La taverne d\' Engy

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Les trois classes celtiques !!!!!!!!

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Les trois classes celtiques !!!

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La société celtique est du type aristocratique et monarchique. Quand, en Gaule, les rois ont progressivement disparu, ils n’ont pas été remplacés par des élus de la masse, mais par des corps aristocratiques, assemblées ou sénats, qui déléguaient le pouvoir exécutif à un vergobret [NDLR : magistrat suprême élu par les druides pour une durée d’un an, qui seul pouvait prononcer une peine capitale] ou, pour empêcher qu’une monarchie ne se constitue, à deux vergobrets. La structure fondamentale reste inchangée. Seule la forme du pouvoir politique a évolué. Et la société celtique est restée, dans les îles, jusqu’à sa dissolution, fidèle au type primitif. La société des îles nous fournira les exemples les plus typiques.

La vieille formule tripartite indo-européenne

C’est une société tripartite, comprenant non pas trois classes, comme on le dit, ce qui semblerait indiquer un compartimentage étanche entre elles, mais trois spécialisations humaines : les druides (prêtres), les chevaliers (combattants) et les travailleurs manuels. C’est une société sans État. Le seul fonctionnaire qui y apparaisse est l’intendant du roi. En breton, le gourdisten.

 

Cette organisation n’est fondée ni sur la propriété, ni sur le droit de conquête, mais sur les différences qui existent entre les vocations sociales. Elle découle directement de la plus ancienne formule de la société indo-européenne : les trois vocations. C’est la raison pour laquelle la société celte ne connaît pas l’État, qui est une structure humaine conçue pour établir entre les hommes des relations purement hiérarchiques, concertées ou imposées.

 

La notion d’aristocratie n’était présente qu’en raison des origines divines de la société celte. Le peuple, considéré comme une famille étendue, participait à l’aristocratie puisqu’il descendait aussi des ancêtres uniques. Les hommes du clan, en Écosse, portent tous le même nom patronymique. Ils sont des Mac Gregor ou des Cameron et se distinguent par leurs prénoms. Les paysans bretons attaquaient les châteaux, lors de leur révolte du XVIIe siècle, en criant : « Tous les Bretons sont des gentilshommes ! » L’idée de « sang bleu » est inconnue des Celtes. Deux personnes sont de « naissance » égale, si elles ont la même fortune. Le fils d’un plébéien, devenu riche, entre dans la noblesse. En effet, la seule source d’enrichissement étant la guerre, il s’est établi une équivalence entre les notions de butin et de richesse. Le même mot, breton, anao veut dire « richesse, butin, cadeau » et buz « profit, butin, richesse, bénédiction, faveur ». De même il y a une équivalence entre les notions de supériorité sociale et de richesse. Un chef pauvre est celtiquement impensable. Comment alors pourrait-il être généreux ?

 

Il découle des origines divines de toute la population que le roi, quoiqu’il soit choisi par un vote, ne devient roi que par une initiation religieuse qui le fait participer du divin. De même que le rang de druide est accessible au plus humble s’il est qualifié. L’originalité de la société celtique, au temps de César, est qu’elle a conservé des traits anciens que les Méditerranéens indo-européens avaient perdus. Elle est conservatrice et elle le restera à travers ses métamorphoses et ses avatars.

Source : La Civilisation des Celtes, Olivier Launay

 

 

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Les trois classes celtiques !!!

 

Les trois fonctions indo-européennes, l'histoire et l'Europe féodale !

 

Pourquoi le schéma trifonctionnel est-il bon à penser pour des historiens de l'Europe chrétienne préindustrielle ? Dans le domaine des modes intellectuelles, la vogue actuelle des conceptions de Georges Dumézil occupe une place originale. Celle-ci n'est pas due au décalage entre l'apparition de cette mode et le moment où ces conceptions ont été, pour l'essentiel, énoncées et publiées, bien que l'œuvre de Georges Dumézil continue à se produire avec continuité et novation à la fois. Annoncées dans Mitra- Varuna (Essai sur deux représentations indo-européennes de la souveraineté, 1940), les idées fondamentales de Georges Dumézil ont été exprimées dans Jupiter Mars Quirinus (4 volumes, 1941-1948) avant d'être reprises dans la synthèse qu'est Y Idéologie tripartie des Indo-Européens (1958).

