvent leurs racines dans la culture celtibère. Leur résistance face à Rome est encore célébrée comme un symbole de courage et de détermination.
Les Celtibères restent un sujet fascinant pour les historiens et archéologues, qui continuent de découvrir des vestiges de leur civilisation. Leur histoire témoigne de la richesse et de la diversité des peuples celtes en Europe.
Une équipe de l’Université d’Oxford a découvert que les Celtes, considérés comme le peuple autochtone de la Grande-Bretagne, descendent en réalité d’une tribu de pêcheurs ibériques ayant traversé le golfe de Gascogne il y a environ 6 000 ans. L’analyse ADN révèle qu’ils partagent une empreinte génétique presque identique avec les habitants des régions côtières de l’Espagne, dont les ancêtres auraient migré vers le nord entre 4000 et 5000 avant J.-C.
Cette découverte, réalisée par Bryan Sykes, professeur de génétique humaine à l’Université d’Oxford, marque un tournant dans la compréhension scientifique de l’identité britannique. Jusqu’ici, on pensait que les populations celtiques étaient issues de tribus venues d’Europe centrale. Mais selon le professeur Sykes, qui s’apprête à publier la première carte ADN des îles britanniques :
« Il y a environ 6 000 ans, les Ibères ont développé des bateaux capables de naviguer en haute mer, ce qui leur a permis de remonter la Manche. Avant leur arrivée, il y avait déjà des humains en Grande-Bretagne, mais ils n’étaient que quelques milliers. Ces premiers habitants ont ensuite été absorbés par une tribu celtique plus importante… La majorité des habitants actuels des îles britanniques descendent en réalité des Espagnols. »
Le professeur Sykes a passé cinq ans à recueillir des échantillons d’ADN de 10 000 volontaires en Grande-Bretagne et en Irlande, dans le but de créer une carte génétique de nos origines.
L’analyse du chromosome Y ,transmis de père en fils a révélé que, à l’exception d’une infime minorité, tous les participants descendent à l’origine de six clans espagnols arrivés au Royaume-Uni par vagues successives d’immigration, bien avant la conquête normande.
Après leur défaite face aux Romains, les Celtibères ont connu des changements significatifs dans leur société et leur mode de vie. Voici quelques-unes des réactions et évolutions :
Assimilation culturelle : Beaucoup de Celtibères ont été assimilés à la culture romaine. Ils ont adopté la langue latine, les coutumes et les croyances romaines. Cela a entraîné une transformation profonde de leur identité culturelle.
Résistance persistante : Bien que vaincus, certains Celtibères ont continué à résister. Ils ont mené des actions de guérilla, des soulèvements sporadiques et des rébellions locales contre l’occupation romaine. Cependant, ces efforts étaient souvent désorganisés et n’ont pas réussi à renverser la situation.
Changements sociaux : Les structures sociales ont été bouleversées. Les élites celtibères ont perdu leur pouvoir, tandis que les Romains ont établi leur propre administration et gouvernance. Les Celtibères ont dû s’adapter à ce nouveau système.
Économie et agriculture : L’économie celtibère a subi des modifications. L’agriculture, l’exploitation minière et le commerce ont été influencés par les pratiques romaines. Les routes commerciales se sont développées, facilitant les échanges.
Urbanisation : Les villes romaines ont été construites dans la région, et les Celtibères ont commencé à vivre dans des centres urbains. Cela a entraîné des changements dans leur mode de vie et leurs activités quotidiennes.
Religion et spiritualité : La religion celtibère a coexisté avec le culte romain. Certains ont continué à vénérer leurs dieux traditionnels, tandis que d’autres ont adopté le panthéon romain.
La défaite face aux Romains a marqué la fin de l’indépendance celtibère, mais leur héritage culturel et leur résilience ont laissé une empreinte durable dans l’histoire de la péninsule ibérique.
L'aventure phocéenne. Grecs, Ibères et Gaulois en Méditerranée nord-occidentale, Diane Dusseaux, Eric Gailledrat & Rosa Plana-Mallart, Silvana Editoriale, 2019
L'aventure phocéenne évoque l'histoire de la rencontre entre Grecs, Ibères et Gaulois en Méditerranée nord-occidentale au cours du 1er millénaire av. J-C. Les territoires situés entre le versant méridional des Pyrénées et les Alpes ont été le théâtre de moments de partages et d'échanges, mais aussi de conflits entre divers peuples méditerranéens. De l'Orient vers l'Occident, des navigations exploratoires à l'instauration des premiers échanges puis à l'installation permanente sur place d'individus ou de communautés issues d'horizons lointains, les Grecs Phocéens, originaires de la région d'Ionie en Asie Mineure, ont marqué d'une empreinte durable l'espace de la Méditerranée nord-occidentale.
Dans le cadre d'un mouvement bien plus global qui, de la mer Noire à la péninsule Ibérique, est celui de la colonisation grecque d'époque archaïque, les relations et les partenariats rapidement tissés avec les sociétés locales ont non seulement accéléré le développement du commerce mais ont également favorisé des processus d'interaction culturelle. La conséquence en a été, non pas une simple transformation des sociétés indigènes, mais bien une évolution structurelle globale des mondes alors en contact, fondée sur l'instauration de rapports originaux et d'une intégration accrue dans l'espace méditerranéen.
Le présent catalogue accompagne et prolonge l'exposition du site archéologique Lattera - musée Henri Prades qui, à travers près de 400 œuvres, met en récit l'histoire de cette rencontre, originale et emblématique à plusieurs titres, sur les territoires allant de Nikaia (Nice) à Emporios (Empúries).
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