La taverne d\' Engy

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Ne franchissez jamais le mur d' Hadrien ! Jamais !

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Camelot ! Le vieux centurion vétéran en retraite qui raconte sa vie dans la légion Romaine en Bretagne Insulaire désigne les Pictes sous plusieurs noms peu flatteurs : Sauvages , Barbares sanguinaires surgis des montagnes , hommes boucs en peaux de bêtes et barbus , plaisantins peinturlurés ! Il n' est pas plus tendre avec les Numides et les Berbères qu' il a combattu en Afrique ! Il déteste l' Afrique ou il a failli mourir plusieurs fois ! Elle n' a selon lui que deux visages plus hideux l' un que l' autre : la pute fardée et lascive , vulgaire des villes de la côte civilisée par les grecs et les romains , et l' arrière pays autochtone , stérile , sauvage qui t' attaque et te tue par traitrise ! Rien n' a vraiment changé en 2000 ans ! Quel visionnaire ! 

 

 

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Hadrien et la Guerre des Pictes

En l’an 122 après JC, après ses batailles contre les Pictes sur l’île de Bretagne, l’empereur Hadrien a décidé de se rendre à Nîmes. Il souhaitait honorer la mémoire de l’Impératrice Plotine, sa mère adoptive, native de la cité, qui venait de décéder.

Mais qui est Hadrien ?

En 117, Hadrien, est devenu Empereur suite au décès de son père, l’Empereur Trajan. C’est à partir de ce moment, que l’Impératrice Plotine, originaire de Nîmes, a pris le rôle de mère adoptive pour Hadrien. Le but d’Hadrien n’était pas d’entreprendre de grandes conquêtes pour agrandir l’empire qui s’étendait de l’Ecosse à la Syrie, mais il cherchait plutôt la stabilité aux frontières. C’est pour cette raison qu’en 122, il est parti sur l’île de Bretagne pour défendre ses terres face aux Pictes.

Et qui sont les Pictes ?

Les Pictes sont une tribu vivant au nord de la Province Romaine. N’ayant jamais été soumis à l’empire, ils menaçaient les Romains vivant à cette frontière. C’est suite à différents raids sur l’île de Bretagne, mettant en danger Rome, que le gouverneur fait appel à l’Empereur Hadrien.

Qu’à fait Hadrien face aux Pictes ?

Hadrien est alors parti rejoindre l’île de la Bretagne (Angleterre actuelle) pour défendre ses terres. Pour mettre un terme à cette menace, il a fait bâtir un mur : Le Mur d’Hadrien. (pour la petite anecdote, ce mur est d’ailleurs visible dans un des premiers épisodes de Game Of Thrones)

 

 

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Les Pictes sont au Ier siècle une confédération de tribus vivant dans le nord et l'est de l'actuelle Écosse au nord des fleuves Forth et Clyde, avant la conquête du sud de l'île de Bretagne par Rome. Restés indépendants, ils perdurent jusqu'au Xe siècle, époque à laquelle ils sont absorbés par les Gaëls au sein de l'ensemble des Scots.

 

Ils parlaient le picte, langue éteinte que l'on a reliée aux langues brittoniques parlées par leurs voisins du Sud, les Bretons insulaires. Les Pictes sont d'ailleurs appelés Brithwr par les Gallois. Ils sont considérés comme descendant des Calédoniens et des autres tribus voisines, connues des Romains ou figurant sur la carte du monde de Ptolémée.

 

Ayant résisté aux Romains, ils forment une puissante confédération qui règne sur un vaste territoire dans le nord de la Grande-Bretagne. Le territoire des Pictes, connu en latin sous le nom de Pictavia (Pictland en anglais), se fondit progressivement avec le royaume gaélique de Dál Riata et forma le royaume d'Alba. Alba s'étendit, absorbant les royaumes brittoniques du Strathclyde et de Bernicie. Au XIe siècle, l'identité des Pictes s'est fondue dans un amalgame de peuples identifiés comme « Scots ».

 

L'archéologie fournit des informations sur la société des Pictes.

Bien que très peu d'écrits des Pictes nous soient parvenus, leur histoire à partir de la fin du VIe siècle est connue par des sources variées telles que des annales irlandaises, l'Histoire ecclésiastique du peuple anglais de Bède le Vénérable ou des hagiographies comme celle de Colomba d'Iona écrite par Adomnan d'Iona.

 

Les Pictes sont assez bien connus des historiens car pour l'Antiquité tardive et le haut Moyen Âge, les témoignages des actions et de la société des Pictes sont nombreux.