 

Les historiens, et plus particulièrement les médiévistes, s'intéressent de plus en plus au modèle trifonctionnel (les fonctions de la religion, de la force et de la fertilité) dans la culture indo-européenne, tel que démontré par Georges Dumézil. Dans Les trois Ordres ou l'imaginaire du féodalisme, Georges Duby, étudiant l'apparition, l'éclipse et la réémergence de ce modèle entre l'an mil et le début du XIIe siècle entre Loire et Meuse, reconstruit autour de lui tout un modèle de société médiévale et éclaire les relations entre les structures sociales réelles et les modèles idéologiques de la société. Dans une revue bibliographique sur le sujet, Gerhard Oexle examine les problèmes historiques conceptuels entourant le Carmen ad Rotbertum regem d'Adalbéron de Laon, récemment publié et traduit, avec commentaires, par Claude Carozzi, ravivant l'importance de cet ouvrage. Dans I sacerdoti, i guerrieri, i contadini, Ottavia Niccoli retrace le destin de ce modèle, à travers l'iconographie, du Moyen Âge à la Révolution française. Aaron Gurevič compare la tripartition païenne scandinave à la tripartition chrétienne médiévale. Le point principal ne concerne pas le problème des origines de ce modèle, mais pourquoi, comment et au profit de qui il a fonctionné. La logique du modèle suggère que les points nodaux du problème historique sont : le passage de deux à trois catégories, les relations entre les deux premiers ordres et le troisième (promu, puis rétrogradé), la présence des ouvriers et du travail dans le modèle, le rôle de la royauté, la transformation du trifonctionnalisme en quadrifonctionnalisme. Le modèle trifonctionnel est un outil utile pour l'étude de la société féodale entre le Xe et le XIXe siècle.

 

 

 

 

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Les trois classes celtiques !!!!!!

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Les trois classes celtiques !!!

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La société celte était strictement hiérarchisée, organisée en différentes classes sociales bien définies 

 régissaient la vie quotidienne et les interactions entre les membres de la communauté. Cette 

organisation complexe assurait la stabilité et la cohésion des tribus celtes.

 

La Classe Dirigeante

 

Les nobles constituaient l'élite de la société celte. Cette classe privilégiée comprenait les chefs de clan, les guerriers d'élite et leurs familles. Ils possédaient les terres, le bétail et contrôlaient les richesses 

de la tribu. Les nobles avaient le droit de porter des armes et des bijoux en or, symboles distinctifs de leur rang social.

 

 

Les druides occupaient une position particulière au sein de la classe dirigeante. Ils étaient à la fois :

  • Gardiens des traditions religieuses
  • Juges et conseillers
  • Détenteurs du savoir et de la médecine
  • Intermédiaires entre les dieux et les hommes

 

Les Hommes Libres

 

La classe moyenne était composée d'hommes et de femmes libres qui formaient l'épine dorsale 

de la société celte. Ces personnes possédaient certains droits fondamentaux :

  • Le droit de posséder des terres
  • La possibilité de porter des armes
  • La participation aux assemblées tribales
  • Le droit de pratiquer un métier artisanal

 

Les Artisans et Commerçants

 

Une classe distincte d'artisans spécialisés occupait une position respectée dans la société. 

Leurs compétences étaient hautement valorisées, particulièrement dans les domaines suivants :

  • La métallurgie et le travail du bronze
  • La joaillerie et l'orfèvrerie
  • Le travail du bois et la construction
  • Le tissage et la confection de vêtements

 

La Classe Servile

 

Au bas de l'échelle sociale se trouvaient les serfs et les esclaves. Les serfs, bien que techniquement 

libres, étaient attachés à la terre qu'ils cultivaient pour le compte des nobles. Les esclaves, quant à eux, 

étaient généralement des prisonniers de guerre ou des personnes réduites en esclavage pour dettes.

 

Le Rôle des Femmes

 

Contrairement à d'autres sociétés antiques, les femmes celtes jouissaient d'une position relativement 

privilégiée. Elles pouvaient :

  • Hériter et posséder des biens
  • Exercer des fonctions religieuses
  • Participer aux décisions politiques
  • Commander des armées dans certains cas
 

Les Liens de Clientèle

 

Un système complexe de relations de clientèle liait les différentes classes sociales. Les nobles 

protégeaient leurs clients en échange de services et de loyauté. Ce système créait un réseau 

d'obligations mutuelles qui renforçait la cohésion sociale.