 

Étymologie de leur nom

L'ethnonyme a été rapproché par les auteurs antiques du mot latin Picti, dont le radical Pict- est identique à celui du nom des Pictones ou Pictaves du Poitou. Il apparaît pour la première fois dans un panégyrique écrit par Eumène en l'an 297. En latin Picti signifie littéralement « les (hommes) peints » (du latin pingere, peindre, et vient de pictus : « peint » ; voir le grec pyktis : « peinture »). Leur nom en vieil anglais prit en scots la forme de Pechts, et en gallois le terme de Fichti. En réalité, il s'agit probablement d'un radical celtique Pict de sens incertain et similaire au latin ce qui explique la parenté de Picti avec le nom des Pictones ou Pictavi. On note par ailleurs que les tribus celtiques ne portent jamais un nom latin.

 

 

Dans les écrits irlandais, une pléthore de termes étaient utilisés pour se référer

aux Pictes et à un groupe de gens vivant à proximité des Ulaid en Ulster : CruthinCruthiniCruthniCruithni et Cruithini (Cruithnes en irlandais moderne) Il est généralement admis que ces termes dérivent de Qritani : « chefs », « premiers », terme gaélique à rapprocher du grec Πρυτανοῖ Prytanoi et du brittonique Pritani. De là est venu Britanni, le nom romain utilisé pour ceux qui nous sont maintenant connus comme les « bretons insulaires ». Il a été suggéré que Cruthin était un nom utilisé pour se référer à tous les Bretons qui n'avaient pas été conquis par les Romains, c'est-à-dire ceux vivant au-delà de la Britannia romaine, au nord du mur d'Hadrien.

 

Histoire

 

Scène de bataille sur la pierre picte II du site d'Aberlemno, généralement considérée comme mettant en scène la bataille de Dunnichen avec les Pictes à gauche, les hommes de Northumbrie à droite, et le cavalier picte représentant peut-être le roi Brude III.

 

Les circonstances dans lesquelles la confédération picte s'est formée lors de l'Antiquité tardive à partir de plusieurs tribus, sont inconnues. On a suggéré comme facteur, l'union face à la montée en puissance de l'Empire romain. La terre des Pictes a été décrite auparavant comme le siège des Caledonii. Il a été rapporté par Ptolémée et Ammien Marcellin que d'autres tribus auraient vécu dans la région, tels les VerturionesTaexali et Venicones. À l'exception des Calédoniens, les noms pourraient relever d'informations de seconde main, voire de dérivés, peut-être ramenés aux Romains par des locuteurs de langues brittoniques. Caledonii est ainsi vu sur la stèle d'une tombe dans la Bretagne romaine.

 

 

La première mention des Pictes est l'œuvre du rhéteur Eumène d'Autun, en 297, dans son Panégyrique de Constance où il évoque les victoires de ce dernier sur l'usurpateur Allectus et la reconquête de l'île de Bretagne. Il mentionne à nouveau le peuple des Pictes en 309 ou 310, dans un autre panégyrique, cette fois-ci à l'adresse de Constantin. Ammien Marcellin mentionne la participation des Pictes à la coalition barbare de 368 en Bretagne.

 

 

Les premiers témoignages historiques des Pictes remontent aux « âges sombres » (les dark ages de l'historiographie britannique). Il apparaît qu'ils ne constituaient pas le pouvoir dominant dans le Nord de la Bretagne insulaire pour l'ensemble de la période. Les Gaëls de Dál Riata contrôlaient leur propre région un certain moment, mais furent en recul à la suite d'une série de défaites dans le premier tiers du VIIe siècle telle la bataille de Degsastan dans la première décennie, ou plusieurs événements sous le règne de Domnall Brecc lors de la troisième et quatrième décennie. Les Angles de Bernicie terrassèrent les royaumes britanniques environnants. Le roi Ethelfrith de Northumbrie unifia les royaumes de Bernicie et de Deira, créant une entité formant l'ébauche de Northumbrie, et le plus puissant royaume de Bretagne. Les Pictes étaient probablement tributaires de ce royaume jusqu'au règne de Brude III des Pictes, lorsque les Angles furent vaincus à la bataille de Dunnichen, mettant fin à leur expansion vers le nord. Les hommes de Northumbrie continuèrent de dominer au sud de l'Écosse pour le reste de la période picte.

 

 

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Le mur d'Hadrien (en anglais : Hadrian's Wall ; en scots : Hadrian's waw ; en latin : Vallum Aelium) est une fortification faite de pierre et de terre construite entre 122 et 127 apr. J.-C. L'empereur Hadrien fit édifier ce mur de défense sur toute la largeur du nord de l'actuelle Angleterre, qui correspond à peu près à la frontière Angleterre-Écosse actuelle. Le nom est également parfois employé pour désigner cette frontière moderne, même si celle-ci diffère.

 

Ce mur long de 80 milles romains (environ 117,5 km) traverse le nord de l’île d’ouest en est, de la mer d’Irlande à l'embouchure du fleuve Tyne, sur la mer du Nord. Il avait pour fonction de protéger la frontière nord de la province romaine de Bretagne des attaques des « barbares », terme utilisé par les Romains pour désigner les peuplades non gréco-romaines, ici en l'occurrence les Pictes.

 

Le mur est flanqué de 300 tours, dont 80 fortins de défense principaux et protégé par dix-sept camps retranchés. Les fortins sont situés tous les milles romains (d'où leur nom en anglais : « milecastle »).

Le mur a délimité le nord de l'Empire romain jusqu'à la construction du mur d'Antonin, en 142 apr. J.-C., plus au nord (preuve de la progression romaine et du symbole impérial que représentaient de tels murs). Cependant, vers 160 apr. J.-C., le mur d'Antonin est abandonné par les troupes romaines sous la pression d'invasions pictes et le mur d'Hadrien redevient la frontière nord de l'Empire.

 

 

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LES PICTES !

 

 

Le mur d’Hadrien n’est pas gardé par les légions, qui sont stationnés bien plus au sud, mais par des troupes auxiliaires. Celles-ci sont de trois types : les alae, unités de cavalerie, les cohortes peditata composées d’infanterie et les cohortes equitatae, unités composites contenant à la fois de l’infanterie et de la cavalerie. La majeure partie sont dites quingenaria, c’est-à-dire qu’elles comptent environ cinq cents hommes, mais quelques-unes sont dites milliaria, avec un effectif plus ou moins doublé. De manière générale, la cavalerie est concentrée à proximité des routes et dans l’ouest, notamment aux forts de Stanwix, de Chesters et de Benwell, tandis que l’infanterie est chargée des secteurs plus isolés.

 

Composées de non-citoyens, ces troupes auxiliaires sont formées en unités ethniques recrutées principalement en Gaule et en Germanie, mais certaines unités viennent d’aussi loin que l’Hispanie, comme l’ala I Hispanorum Asturum quingenaria ou de Thrace, comme la cohors I Thracum quingenaria equitata. Toutefois, les unités perdent progressivement leur caractère ethnique à mesure que le temps passe lorsqu’elles sont stationnées loin de leur région d’origine, les trous dans les effectifs étant comblés avec des recrues locales. Il est ainsi probable que beaucoup de ces unités comptaient une proportion plus ou moins importantes de Bretons.

 

 

Si, comme il est probable, l’organisation militaire le long du mur d’Hadrien est la même que dans le reste de l’Empire, environ 25% de l’effectif monte la garde quotidiennement, le reste étant affecté à l’entretien et à l’approvisionnement du camp ou détaché pour des missions extérieures, par exemple en tant que gardes auprès du gouverneur provincial. Les conditions de vie des soldats sont bonnes dans l’ensemble, et au demeurant souvent meilleures que celles des civils. L’alimentation est basée sur le régime méditerranéen, avec l’adjonction toutefois de produits plus septentrionaux comme la cervoise.

 

Tous les forts disposent également de thermes construits à proximité. Bien que le règlement militaire interdit en théorie aux soldats de se marier, les mariages de fait ne sont pas rares. De la même manière, la distinction entre espace civil et espace militaire est probablement moins stricte que ne pourraient le faire croire les règles, des soldats faisant venir leur épouse dans le forts, tandis que d’autres s’installent avec elle dans les villages avoisinants.

 

 

 

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Chez les auteurs du Haut Moyen Âge le mur d’Hadrien devient un accessoires de récits moralisateurs. Ainsi, Gildas raconte que les Bretons, attaqués par les Scots et les Pictes, demandent de l’aide à Rome, qui les aide en envoyant une légion. Ayant vaincu les ennemis, celle-ci rentre chez elle en conseillant aux Bretons de construire un mur, mais ceux-ci étant incompétents et mal dirigés, ils construisent un mur en terre qui ne résiste pas, obligeant les Romains à revenir à leur aide. Ceux-ci construisent alors un mur en pierre pour les Bretons avant de repartir, mais du fait de leur paresse et de leur manque de courage ces derniers ne défendent pas le mur correctement et sont envahis par les barbares.

 

 

Une histoire similaire, en dehors de quelques variations, se retrouve chez Bède.

 

 

Ces histoires mettent l’accent sur la responsabilité des Bretons des Lowlands dans l’invasion des tribus païennes, la menace qui en résulte pour le christianisme et, partant de là, pour la vie même puisque de leur point de vue les païens sont des sauvages assoiffés de sang. Cela permet de présenter ensuite la conquête de la région par les rois de Northumbrie comme une libération de celle-ci par les successeurs de l’Empire romain : Oswald triomphe ainsi des païens à Heavenfield, à quelques encablures du mur, et protège ainsi les chrétiens de la région comme l’avaient fait les Romains avant lui.