Les relations entre patrons et clients s'organisaient selon plusieurs niveaux :

  • Protection militaire contre service armé
  • Soutien économique contre travail agricole
  • Protection juridique contre soutien politique

La mobilité sociale existait dans la société celte, bien que limitée. Un guerrier valeureux pouvait s'élever dans la

 hiérarchie, tout comme un artisan talentueux pouvait acquérir richesse et influence. Cette flexibilité

 relative contribuait à la stabilité du système social en offrant des perspectives d'ascension aux plus 

méritants.

 

 

 

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La société celte était divisée en classes sociales distinctes. Au sommet, les nobles et druides dirigeaient la société, suivis des hommes libres qui pouvaient posséder des terres et participer aux assemblées. Les artisans et commerçants occupaient une position intermédiaire respectée, tandis que les serfs et esclaves constituaient la base de la pyramide sociale. Les femmes celtes bénéficiaient d'une position privilégiée, pouvant hériter, posséder des biens et parfois commander des armées.

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L’organisation sociale celtique

Le début de centralisation du pouvoir dirigeant, donc d’« état celtique », qui eut lieu dans la forêt des Carnutes, témoigne de la volonté d’organiser l’univers social, organisation se voulant en concorde avec la nature et les dieux. Les druides approfondissaient leurs connaissances des Mystères, tandis que leurs artisans et artistes développaient leurs talents. Ils étaient emprunts d’une volonté farouche et en ce sens indiscutablement indo‑européenne de construction sociale basée sur la tripartie et cela à tout niveau : trois classes (sacerdotale, royale et guerrière, artisanale), elles‑mêmes divisées en trois, trois cercles définissant les mondes, le corps ‑ l’âme ‑ l’esprit, la déesse au triple visage, les trois matrones, etc.

 

La société celtique s’organisait donc selon une structure tripartite commune aux divers peuples indo-européens. La différence entre un système de classes, tel qu’il fut conçu dans le druidisme et au sein de l’ancienne Perse, et un système de castes comme en Inde apparaît fort importante. En effet, les castes creusent des fossés et génèrent des conflits, chacune aspirant à dominer l’autre, alors que le système de classes permet par sa cohésion d’octroyer à chacune des classes autant d’avantages. L’ensemble des classes forme alors un être entier et chacun de ses membres fortifie l’ensemble.

 

Ainsi, la société celtique se constituait de trois classes, sacerdotale, guerrière et pourvoyeuse (essentiellement artisanale). Naturellement, de ces trois classes découlaient trois enseignements, trois initiations : le druidisme (voie spirituelle, sacerdotale), l’initiation guerrière ou voie magique, et l’art (l’artisanat). Si l’on compare ces faits avérés au récit mythologique décrivant les îles au nord du monde, tiré de l’un des plus importants textes mythologiques irlandais, l’on en déduit que l’art enseigné sur ces îles fait écho à l’initiation artisanale, la magie à l’initiation guerrière, et le druidisme à l’initiation sacerdotale.

 

Les Thuata Dé Danann étaient dans les Iles au Nord du Monde, apprenant la science et la magie, le druidisme, la sagesse et l’art. Et ils surpassèrent tous les sages des arts du paganisme.

Il y avait quatre villes dans lesquelles ils apprenaient la science, la connaissance et les arts diaboliques, à savoir Falias, Gorias, Murias et Findias.

 

C’est de Falias que fut apportée la Pierre de Fal qui était à Tara. Elle criait sous chaque roi qui prenait l’Irlande.

 

C’est de Gorias que fut apportée la lance qu’avait Lug. Aucune bataille n’était gagnée contre elle ou contre celui qui l’avait dans la main.

 

C’est de Findias que fut apportée l’épée de Nuada. Personne ne lui échappait quand elle était tirée du fourreau de la Bodb et on ne lui résistait pas.

 

C’est de Murias que fut apporté le chaudron du Dagda. Aucune troupe ne le quittait insatisfaite.

Il y avait quatre druides dans ces quatre villes. Morfesae était à Falias. Esras était à Gorias. Uiscias était à Findias. Semias était à Murias. Ce sont les quatre poètes de qui les Thuata Dé Danann apprirent la science et la connaissance.