 

 

Le mur apparaît déjà chez Bède et Gildas comme un symbole identitaire, séparant le monde chrétien du monde païen. Cette vision se renforce au cours du Moyen Âge, le mur apparaissant comme une frontière naturelle entre les Anglais et les Écossais. Une carte du XIIIe siècle dépeint ainsi le mur avec la légende « le mur séparant les Anglais des Écossais ». Au XVIe siècle, une garde de nuit est établie par les locaux le long d’une partie du mur afin de se prémunir des rapines des border reivers. Certains habitants de la région demandent même à la reine Élisabeth de reconstruire le mur, leurs suppliques faisant l’amalgame entre Romains et Anglais d’un côté contre Pictes et Écossais de l’autre, avec toutes les connotations que cela implique.

 

Cette construction identitaire se développe au cours du XVIIIe siècle chez les érudits. Les auteurs anglais comme William Stukeley se présentant comme les continuateurs des Romains défendant la civilisation depuis le mur, tandis que les auteurs écossais comme Alexander Gordon se représentent en descendants de Pictes détruisant le mur pour libérer la contrée de l’esclavage romain.

 

 

 

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 Une bonne peignée , je dis , n' est il pas ? 

 

 

La conquête de la Bretagne commence en 43 à l’initiative de l’empereur Claude et s’étend pendant plusieurs décennies, jusqu’en 83 et la victoire de Julius Agricola à la bataille du Mont Graupius. Dans les années qui suivent, les Romains cherchent à sécuriser les Highlands avec un réseau de forts s’étendant au nord jusqu’à Inchtuthil. Toutefois, peut-être en raison de l’invasion des Daces qui siphonne les troupes disponibles, ces efforts sont presque immédiatement interrompus et les territoires situés au nord d’une ligne courant du fort de Trimontium, près de Newstead, à Dalswinton sont abandonnés peu après 86.

 

Le retrait des légions stationnées en Bretagne se poursuit à l’époque de Trajan, ce qui oblige les Romains à évacuer progressivement le sud de l’actuelle Écosse. Une ligne de forts est alors construite le long d’une route, appelée aujourd’hui Stanegate, s’étendant entre Carlisle et Corbridge.

 

L’empereur Hadrien visite la région en 121 ou 122 et décide à ce moment-là de faire construire un mur pour délimiter la frontière, décision qui pourrait être en rapport avec les troubles importants qui secouent la région sous son règne. La datation de ce conflit demeure incertaine, mais l’historiographie récente tend à le situer vers 122, l’érection du mur constituant ainsi une réponse à une menace immédiate des tribus calédoniennes.

 

 

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Rencontrez les Pictes: les anciens sauvages bleus qui ont protégé l’Écosse de l’Empire romain !

 

 

Une grande partie de ce que nous savons des Pictes vient des Romains, qui ont loué les prouesses militaires de ces anciens écossais.

 

 

 

Il y a environ 2 000 ans, L’Écosse abritait un groupe de personnes connues sous le nom de Pictes., Pour les Romains qui contrôlaient une grande partie de la Grande-Bretagne à l’époque, ils n’étaient que de simples sauvages, des hommes qui se battaient complètement nus, armés d’un peu plus d’une lance. Mais les Pictes étaient de redoutables guerriers.

 

Chaque fois que l’Empire romain essayait de s’installer sur leur territoire, les Pictes ripostaient avec succès. Les légions romaines étaient la plus grande force militaire que le monde ait jamais vue et les seules personnes qu’ils ne pouvaient pas conquérir étaient ce clan sauvage.

 

Pourtant, malgré leur formidable culture guerrière, les Pictes ont mystérieusement disparu au cours du 10ème siècle., Les hommes sauvages que les Romains ne pouvaient pas conquérir se sont évanouis et ont à peine laissé une trace de leur existence. Aujourd’hui, les historiens ont encore du mal à reconstituer un aperçu de qui étaient les Pictes et de ce qui est arrivé à leur puissante culture.

 

 

Pictes: « le peuple peint”

 

 

 

Les Pictes étaient ainsi nommés par les Romains qui les observaient et les enregistraient, mais comme ce fut le cas avec de nombreux peuples anciens, les Pictes ne se désignaient pas de cette façon., « Pict « est considéré comme une dérivation de” The Painted », ou” personnes tatouées », qui décrivait les tatouages bleus avec lesquels les Pictes couvraient leur corps.

 

Jules César lui-même était fasciné par la culture. En les rencontrant au combat, il a enregistré qu  » ils  » se teignent avec de la laine, ce qui produit une couleur bleue, et rend leur apparence au combat plus terrible. Ils portent les cheveux longs et rasent chaque partie du corps, sauf la tête et la lèvre supérieure. »

 

Selon d’autres sources romaines, les seuls vêtements que portaient les Pictes étaient des chaînes de fer autour de la taille et de la gorge., Le fer était considéré comme un signe de richesse et un matériau plus précieux que l’or. De plus, le fer servait également à une utilisation pratique, les Pictes pouvaient utiliser ces chaînes pour porter des épées, des boucliers et des lances.

 

Leurs corps étaient autrement ornés de la tête aux pieds de tatouages colorés, de dessins et de dessins d’animaux. En effet, ces dessins étaient si complexes et beaux que les Romains croyaient que la raison pour laquelle les Pictes ne portaient pas de vêtements était de les montrer.,

 

Les Romains contre les Pictes !

 

 

Quand les Romains ont envahi la grande-Bretagne, ils étaient habitués à gagner. Ils avaient conquis toutes les civilisations puissantes avec lesquelles ils étaient encore entrés en contact et détruit toute opposition armée avec un éclair d’armure et d’acier qui ne connaissait pas d’égal. Mais ils n’avaient jamais affronté un ennemi comme les Pictes. Les Romains s’attendaient à une autre victoire facile contre les Pictes, un peuple principalement basé sur la terre, entrant dans leur première bataille. En effet, les Pictes se retirèrent presque dès qu’ils avaient commencé à se battre, et les Romains déclarèrent: « nos troupes ont prouvé leur supériorité.” Mais la victoire s’est avéré être une illusion. Pendant que les Romains installaient leur camp, les Pictes revinrent déverser des bois et apparemment hors de l’air. Ils ont pris les Romains complètement inconscients et les ont massacrés.

 

 

Une Implacable Adversaire !

 

 

Maintes et maintes fois, les Pictes attiraient les Romains dans un faux sentiment de sécurité avant de frapper lorsque leur garde était baissée. Par exemple, ils chargeaient souvent les Romains à cheval et se retiraient immédiatement, attirant la cavalerie romaine loin de leur infanterie. Ensuite, une deuxième escouade de Pictes sauterait hors des bois et massacrerait tous les Romains qui avaient été assez stupides pour les chasser. « notre infanterie, écrivait Jules César, n’était que mal équipée pour un ennemi de ce genre. »En effet, lorsque les Romains s’emparaient d’un village picte, les clans passaient à un autre et se préparaient à riposter. Tout comme Napoléon ne pouvait pas épingler l’ennemi et les forcer à se battre selon ses conditions lors de son invasion de la Russie, les Pictes frustraient continuellement les forces romaines apparemment supérieures par leur refus de se battre selon la Voie Romaine. les Pictes étaient plus rapides, connaissaient mieux la terre et avaient plus à se battre., Selon les comtes Romains, quelque 10 000 Pictes sont morts en combattant contre leurs forces-mais l’Écosse ne leur est jamais tombée.

 

 

 

Cette histoire, cependant, est celle racontée par une force d’invasion. C’est une version romaine des Pictes, ce qui est probablement loin de toute la vérité.

 

Il est difficile de dire à quoi ressemblait vraiment la vie chez les Pictes. La petite écriture picte a survécu à ce jour. Les seuls indices que nous avons proviennent d ' une poignée dispersée de reliques découvertes dans les fouilles archéologiques Britanniques. ce que nous avons trouvé, cependant, ressemble peu à la version romaine de l’histoire. Les Pictes, selon les historiens, n’étaient pas un peuple particulièrement guerrier. À l’exception de quelques raids de bétail entre tribus voisines, ils vivaient dans une paix relative ne prenant les armes que lorsque les Romains les obligeaient à défendre leurs maisons. Il y a peu de preuves même qu’ils se sont vraiment battus nus. La plupart de ce que les archéologues ont découvert sur les Pictes vient du 5ème siècle ou plus tard, mais à ce moment-là, au moins, la culture avait pris à l  » aide de lin, laine, et soie., Ils se sont dessinés vêtus de tuniques et de manteaux en images. fait intéressant, les Pictes semblent avoir été des agriculteurs et étaient un peuple pacifique qui concentrait sa foi sur la nature. Ils croyaient qu’une déesse avait traversé leurs terres et que chaque endroit où son pied avait atterri était sacré. Leur engagement acharné envers leur terre ancestrale est probablement ce qui les a motivés à en devenir de redoutables protecteurs et un ennemi dangereux pour les Romains.

 

Christianisation ! On se calme ! You need Jésus !  