Texte mythologique irlandais I, p. 47 ; cité dans Guyonvarc’h & Le Roux, Les Druides, éd. Ouest-France, 1986, p. 312-313.

 

 

La tripartition, ou les fonctions tripartites indo-européennes, est une thèse formulée par Georges Dumézil à partir de la mythologie comparée. Selon lui, les sociétés d'origine indo-européenne organisent l'activité humaine en trois fonctions, correspondant aux domaines religieux, guerrier et économique, qui sont exercées comme des pouvoirs séparés et hiérarchisés.

 

Vivement contestée à ses débuts, la théorie de la tripartition a eu une influence décisive sur toute une génération d'historiens, linguistes et comparatistes.

 

Origine
Selon Dumézil, les peuples indo-européens partagent un schéma mental similaire, qu'ils soient Grecs, Arméniens, Celtes, Indo-Iraniens, Baltes, Germains, Slaves ou Latins : l'organisation de la société selon trois fonctions primordiales. Cette structure se retrouverait dans les mythes, dans les structures narratives et dans l'organisation sociale comme la théorie des ordres d'Adalbéron de Laon.

 

Ce schéma se retrouve dans les trois ordres de la société médiévale, société d'ordres : laboratores (travailleurs), bellatores (guerriers) et, au sommet, qui orant (ceux qui prient).

 

Les trois fonctions
La première fonction, dite fonction sacerdotale, est liée au sacré. Elle traite également des aspects liée à l'ordre et aux lois.


Aussi nommée fonction souveraine, elle se manifeste avec les druides celtes, avec la classe des brahmanes hindous, ou encore avec les flamines romains. Cette fonction correspond aux divinités liées à la magie d'une part, à la justice et au contrat d'autre part. Son symbole parmi les vivants est une tête d'homme, parmi les objets : une coupe. Sa couleur est le blanc. Mal exercée, cette fonction tombe dans la folie.


Dans l'Inde védique : Mitra, Varuna
Dans le Mahabharata : le héros Yudhishthira
Dans la mythologie nordique : Odin et Týr
Dans la mythologie romaine : un des trois dieux de la triade précapitoline, Jupiter

 

Les trois ordres de la société médiévale


La deuxième fonction, dite fonction guerrière, est liée à la défense du peuple. Elle recouvre les aspects de force physique, de courage, d'action et d'intelligence au combat et d'« esprit chevaleresque ».


Elle regroupe la noblesse d'épée, représentée, par exemple, par les chevaliers médiévaux, les guerriers, les soldats. Cette fonction se trouve dans la deuxième classe dans l'hindouisme : les kshatriyas. Dans cette fonction se trouve aussi le principe du Chef, du roi, du râja. Cette fonction correspond aux divinités liées à la force physique (Arès) d'une part, au commandement, à la victoire et à la sagesse d'autre part (Athéna). Son symbole parmi les vivants est une tête de cheval, parmi les objets : l'égide, une arme merveilleuse. Sa couleur est le rouge. Mal exercée, cette fonction tombe dans la violence et dans la lâcheté.


Dans l'Inde védique : Indra et Vāyu
Dans le Mahabaratha : les héros Arjuna et Bhima
Dans la mythologie nordique : Thor
Dans la mythologie romaine, un des trois dieux de la triade précapitoline, Mars
La troisième fonction, dite fonction productrice, est liée à la fécondité.
Elle regroupe les agriculteurs, les éleveurs, les artisans et les commerçants. Elle correspond à la troisième classe de l'hindouisme : les vaisya et aux divinités liées à la paix, à la beauté physique, aux récoltes, aux troupeaux, à la prospérité, à la richesse et au grand nombre, à l'amour et la sensualité[1]. Son symbole parmi les vivants est une tête de taureau, parmi les objets un outil agricole[réf. nécessaire. Ses couleurs sont le noir, le bleu foncé et le vert. Mal exercée, cette fonction tombe dans la stérilité.


Dans l'Inde védique : les deux Ashvins
Dans le Mahabaratha : les héros Nakula et Sahadeva
Dans la mythologie nordique : Freyr, Freyja, Njord et les dieux Vanes
Dans la mythologie romaine, l'un des trois dieux de la triade précapitoline, Quirinus


Réception

Enluminure médiévale, British Library : le clerc, le chevalier et le travailleur.


Les travaux de Dumézil, et en particulier la thèse de la trifonctionnalité, ont souvent provoqué l'opposition, voire des critiques virulentes, des spécialistes universitaires de ces domaines, rejetant les apports nouveaux de la mythologie comparée dans l'histoire et la compréhension des religions grecques, romaines, indiennes des origines.

 

Arnaldo Momigliano, historien de la Rome antique, qui a fortement critiqué la thèse trifonctionnaliste, en est un exemple parmi bien d'autres. L'indianiste allemand Paul Thieme a été l'un de ses adversaires les plus résolus. À titre d'exemple, après un long débat de plusieurs décennies concernant le sens de l'ethnonyme « arya », c'est en 1960 que Thieme l'emporte : il écarte la lecture de Dumézil des théonymes des Mittani comme preuve d'un panthéon commun indo-iranien en démontrant que ces théonymes sont de phonologie et de morphologie indiques, et non pas iraniennes. Chez les historiens des religions anciennes, Dumézil a fait face à l'opposition fondamentale du Britannique H. J. Rose et du Néerlandais Hendrik Wagenvoort (en). En France, son « principal adversaire] » fut le latiniste André Piganiol.

 

La théorie de la tripartition a eu une influence décisive chez toute une génération de chercheurs tel Georges Duby (Les Trois Ordres ou l'Imaginaire du féodalisme, 1978), Stig Wikander (1908-1983), le spécialiste du monde celtique Christian-J. Guyonvarc'h, l'indianiste français Louis Renou, le linguiste et mythologue néerlandais Jan de Vries (1890-1964), le linguiste français Émile Benveniste, Émilia Masson pour le domaine hittite, le comparatiste Bernard Sergent  et, plus récemment, Patrick Mathieu dans le domaine des sciences de l'information et de la communication (avec la théorie de la singularité trifonctionnelle).

 

La pertinence des schémas fonctionnels comme grille de lecture de l'idéologie sociale de la Chrétienté médiévale suscite d'importantes études dans les années 1970, dont notamment plusieurs ouvrages de Georges Duby.

 

Cette avancée dans la recherche reconnue n'a pas empêché des comparatistes, tels que Jean Haudry de souligner les limites de la théorie des «Trois fonctions». Celui-ci fait remarquer que ce schéma explicatif pose un problème de chronologie et se laisse difficilement appliquer à certains domaines du monde indo-européen : parmi ceux-ci, en particulier les mondes grec ou balte où, comme le reconnaissait Dumézil lui-même, l'interprétation des mythes par le prisme de la trifonctionnalité offre peu de résultats. Jean Haudry explique que nombre de récits et légendes ne peuvent être interprétés et compris que par des notions cosmologiques, et que la cosmologie des trois cieux, ciel diurne, ciel nocturne et ciel crépusculaire, constitue la base des « trois couleurs » symboliques blanche, noire et rouge, et de leur application à la société, les fameuses trois fonctions. Cette application à la société ne s'est pas réalisée chez tous les peuples indo-européens, mais seulement parmi certains d'entre eux.

 

 

Les trois fonctions dans l'Histoire occidentale


La société d'Ancien Régime depuis le Moyen Âge et la mutation de l’an mil, avec ses trois ordres d'activités hiérarchisés et séparés, est un bon exemple de la tripartition. Elle reprend un principe d'organisation qu'on retrouve aussi bien chez les Gaulois qu'à Rome !

 

Pour Dumézil, « le schéma tripartite est mort en Occident avec les États généraux de 1789, quand la noblesse et le clergé ont baissé le pavillon devant le tiers état. On a enfin répondu à la question : qu'est-ce que le tiers état ? Eh bien, c'était la ruine du système trifonctionnel ».

 

Les remises en cause du modèle
Les trois fonctions dans la fiction


Ceux qui travaillent (2019) est le premier film d'un projet de trilogie du réalisateur Antoine Russbach, trilogie articulée autour du modèle médiéval formé par le tiers état, la noblesse et le clergé. Les deux autres volets doivent s'intituler Ceux qui combattent et Ceux qui prient.


Dans la chanson Lyon Presqu'île sortie en 2011, Benjamin Biolay cite les deux collines mythiques de Lyon à savoir Fourvière et Croix-Rousse qu'il désigne par les termes « la colline qui prie et la colline qui crie » (colline qui travaille) rappelant cette opposition entre oratores et laboratores.



24/06/2025
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