 

 

En fin de compte, ce ne sont pas les tambours de guerre qui ont renversé les Pictes: c’était la Croix. EN 397 après JC, les missionnaires chrétiens ont commencé à s’installer sur le territoire des Pictes et à diffuser le message de Jésus-Christ., L’une des personnes les plus réussies à convertir les Pictes était Saint Columba, qui a conquis les clans en bannissant un monstre qu’ils pensaient habiter dans la rivière Ness – une histoire qui serait à la base de la légende du Monstre du Loch Ness. à ce stade, la culture picte a commencé à changer. De plus en plus, ils ont été influencés par leurs voisins gaéliques et ont commencé à imiter leur langue et leurs croyances. Les derniers rois Pictes sont morts en 843 après JC — tués, selon qui vous croyez, par les Vikings des Écossais., Puis, le roi des Écossais, Cinaed Mac Alpin ou Kenneth MacAlpin, s’est couronné comme leur souverain et a formellement Uni les Pictes aux Écossais.

 

 

Au même moment, L’Écosse était menacée par les raids vikings en cours. Les Pictes restants n’avaient d’autre choix que de se battre côte à côte avec les Écossais pour défendre leurs terres ancestrales., Au 10ème siècle, leur royaume a été entièrement transformé en Royaume D’Alba, et leur propre langue a été remplacée par le gaélique. Les dernières traces d’une culture picte distincte ont été perdues.

heureusement, de petits indices sur l’identité de ces personnes continuent d’être découverts. Une empreinte de main sur une pierre ici, un symbole sur un mur là; chaque nouvel artefact révèle un peu plus de ce qu’était la vie pour « le peuple perdu d’Europe”, l’ancienne tribu qui a autrefois frappé la peur au cœur de la puissante légion romaine. ensuite, découvrez les dernières découvertes archéologiques mettant en lumière la vie des Pictes, y compris cette ancienne empreinte de main sur une enclume de forgeron. Ensuite, lisez le royaume perdu de Rheged.

 

 

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Ancien peuple du nord de la Grande-Bretagne, les Pictes (dont le nom est la traduction latine du mot celtique brith, peint) comprenaient deux grandes tribus : les Dicalédons, au nord des monts Grampians, et les Victuriens, au sud. Peut-être descendaient-ils de la tribu gauloise des Pictones (Poitou) ?
   
De race celtique, ils passèrent d'Irlande en Écosse au commencement de l'ère chrétienne, et semèrent la terreur, avec les Scots, dans toute la Bretagne romaine, même après la reconquête de 296 ; les Pictes sont cités, avec les Scots, comme les barbares les plus menaçants dans la liste de Vérone (vers 310), qui récapitule les ennemis de l'Empire. Le mur d'Hadrien, dit «mur des Pictes», désigne un monumental ouvrage de défense élevé par les Romains sous les empereurs Hadrien et Sévère contre les incursions des Pictes et des Scots ; il semble cependant que les Pictes soient passés définitivement au sud du mur dès le début du Ve siècle.
   
Ils ont gagné leur surnom car ils se parent de peintures de guerre bleues avant d'aller au combat. Leur tactique est sommaire mais efficace dans un pays de collines et de montagnes : ils s'embusquent derrière les rochers, le plus souvent dans une passe que l'armée ennemie est obligée d'emprunter. Après avoir fait débouler des pierres sur l'adversaire pour le désorganiser, ils se ruent à l'attaque en poussant des cris de guerre farouches destinés à effrayer l'ennemi. Les Romains, malgré leur supériorité militaire ne sont jamais parvenus à les soumettre et, après avoir perdu plusieurs armées, ont décidé de les maintenir simplement au delà du Limes en construisant deux murs successifs : Le mur d'Hadrien et le mur d'Antonin.  Les Pictes vivent en clans. Il n'est pas rare qu'ils se fassent la guerre entre eux. Leur société est assez fruste et leurs conditions de vie sont difficiles. Cela contribue a les rendre plus résistants et plus féroces que leurs voisins du sud. Leur société présente une grande originalité : elle est basée sur un système matriarcal; le pouvoir se transmet par les femmes. Les filles et sœurs de rois épousant fréquemment des chefs étrangers, la royauté Picte était ainsi transmise à des fils de princes d'autres pays : c'est ainsi, peut-être, que le Scot Kenneth Mac Alpin finit par unir les deux royaumes. Ce régime de transmission matrilinéaire frappait les étrangers et continue à fournir matière à d'abondantes discussions entre les ethnologues d'aujourd'hui.
   
Une autre conséquence du système était que, il semble qu'il n'y ait jamais eu à proprement parler un royaume Picte unifié, mais plutôt une fédération de royaumes, ou de chefferies, avec un ou deux " rois supérieurs " ou suzerains. Selon les époques, les témoignages contemporains parlent de deux royaumes (Bède: Pictes du Nord et Pictes du Sud, séparés par le Mounth, chaîne de montagnes transversale au sud d'Aberdeen), ou de quatre, ou de sept. Sans doute y eut-il, au long des siècles, des émergences de dynasties locales, des fusions, des divisions. Au VIème siècle le royaume de Fortriu (où l'on retrouve le nom des Verturiones, peuple cite au II siècle par Claude Ptolémée) était puissant autour de Dunkeld (" le fort des Calédoniens ") et de Scone. A d'autres époques on cite le royaume de Fib (Fife, qui aujourd'hui encore se vante d'être " indépendant ").   La tradition, rapportée par les bardes, attribuait à un légendaire Cruithne la fondation du peuple Picte, et à ses sept fils l'origine des sept " provinces " ou tribus qui le composaient. Au VIIIème siècle le roi Picte Oengus 1er exerçait une sorte de suprématie sur l'ensemble de l'Écosse, mais il s'agit d'un épisode mal connu et, de toute façon, éphémère.Les combats entre les Pictes et leurs voisins étaient fréquents et anciens. Le système de succession matrilinéaire en vigueur chez les Pictes facilitait les alliances et les rivalités dynastiques. Au début du IXe siècle, le roi Oengus Il, fils du roi Scot Fergus et d'une princesse Picte, régnait conjointement sur les deux peuples. A sa mort en 834, son fils Eoganan lui succéda. C'est à lui que devait incomber la responsabilité de faire face, avec une armée scote et Picte, à une vaste offensive des Vikings venus d'Irlande et de livrer la bataille au cours de laquelle il fut tué, ouvrant ainsi une double crise de succession.   Cette bataille de 839 frappa les contemporains par l'ampleur des pertes subies par les Scots et les Pictes, au point que certains historiens écossais modernes l'ont comparée à la grande défaite historique infligée à Jacques IV d'Écosse par les Anglais à Flodden en 1513, qui faillit rayer de la carte le royaume d'Écosse. On doit cependant constater que, peu d'années après, les dégâts devaient être réparés, puisque le règne de Kenneth Mac Alpin apparaît comme glorieux dans les annales du pays.   Les origines de Kenneth Mac Alpin sont assez obscures, son père Alpin n'ayant laissé aucune trace sûre dans les généalogies. Une fois devenu roi, on le rattacha à la maison royale des Scots de Dalriada; c'est possible, sans être certain. Nous ignorons dans quelles circonstances il accéda à la royauté des Scots, sans doute comme conséquence du drame de 839. Quelques années plus tard, il régnait également sur les Pictes, et désormais les deux royaumes devaient rester unis sans être jamais plus séparés. Cette union est traditionnellement considérée comme l'acte de naissance du royaume d'Écosse: " Kenneth fut le premier des Scots à régner sur tout le pays qu'on appelle aujourd'hui l'Écosse ", écrit au XIIIe de la Chronique de Huntingdon. Nous verrons plus loin ce que nous savons des conditions dans lesquelles fut réalisé l'avènement de Kenneth au trône Picte et de ses conséquences. Au moment de cette union, le peuple Picte était déjà christianisé grâce aux efforts du moine missionnaire Columba et d'autres moines venus du monastère Scot d'Iona (nous y reviendrons). A part cela, nous ignorons à peu près tout des structures politiques, économiques et sociales des Pictes. On a émis l'hypothèse, assez vraisemblable, que l'ensemble de la population, agriculteurs et pêcheurs, était de souche préceltique, héritière directe de la culture néolithique, soumise à une classe guerrière descendant des envahisseurs celtes, exerçant le pouvoir et levant des impôts en nature.   Quant au mode de vie, il devait se situer au même niveau que celui des autres peuples celtiques et germaniques de la même époque: agriculture rudimentaire, élevage, chasse, pêche, artisanat du textile et de la poterie, usage limité des métaux, violence endémique. La défense était assurée par des forts bâtis en bois et pierre, qui pour la plupart ont subsisté sous forme de pierres vitrifiées par l'incendie, d'où leur nom de " forts vitrifiés ". Les brochs préhistoriques ont subsisté jusqu'à la fin du royaume Picte, ainsi que les chambres souterraines, refuges ou greniers, surtout dans le Nord.   Nous ne savons pas avec certitude si les Pictes étaient monogames ou polygames ni quelles étaient leur langue et leurs croyances avant l'implantation du christianisme.
   
Pourtant, tout ou presque tout est mystérieux en eux. Les historiens écossais parlent volontiers de l »’énigme Picte ", et l'imagination populaire brode sur ce thème jusqu'aux limites de la science-fiction, au point qu'on a pu parler de " pictomanie " avec tous les excès que ce genre de passion comporte. Nous ignorons quelle langue ils parlaient - le missionnaire irlandais Columba, nous l'avons vu, avait besoin d'interprètes au VIème siècle pour se faire comprendre d'eux -, et les témoignages que nous possédons sur eux sont contradictoires. Celtes, " proto-Celtes ", ou population autochtone pré celtique, toutes les hypothèses ont été formulées, sans qu'aucune s'impose absolument.Les Pictes ont laissé d'abondants monuments archéologiques, dont l'interprétation est difficile, faute de datation précise. Ce sont essentiellement des pierres dressées, couvertes de figures gravées, les unes géométriques (y compris des croix après la christianisation), les autres figuratives, quadrupèdes, oiseaux, chaudrons, chariots à roues. Ces pierres, dites " symboliques ", avaient sans doute une valeur religieuse, peut-être funéraire, sans qu'on soit en mesure de l'affirmer.   Tout aussi mystérieuses sont les inscriptions, en alphabet " ogamique " (système d'encoches gravées sur la pierre d'après l'alphabet latin) qui donnent des mots incompréhensibles et imprononçables tels que ATTOCUHETTS AHEHHTANN HCCVVEVV NEHHTONS ou BESMEQQNANAMMOVVEZ. S'agit-il d'un langage codé, ou de symboles ésotériques non littéraux, cela aussi nous l'ignorons.C'est le moine anglais Bède, au VIe siècle, qui parle des Pictes avec le plus de détails, mais, de par son origine même, il les décrit " de l'extérieur " et sans excès de sympathie. Il affirme, ce que nous savons aussi par d'autres sources, que chez eux la succession de la royauté se faisait non pas de père en fils, mais par filiation féminine: système original qui faisait le plus souvent du neveu le successeur de l'oncle, au détriment des fils. On conçoit que les rivalités aient été fréquentes, et aussi les assassinats entre cousins.
   
   
   
LES SCOTS
 
   
Peuplade celte venue d'Irlande, qui s'établit sur la côte ouest de l'Écosse au VIe siècle. Sous la direction de saint Colomba, les Scots évangélisèrent la région, qui était encore païenne. Ils imposèrent au IXe siècle leur domination aux Pictes et donnèrent leur nom à la partie septentrionale de l'île de Bretagne.
   
Les Scots (Scoti ou Scotti) étaient de nouveaux venus au VIème siècle dans ce qui est aujourd'hui l'Écosse. Leur pays d'origine était le royaume de Dalriada, ou Dal Riata, dans l'actuel Ulster (Irlande du Nord). La tradition irlandaise raconte comment le prince scot Fergus Mor serait arrivé d'Irlande avec ses frères Loarn et Angus, vers l'an 500, à la suite d'une sombre histoire de vengeance et de proscription Ils se seraient installés d'abord dans les îles les plus proches de la côte irlandaise, Mull, Islay, Jura, puis dans la presqu'île de Kintyre, et auraient rapidement pris pied sur la terre ferme, depuis l'embouchure de la Clyde au sud jusqu'au Glen Mor, ou Great Glen, au nord.Les Scots nommèrent Dalriada leur nouveau territoire, comme celui qu'ils avaient laissé derrière eux en Irlande; de fait, l'unité culturelle des deux pays, de chaque côté de la mer, subsista longtemps. C'était un peuple celte de la famille " goidélique ": sa langue, qui survit en Écosse sous le nom de gaélique ou d'erse, est très proche de l'irlandais.L'histoire interne des Scots d'Écosse est assez mal connue jusqu'au VIIIème siècle. Chacun des trois frères Fergus, Loarn et Angus donna naissance à une dynastie, mais celle de Fergus avait la prééminence. Très vite les Scots s'affirmèrent comme un peuple expansionniste et conquérant, s'attaquant à l'est aux Pictes, et au sud aux Britons. Une alternance de victoires et de défaites marque leurs progrès, mais un roi tel qu'Aedan, descendant de Fergus, à la fin du VIème siècle, fait figure de grand conquérant: il bat les Pictes à plusieurs reprises, étend son influence chez les Britons de Strathclyde, repousse les attaques des Anglo-Saxons de Northumbrie. Cependant une coalition de Pictes et d'Anglo~-Saxons lui inflige une sévère défaite en 603, et son petit-fils Domnall Brecc est vaincu et tué en 642 par le roi de Strathclyde.Tard venus dans l'histoire de l'Écosse, les Scots devaient finir, après trois ou quatre siècles de luttes et de succès et revers alternés, par en dominer la totalité du territoire et par lui donner leur nom. Ils furent en cela grandement aidés par la force conquérante du christianisme, qu'ils avaient apporté d'Irlande et qui, grâce à eux, s'étendit aux Pictes et plus tard aux envahisseurs nordiques. Nous y reviendrons, car l'évangélisation de saint Columba et de ses disciples joue un rôle essentiel dans la naissance de la nation écossaise.


22/08/2025
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